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Ces milliardaires qui règnent sur les médias
#49

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Avec leur livre Médias, les nouveaux empires (éditions du Moment), les journalistes Amaury de Rochegonde et Richard Sénéjoux se sont intéressés à ces milliardaires grimés en patrons de média qui règnent aujourd’hui sur la presse, la télé et la radio. Le site du Nouvels Obs en publie quelques extraits.

Ils sont huit. Huit grandes fortunes issues du luxe, de l’industrie ou encore des télécoms, qui se partagent aujourd’hui la quasi-totalité des médias. Patrick Drahi, Arnaud Lagardère, Bernard Arnault, Xavier Niel, Vincent Bolloré… tous participent à la fulgurante concentration des médias que nous vivons actuellement. Quels sont leurs intérêts ? Leur relation avec leurs médias ? Avec le pouvoir ? C’est ce qu’ont tenté de comprendre nos deux journalistes dans ce livre. Rien d’inédit en soi dans l’analyse, mais quelques anecdotes croustillantes.

« Je vous enregistre »

Quand Serge Dassault, propriétaire du groupe Le Figaro, encense Manuel Valls en septembre 2012. « Je dois vous dire que nous sommes très heureux de son action. C’est pour ça qu’il a l’appui d’un journal bien connu… (…) Donc bravo Manuel, continue ! », lance alors le sénateur au ministre de l’Intérieur, un poil gêné.

Quand Martin Bouygues, actionnaire du groupe TF1, profite de la bienveillance du gouvernement socialiste : appui à l’offre de Bouygues sur SFR en 2004 ; soutien de l’Élysée lors de la tentative de Bouygues d’entrer au capital d’Orange..

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Quand Vincent Bolloré, actionnaire du groupe Canal+ et d’Havas, premier groupe publicitaire de France, fait pression sur Le Monde via sa société. Gilles Van Kote, ancien directeur du Monde, affirme avoir subi un véritable « blocus » publicitaire de la part de Havas après qu’une pigiste du Monde ait écrit un article sur le port d’Abidjan, qui aurait fortement déplu à Bolloré.

Quand Xavier Niel, actionnaire du Monde (avec Pierre Bergé et Matthieu Pigasse) et incarnation du « patron cool », harcèle Mediapart après une enquête déplaisante. « Le seul épisode de pression violente que j’ai eu, c’est notre enquête sur Xavier Niel. La seule personne qui m’a assailli de questions au téléphone, qui m’a dit « je vous enregistre », c’est lui », raconte Edwy Plenel.

L’enquête sur Drahi mise sous le tapis…

Ou enfin quand Patrick Drahi, actionnaire de Libération, L’Express, BFMTV, RMC…, passe un « deal » officieux avec François Hollande : sauver Libération en échange d’un appui dans le rachat de SFR. Après son entretien avec Hollande, Drahi a « compris qu’on apprécierait [son aide] » dans le rachat de Libé, éternel soutien des socialistes. Le retour d’ascenseur ne s’est pas fait attendre : lorsque Emmanuel Macron est arrivé à Bercy, l’enquête sur la résidence fiscale du milliardaire israélien, ouverte par son prédécesseur au ministère de l’Économie et des Finances, a été gentiment mise sous le tapis.

Des exemples parmi tant d’autres, mais qui illustrent bien le danger de cette concentration des médias entre les mains de quelques oligarques, tous intéressés financièrement et idéologiquement par leurs prises médiatiques, et tous main dans la main avec le pouvoir.

OJIM


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Publié le: 19/04/2017 19:35
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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[Dossier] Une semaine dans le monde de Nicolas Demorand et de France Inter
#50

le monde de Nicolas Demorand et de France Inter

Journaliste polyvalent, Nicolas Demorand est très présent sur les ondes. Sur France Inter, il présente 4 fois par semaine une émission consacrée à la politique internationale : Un jour dans le monde. Le « pitch » : « Des guerres anciennes aux conflits sporadiques, de la culture mondiale à la culture plus locale… Pour mieux comprendre un monde de plus en plus riche et incertain ». L’émission est-elle moins creuse que son accroche ? Décryptage avec cette enquête menée du 10 au 13 avril 2017.

Un Nicolas Demorand égal à lui-même

Elle est en tout cas à l’image de son animateur : politisée et militante. Avec Nicolas Demorand, le monde se réduit à quelques obsessions. Ce n’est pas nouveau. Animateur ayant lancé C Politique sur France 5, officié lors des matinales de France Inter, du 18/20 d’Europe 1 ou de celui d’I-Télé, à la tête de la rédaction de Libération, Demorand est revenu sur France Inter et France Info depuis 2014. Il n’avance pas masqué : chacun connaît ses engagements libéraux libertaires tendance PS. Cela se retrouve naturellement dans les axes de pensée de l’émission Un jour dans le monde.

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Nicolas Demorand est antipopuliste donc Un jour dans le monde est antipopuliste

La question de la montée du « populisme » agite Nicolas Demorand. À ses yeux, le concept recouvre celui d’extrême-droite. Lundi 10 avril 2017, Un jour dans le monde est consacré à La présidentielle française sous l’œil des médias étrangers. La parole est donnée à des journalistes représentant les États-Unis, l’Allemagne, les pays Scandinaves et la Grèce. Les élections présidentielles sont « une tragicomédie » dont l’issue incertaine « menace la démocratie dans les pays de l’Union Européenne ». 5 personnes dans le studio, un mode de pensée unique. Le journaliste allemand exprime sa « grande peur de l’élection de Marine Le Pen ». Question de Nicolas Demorand : « Vous vous dîtes si la France tombe on sera le prochain domino ? ». Réponse : « Les effets seraient dévastateurs pour l’Europe ». La conversation se fait entre journalistes, pas entre hommes politiques. Cette question du populisme revient dès le mardi 11 avril au cours d’une émission de critique du Brexit sur le thème Quel avenir pour l’Union Européenne ? L’invité est Pierre Moscovici, commissaire européen : « Il y a eu beaucoup de promesses qui ont été faites aux électeurs britanniques, qu’ils allaient payer moins, recouvrer leur souveraineté et garder tous les avantages de l’appartenance à l’Union Européenne ». Interruption de Nicolas Demorand : « Sans les inconvénients ». Petite conversation entre amis : « On ne peut pas avoir le meilleur des deux mondes », tranche Moscovici. Saluons l’honnêteté de ce dernier quand il reconnaît que la vie politique oppose maintenant deux mondes, tenants et opposants de la mondialisation, et que l’Union Européenne consiste en une perte de la souveraineté pour les peuples concernés. Moscovici explique ensuite : les négociations du Brexit devront remettre les britanniques à leur place (« Ils ne font plus partie du club ») et l’UE doit d’abord « penser à ses citoyens ». Le Commissaire Européen prône ainsi la préférence communautaire, copie de la préférence nationale, à plusieurs reprises au cours de l’émission. Vient alors la campagne présidentielle. Moscovici : campagne confuse, on « ne parle pas assez d’Europe alors que c’est le sujet. Est-ce que nous sommes une société ouverte, est-ce que nous sommes une économie ouverte, est-ce que nous continuons à coopérer avec les autres ? ». Nicolas Demorand ne demande pas si le chômage ou l’insécurité culturelle jouent un rôle plus important mais engage Moscovici à poursuivre : « C’est inquiétant car beaucoup regardent la montée de Marine Le Pen, je dois quand même prononcer son nom, la sortie de l’Europe qu’elle propose, le Frexit, ou la sortie de l’euro qui est son programme qui, pour moi, est un programme délirant, mortel pour l’Europe, faire l’Europe sans la France c’est une raison d’être qui s’en va, et qui est dangereux pour la France et ses couches populaires ». Un discours qui rappelle ceux tenus avant le Brexit par nombre d’hommes politiques, discours que Moscovici vient de contrecarrer au sujet de ce même Brexit en expliquant que l’UE et le Royaume-Uni trouveraient un accord de coopération « bénéfique » pour les deux parties. Alors, l’exit ? Catastrophe ou pas ? Avant, la réponse est oui. Après, la réponse est non. Moscovici déclare que Marine Le Pen a une « volonté destructrice » pour clore le sujet.

Nicolas Demorand n’aime pas l’autorité donc Un jour dans le monde n’aime pas les hommes politiques jugés autoritaires

Dès lundi, entrée en scène de Donald Trump avec la chronique « Trump à la Maison Blanche ». Le président américain vient de « montrer les muscles » en bombardant la Syrie. On écoute une déclaration d’Hillary Clinton au sujet du gouvernement américain : « Ils ne pourront pas dire que nous voulons protéger les bébés syriens et en même temps leur fermer les portes de l’Amérique ». Nicolas Demorand acquiesce d’un « hum » audible à l’antenne. Puis il précise : « Les Russes redeviennent des ennemis comme au bon vieux temps ». Dans son édito de fin d’émission, Vincent Giret, aussi journaliste au Monde et sur France Info, évoque l’attentat qui vient de frapper la communauté Copte d’Égypte. « Différents acteurs ont une responsabilité particulière » : le maréchal al-Sissi car « il dirige l’Égypte d’une main de fer après avoir renversé dans le sang les Frères Musulmans » et « les autorités de l’Islam Sunnite ». Les 2 « doivent dire qu’ils défendent une Égypte multiculturelle ». Pas de doute : les tensions disparaîtront alors. L’obsession antiautoritaire revient dans les différentes émissions de la semaine, au fil des chroniques. Ainsi, Olivier Poujade donne la parole à un témoin le mercredi 12 avril 2017, dans l’émission consacrée à L’OTAN en campagne électorale : derrière Erdogan, « il y a des groupuscules fascistes ». Le parti de Erdogan est « discriminatoire, violent envers les femmes ». Sur le même sujet, le jeudi 13 avril 2017, c’est Human Right Watch qui dénonce le président turc. Le mot Islam n’est pas prononcé.

Demorand est un peu anticapitaliste donc Un jour dans le monde est un peu anticapitaliste

Jeudi 13 avril 2017, titre de l’émission : Un repenti de la finance nous parle. Lord Turner, « ancien gendarme financier britannique », a pris ses fonctions 4 jours avant la faillite de Lehman Brothers : « Nous étions conscients qu’il ne fallait pas refaire les mêmes erreurs qu’en 1929 et 1940 pour éviter la montée du fascisme et du nazisme, nous avons tiré les leçons de l’histoire pour éviter ce qu’il ne fallait pas faire ». Nicolas Demorand : « Nous, ignorants, profanes, avons découvert un monde totalement hallucinant, une ingéniosité financière totalement délirante, coupée du réel, un état d’esprit aussi dans les salles de marché, et beaucoup ont éprouvé à la fois de la sidération et de la colère. Je ne pense pas que la colère soit retombée et vous ? ». Réponse : « Croire que la complexité du système financier le rendrait plus sûr était faux. Des erreurs intellectuelles profondes ont été faites par les participants du système financier mais aussi par beaucoup d’économistes, dont des prix Nobel. Il y a un degré légitime de colère. La science économique a échoué ». Turner indique alors que la crise de 2008 est née de l’accroissement de la dette privée et que sa transformation en dette publique explique l’impact que cela a sur la vie quotidienne. Réaction de Nicolas Demorand, répétée à plusieurs reprises : « Merci les traders, merci beaucoup hein. On s’amuse à inventer des instruments financiers et cela entraîne les dettes publiques. Merci les traders ! ». Demorand toujours : « Le Brexit est l’addition qui a été payée pour cette erreur ». Ainsi que « l’extrême-droite en France ». Il insiste : « Merci les traders, votre ingéniosité financière délirante nous aura donc délivré une crise majeure de la dette et le populisme. Chapeau ! Bravo ! ».

La boucle semble bouclée. Mais non. Une chronique d’Anthony Bellanger, journaliste et syndicaliste, secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes, ponctue l’émission. Il parle de Gibraltar et du Brexit : « La leçon de cette histoire, c’est que le nationalisme c’est la guerre. Non seulement c’est la guerre mais en plus c’est la défaite. Celle de la Serbie qui a perdu le Kosovo, de l’Espagne qui risque de perdre la Catalogne, de la Grande-Bretagne qui voit l’Écosse tout faire pour s’en séparer, et c’est de cela dont nous préserve l’Europe et il ne faut pas l’oublier ». Cette fois, la bouche est vraiment bouclée. No Pasaran. En cette semaine du 10 au 13 avril 2017, sur France Inter, dans Un jour dans le monde l’auditeur n’était plus vraiment en 2017 mais plutôt du côté de Munich en 1938. Pour l’esprit de l’émission de Nicolas Demorand du moins.

OJIM


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Publié le: 21/04/2017 15:59
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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Une édifiante matinée radiophonique sur France-Inter
#51

France-Inter

Le lecteur assiste à un décryptage d’une matinée d’écoute de France Inter. Une radio de « service public » financée par les contribuables, qui mérite pleinement le nom de média de propagande.
Polémia.

En cette matinée du 11 avril, je franchis la frontière en voiture. Comme chaque fois que je repasse en France, je mets en service mon autoradio et le règle sur France-Inter. Français vivant à l’étranger, j’aime ce sentiment d’être à nouveau bercé par des voix françaises et d’entendre parler notre douce langue. France-Inter, notre chaîne nationale, m’offre parfois d’intéressantes émissions historiques ou littéraires, émissions qui me réclament moins d’efforts de concentration puisque diffusées dans ma langue maternelle. Je considère aussi que le fait de n’y goûter qu’avec parcimonie est une garantie de survie pour mon esprit critique et ma liberté de pensée. Cette matinée radiophonique va me conforter largement dans cette conviction…

L’inévitable Cavalier de l’Apocalypse humoristique

Lorsque j’appuie sur le bouton « Marche » – ou plutôt « On » –, un candidat à l’élection présidentielle achève son interview et l’animateur laisse la conclusion à l’inévitable humoriste-troupier qui a trois minutes pour débiter à vitesse supersonique un flot de platitudes convenues. Il semblerait que ce débit, qui frise l’inaudible et l’apnée, soit désormais un ingrédient de cette forme de bouffonnerie politique. Que l’auditeur ne puisse saisir que des bribes de cette logorrhée importe finalement peu compte tenu de la très faible densité du fond. Notre fringant Cavalier de l’Apocalypse humoristique cible tout naturellement un candidat de droite que les anges gardiens politiques ont décidé de fusiller, consigne à laquelle l’humoriste mercenaire se doit d’obtempérer. Le brave nous stupéfie en expliquant qu’il essaie de « se mettre dans la peau d’un électeur de droite » avant d’ajouter finement, pour les lourdauds qui pourraient encore douter, que lui n’en est justement pas un. Ouf !

L’heure ronde ayant livré son journal, l’émission suivante permet à un réalisateur de présenter son film qui raconte un concours d’éloquence organisé en Seine-Saint-Denis. Les commentaires de l’auteur sur les formes de l’éloquence et sur la place du discours dans les relations sociales ne sont pas dénués d’intérêt, et l’idée même d’organiser pour des étudiants un tel concours me semble excellente. Je pressens cependant que si ce concours avait été organisé ailleurs que dans ce département parisien révéré par les politiques et les journalistes qui n’y vivent pas, sa présentation sur France-Inter aux heures de forte audience eût été moins probable. Je vous livre en clair le nom du département, mais celui-ci n’est à aucun moment mentionné. Chacun ne parle avec émotion que du « 9-3 ». Tout auditeur francophone est prié de connaître cette mode intellectuelle pour pouvoir situer le lieu de l’exploit. Imaginons un Allemand parler de Munich en citant le « Acht-Nul », le radical de son code postal, ou une radio de Stockholm le « Ett-Noll » pour citer sa ville… Mais restons entre gens initiés et soignons entre nous nos petites modes volatiles. Le réalisateur précise qu’il essaie de redonner la parole à des jeunes gens stigmatisés et qui ne peuvent exprimer leur génie compte tenu de l’image dans laquelle on les enferme. Je suis convaincu, comme notre auteur, que des jeunes gens méritants tels qu’il en existe en tout lieu ne devraient pas être rangés dans les tiroirs de la simplification médiatique et que ces préjugés sont injustes pour certains d’entre eux. Je suis par contre étonné d’entendre que les « jeunes du 9-3 » n’ont aucune tribune. Très étonné.

« Les France » : un pays ? Non une association de locataires

Enfin, le gong résonne quand notre cinéaste explique que « ce concours lui permet de rencontrer « les France » ! Dois-je mettre un « s » à France ? La magie d’un simple pluriel bien assené transforme ainsi notre pays en une association de locataires qui, pour bien vivre ensemble, se retrouveront une fois par an sur le palier de leur étage pour un grand dîner festif où l’on pourra échanger nems contre choucroute, couscous contre goulash, et camembert contre mozarella, avant de se retirer chez soi à l’abri des souvenirs d’ailleurs et d’une grande ignorance de la vieille et glorieuse demeure qui nous abrite.

Le cinéaste qui a l’honneur de l’émission suivante a tourné un grand documentaire sur l’anarchisme. Les références historiques comblent ma curiosité. La question doucereusement susurrée par l’animateur de savoir pourquoi ni les grèves générales ni les attentats n’ont réussi à accoucher du Grand Soir mérite d’être posée. Elle pourrait être technique et factuelle. Mais vient bientôt le moment de dénoncer la répression criminelle de la Commune par « les bourgeois ». Si cette répression fut en effet sanglante, le terme générique désignant les coupables reste suspendu au micro et vient tranquillement se raccrocher à l’actualité dans un grand frisson salonnard : ces bourgeois, capitaines d’industrie et grands patrons, ne seraient-ils pas prêts à réitérer leurs crimes au cas où… ? Deux semaines avant d’élire un président, cette subtile contribution à la rhétorique mélenchonnienne mérite d’être saluée !

La « violence » sur Internet, l’  « extrême droite »,  vous dis-je

Je réserve la palme de l’autisme à l’émission qui succède à l’anarchisme : quatre spécialistes sont invités à traiter de la violence sur Internet, des propos injurieux sur les réseaux sociaux et de la haine déployée sur Twitter. L’auditeur apprend que tous les propos condamnables sur Internet sont islamophobes, racistes à connotation « colorophobe », antisémites, homophobes et qu’ils s’en prennent à la cause des femmes. Celui d’entre vous qui aurait cru lire un jour des propos tournés contre des chrétiens, des catholiques, des petits Gaulois et des visages pâles a tout simplement eu des visions, visions provoquées par des phantasmes réactionnaires enkystés dans son inconscient. Des tweets haineux d’un certain chroniqueur du « 9-3 » porté aux nues avant d’être tardivement démasqué, il ne sera jamais question. Nul n’entendra non plus évoquer les fatwas lancées sur Internet contre des hérétiques de la vraie foi… L’incontournable appel d’auditeurs concernés va nous éclairer sur les horreurs que vomit la Bête immonde. Un militant breton nous apprend, en effet, que sa mobilisation pour soutenir les migrants lui vaut injures et menaces sur la Toile. Oui, mais quelles sont ces injures proférées, demande l’animateur ? Nous sommes traités, mes camarades et moi, d’islamogauchistes ! Horreur, violence insoutenable ! Conscient que son premier exemple risque de paraître un peu faible, notre auditeur complète en évoquant enfin des menaces qui, si elles sont vraies, ne donnent pas en effet dans la dentelle…

Imposer la répression des « propos haineux » aux grandes entreprises américaines

Mesdames et Messieurs les savants, dites-nous comment la France en est arrivée à une telle flambée de violence « verbale » sur ces réseaux qualifiés de sociaux ? Apprenez, braves auditeurs, que le coupable est démasqué ! Quand l’élève injurie son professeur via Facebook, quand l’adolescente se fait harceler, quand la famille du policier est menacée, quand… quand… c’est l’extrême droite qui est uniformément à la manœuvre. Le diable est dissimulé derrière le rideau cramoisi de l’Internet, et il a si habilement manœuvré qu’il a d’ores et déjà contaminé une partie de notre innocente jeunesse (sauf celle qui participe au concours d’éloquence du 9-3). Il faut sévir d’urgence pour faire condamner tous ceux – enfin, presque tous… – qui tiennent des propos haineux ! Et c’est sur ce terme de « haineux » que l’animateur dérape une première fois : oui, il faut un arsenal juridique, mais sur quels critères qualifiera-t-on alors un propos de « haineux » ? Toussotement, moment de gêne, et on enchaîne… Et la loi, que dit la loi ? C’est là que le bât blesse, nous explique-t-on doctement, car ces grandes entreprises de l’Internet se retranchent derrière le droit américain qui protège la liberté de pensée, liberté dont nous savons désormais ce qu’elle vaut après l’élection de Trump. Il va donc falloir contraindre les Américains à accepter notre loi nationale lorsqu’ils travaillent pour nos concitoyens. Second dérapage de l’animateur : mais alors, que se passera-t-il en Iran et en Russie ? Ce pauvre homme n’a vraiment rien compris : la loi française va protéger et encadrer la liberté de pensée sur notre sol, celui de la patrie des droits de l’homme, mais nous nous battrons pour que la liberté ne subisse pas les errements législatifs de pays anti-démocratiques !

Je vous épargne l’émission qui suivit en ce matin du 11 avril car Mathieu Kassovitz, dont nous connaissons bien le rassurant non-conformisme intellectuel, présentait à son tour un nouveau film qui lui permettait de traiter avec ses consœurs du féminisme ou plutôt de cet antiféminisme qui ronge notre société occidentale, car il convient de ne parler que d’elle.

Cette matinée radiophonique subie avec consentement sur la route m’inspire beaucoup d’indulgence envers ceux de mes compatriotes qui basculent inexorablement vers les platitudes de la pensée. Comment peut-on résister longtemps à un tel gavage soviétique, à un tel déni de réalité, à un tel moulin à prières sans voir son esprit critique se transformer en fromage blanc ? Les décors champêtres construits, paraît-il, pour leurrer la Grande Catherine et les tentatives de tromper Tintin lors de son enquête au pays des Soviets ne sont que balbutiements de débutants en comparaison d’un tel acharnement.

Ne juger que sur la base de ses observations et expériences

J’en viens à espérer qu’une certaine jeunesse persiste dans son désintéressement pour la lecture et pour les radios dites « sérieuses » afin de ne juger des réalités de son monde que sur la seule base de ses observations et de ses expériences, des coups reçus et des humiliations subies. Les derniers prophètes deviendront peut-être aphones à force de répéter sur des ondes devenues sourdes que le soleil est froid et la lune cubique.

Eric Blanc
17/04/2017

Voir aussi :

L’Allemagne vue par deux Franco-Allemands :

https://www.polemia.com/lallemagne-est ... au-dela-de-la-caricature/
https://www.polemia.com/lallemagne-est-morte/


http://www.l-union-fait-la-force.info


Publié le: 21/04/2017 16:57
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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