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La grande imposture : ce que dissimule Macron aux Français

TCHO Macron Attali Bande Vieux

Dans ses derniers discours comme celui qu’il prononça au soir du 23 avril, Emmanuel Macron répète à loisir les mots « République » et « patrie ». Mais son parcours professionnel comme son engagement politique témoignent qu’il n’a cessé d’agir contre l’intérêt général des Françaises et des Français. Et de leur dissimuler ses objectifs réels. Faits et arguments.

Emmanuel Macron que ses soutiens omniprésents dans les médias présentent comme « un homme libre et indépendant » est en réalité un pur produit standardisé du système : le clone de François Hollande. Rappelons à ces montreurs de marionnette que leur « homme libre et indépendant » refuse toujours de publier la liste des contributeurs financiers à sa campagne électorale. Est-ce à dire qu’il aurait bénéficié de millions d’euros de plusieurs représentants du système pour monter son spectacle et entrer en scène médiatique en jouant le candidat anti-système ? Car Macron ne devint pas dès le mois de mai 2012 conseiller économique de François Hollande puis ministre de l’Economie par un travail personnel important et innovant en matière économique.

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Il entra à l’Elysée sur les recommandations appuyées des vieux briscards des réseaux du clan élitiste et arrogant des anciens des grandes écoles et de la grande finance capitaliste. De Jacques Attali à Alain Minc en passant par les inévitables salonards parisiens comme Bernard-Henri Lévy et quelques milliardaires à l’image de Pierre Bergé, les entremetteurs ne manquent pas, tous liés aux cercles atlantistes. De 2011 aux élections présidentielles de 2017, ceux-ci n’ont cessé de border son parcours avec le concours, plus ou moins déclaré, des représentants au pouvoir de la caste des grands propriétaires privés de l’économie. Peu importe qu’ils soient membres de Les Républicains ou « socialistes», le principal étant d’assurer la continuité du système. Son parcours a donc un bilan que les médias officiels n’évoquent pas et qu’il est donc nécessaire de rappeler.

Un bilan économique désastreux

Rappelons que du 15 mai 2012 au 15 juillet 2014 Macron fut Secrétaire général de l’Elysée, chef du pôle Economie et finance, puis, du 26 août 2014 au 30 août 2016 ministre de l’Economie et de l’industrie. A ce titre il est donc celui qui a joué le rôle le plus important avec le président de la République et les deux Premiers ministres Ayrault et Valls dans la politique économique et financière de la France de 2012 à 2016.


https://www.youtube.com/watch?v=a7RXyF1bKxE

Quels sont les résultats de la politique Macron-Hollande ? Le chômage a explosé : à son arrivée en mai 2012, la France comptait moins de 5 millions de chômeurs toutes catégories confondues. A son départ en août 2016, 11 millions de personnes sont sans emploi ! Car, parmi celles-ci, aux 6,5 millions de sans emplois officiels s’en ajoutent plus de 5 millions exclues des statistiques. La dette publique : elle se situait à un peu lus de 1800 milliards d’euros à son arrivée et dépasse les 2200 milliards d’euros à son départ en août 2016, soit quasiment 100% du Produit Intérieur Brut. Quant aux impôts dont le montant total se situait à un peu lus de 900 milliards d’euros par an ils sont de 1000 milliards d’euros par an en août 2016.

Les entreprises ? Selon une étude publiée par le Cabinet Deloitte et Altares, spécialiste des données sur les entreprises, plus de 63 000 d’entre elles (63 081) ont défailli en 2015, soit 0,8% de plus qu’en 2014 (62 586). Et au premier trimestre 2015, plus de 18.000 sociétés feront faillite entre janvier et mars alors que, depuis 2009, chaque premier trimestre se conclut aux environs de 16.500 défaillances. Le nombre d’emplois menacés par ces défaillances dépasse les 66.000, chiffre record depuis 2009. Si en 2016, la tendance est à une légère baisse sur la majorité des secteurs d’activité (58057 défaillances contre 63081), par contre dans l’agriculture, la sylviculture et la pêche le nombre de défaillances augmente de 4,5 %, passant de 1365 redressements ou mises en liquidation fin 2015 à 1427 fin 2016 !

L’évolution de ces principaux indicateurs montre clairement la responsabilité d’Emmanuel Macron dans l’aggravation de la crise économique et sociale. A peine entré à Matignon comme ministre de l’Economie et de l’industrie, le jouvenceau de la Rothschild poursuivit la même politique que ses prédécesseurs.

Le programme Macron est déjà en application

Comme eux, il liquida une nouvelle partie du patrimoine français, jeta au chômage des milliers de salariés et décida de nouvelles privatisations importantes : aéroport de Toulouse-Blagnac, de Nice-Côte d’Azur, de Lyon… Se trouvant un destin médiatiquement obligé pour la France afin d’assurer la continuité de la politique atlantiste de François Hollande au service des grandes puissances financières, il peaufina la casse industrielle : libéralisation des lignes d’autobus ; accroissement du travail du dimanche et de nuit ; limitation du rôle des prud’hommes ; affaiblissement du code du travail ; déréglementation de la profession des notaires ; privatisation de l’industrie de l’armement et des aéroports ; filialisation de centres hospitaliers universitaires ; assouplissement des normes environnementales… « Si le projet apparaît comme un fourre-tout, il n’en possède pas moins une grande cohérence idéologique, que l’on peut résumer d’une formule : « Toujours moins ». Moins d’Etat, moins de protection sociale, moins de droits syndicaux, moins de règles pour les entreprises, moins de contrôle public » soulignait déjà, en avril 2015, la journaliste Martine Bulard.

Déjà mis en chantier à cette époque sous l’ancien Premier ministre Valls sous l’appellation grandiloquente de projet « Pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », imposé par la force à coup d’article 49-3, ce début de programme Macron a déjà des allures de grand bond En marche… arrière puisqu’il s’est déjà traduit par une aggravation de la situation économique et sociale.Emmanuel Macron se garde bien, tout comme les médias officiels, de revenir sur cette loi dont il est l’initiateur comme sur ses conséquences catastrophiques pour les entreprises et les français. En réalité, au-travers de sa loi c’est déjà le programme Macron qui est En marche. De même, la « loi travail » Valls-El Khomri-Macron n’est qu’un échantillon de son programme dissimulé sous le vocable trompeur de « libérer le travail ». Chacun peut imaginer facilement ce qui arrivera si celui-ci avait les mains libres pour le poursuivre à marche forcée – et funèbre – une fois installé à l’Elysée.

Ces GOPE que Macron dissimule…

Force est de constater qu’Emmanuel Macron est de tous les projets conçus pour soumettre la France à des puissances étrangères : soutien au traité de libre échange transatlantique (TTIP ou TAFTA) qui placerait les entreprises française sous le droit étasunien, soutien à l’Union dite « européenne » de Bruxelles qui compte aujourd’hui 123 millions de citoyens pauvres ou en exclusion sociale, soutien à l’OTAN et à la guerre en cours contre la Syrie, etc. Mais qui en parle dans les médias officiels ? Aussi, cet homme là qui n’a de cesse d’agir contre l’intérêt général des français ainsi que son bilan en atteste n’a pas qualité à se présenter comme un défenseur du pays dont cet ignare considère même qu’ « il n’y a pas de culture française » !… Toute son action politique, ses décisions en matière économique et financière témoignent de son imposture. Les citoyens qui, au-delà des annonces médiatiques, s’intéressent aux programmes politiques des candidats et à la réalité de leur activité politique savent que les Grandes Orientations de Politique Economique (GOPE) décidées par la Commission européenne des hauts fonctionnaires de Bruxelles seront appliquées à la lettre par Emmanuel Macron qui les a déjà faites siennes pour en reprendre les principes et objectifs. Celles-ci se résument en dix points :
1°- « Réduction des dépenses publiques ». Le gouvernement a annoncé son plan de 50 milliards d’économie. C’est la fameuse contrepartie du « pacte de responsabilité » pour ne pas faire exploser le déficit. Or, tous les économistes savent que pratiquer des coupes sombres dans les dépenses publiques lorsqu’un pays est déjà en période de stagnation économique est une politique qui ne peut que conduire à la récession ;

2°- Redéfinir « la portée de l’action des pouvoirs publics ». Cela signifie accentuer les privatisations et la destruction de notre système de santé et de nos services publics auxquels les Français sont majoritairement attachés. La fermeture de plusieurs dizaines de services d’urgence médicale est déjà programmée;

3°- Réaliser « d’importantes économies à court terme (qui) ne peuvent être réalisées sans une réduction significative de l’augmentation des dépenses de sécurité sociale ». Cela se fera par une baisse massive des remboursements de santé puisque la branche maladie représente quasiment 50 % des dépenses de la Sécurité sociale et la privatisation rampante de la Sécurité sociale via le recours croissant aux mutuelles privées. Pour la branche vieillesse, après la hausse de l’âge de départ à la retraite le gel du montant des pensions est à l’ordre du jour. Pour le chômage, le texte parle de « dégressivité des allocations » : cela augure d’une baisse plus importante et plus rapide des allocations dans le temps.

4°- « Simplifier les différents échelons administratifs » : il ne s’agit pas de lutter contre la bureaucratie mais d’éloigner les citoyens des centres de décision. L’objectif est d’en finir avec la République française comme Etat souverain et indépendant pour en faire une province de Washington. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, le déclara lui-même aux agriculteurs en colère : « On ne peut rien faire. La politique agricole se décide à Bruxelles »…

5°- Dans le chapitre coût du travail, « il convient que le salaire minimum continue d’évoluer d’une manière propice à la compétitivité et à la création d’emploi ». Traduction : arrêter les revalorisations du SMIC et commencer à mettre en œuvre sa suppression.

6°- «Une attention particulière devrait être accordée aux dispositions réglementaires du Code du travail ou aux règles comptables liées aux seuils spécifiques en matière d’effectifs, qui entravent la croissance des entreprises françaises ». Le candidat Macron appelle cela « libérer le travail ». Il s’agit en fait de renforcer la « liberté d’exploitation » par le grand patronat que la « loi travail » a commencé à mettre en œuvre. Les français étant fiers de leur pays, des valeurs de leur République et de leurs conquêtes sociales, les grands propriétaires privés de l’économie ont souhaité bénéficier d’une main d’œuvre sous-éduquée, bon marché, non syndiquée et corvéable à merci. Avec les guerres contre la Libye, puis contre la Syrie, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont ouvert les filières dites « Méditerranée » et « des Balkan »s. Résultat : non seulement la France est aujourd’hui en pleine illégalité internationale mais, selon la Commission européenne, « trois millions de personnes supplémentaires devraient arriver dans l’Union européenne » par ces deux corridors pour la seule période 2015-2017. La Commission n’a pas fixé de quotas par pays pour les groupes criminels venus par les mêmes filières…

7°- « Accroître la souplesse des conditions de travail en cas de difficultés économiques provisoires ». Il s’agit, comme à commencer à l’instituer la « loi travail » Valls-Macron- El Mokhri, de poursuivre la remise en cause de l’existence même des contrats de travail à durée indéterminée (CDI) et d’accroître leur précarisation.

8°- « Une majorité reste confrontée à d’importantes barrières à l’entrée ou à l’exercice (par exemple les taxis, le secteur des soins de santé, les notaires et, plus généralement, les professions juridiques) ». L’objectif est de pousser plus loin la déréglementation de ces professions déjà en difficultés suite à différents traités de l’Union « européenne ».

9°- « Les tarifs réglementés restent d’application pour les ménages et, en ce qui concerne l’électricité, ils sont fixés en dessous des niveaux de coûts et l’accès pour les autres fournisseurs est limité.» La hausse des tarifs et la privatisation d’EDF sont également programmées.

10°- « Dans le secteur ferroviaire, des barrières à l’entrée continuent d’entraver le bon fonctionnement du marché ». La privatisation de la SNCF et sa mise en concurrence forcée sont également envisagés. La privatisation partielle de la SNCF a déjà eu des effets très « significatifs » en matière de compétitivité : depuis le lancement du TGV en 1982, aucune ligne à grande vitesse ne relie toujours pas Paris à une capitale régionale comme Bordeaux, les actionnaires des sociétés privées trouvant cette réalisation trop coûteuse…

Pour faire passer tous ces mauvais coups tout un dispositif de communication a été élaboré avec des objectifs différents pour le premier et le second tour des élections présidentielles.

Jean-Loup Izambert
Journaliste d’investigation indépendant et écrivain.

Suite demain : Macron, la grande imposture : Le contrat social français en danger.


Stoppons Macron ! #09


https://www.youtube.com/watch?v=FRvAxVCsmdw

Stoppons Macron ! #08


https://www.youtube.com/watch?v=8QENRmhZerI

Stoppons Macron ! #07 Gabriel Robin sur l'IS


https://www.youtube.com/watch?v=MMR2DzwM9-A

Stoppons Macron ! #06


https://www.youtube.com/watch?v=gz1X7LM61yE


http://www.l-union-fait-la-force.info


Publié le: 26/04/2017 18:58
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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Macron : des promesses et encore des promesses ! Pire encore que Sarkozy et Hollande !

Emmanuel Macron et l'inflation des promesses électorales

Emmanuel Macron et l'inflation des promesses électorales

Si en 2012 Sarkozy avait 32 «propositions» et Hollande 60 «engagements», le programme de Macron contient pas moins de 96 promesses. Comme toute inflation, celle des promesses électorales ne fait que les dévaloriser, juge l'historien John Laughland.

Depuis la victoire modeste d'Emmanuel Macron au premier tour – les 23% de suffrages qu'il a recueillis au premier tour contrastent avec les 28% recueillis par François Hollande au premier tour en 2012 et avec les 31% de Nicolas Sarkozy en 2007 – ses ennemis répètent qu'il n'a pas de programme.

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Certes, le lecteur du manifeste d'En Marche! – sans doute un des premiers mouvements politiques de l'histoire dont l'acronyme souligne explicitement qu'il est fondé sur une personne et non pas sur un programme – ne peut qu'être frappé par la vacuité de ses propos. Que penser de cette phrase, parmi tant d'autres dans la logorrhée macronienne? «La France a été faite par tous ceux qui, génération après génération, ont porté notre pays à chaque fois un peu plus loin». Ce sont des phrases parfaitement dépourvues de tout contenu concret, et elles ont été, à juste titre, dénoncées par George Orwell, le plus grand critique des phrases creuses en politique du 20e siècle. Elles ont été également caricaturées par l'humoriste, Peter Sellers.

Le lecteur est également frappé par l'emploi rébarbatif de la répétition, dont tout le monde sait qu'elle est l'outil le plus basique de la propagande. Ainsi, EM emploie le mot «confiance» pas moins de trois fois dans le tout premier paragraphe de son document électoral:

«J’ai décidé de me présenter à l’élection présidentielle car je veux redonner à chaque Française et chaque Français CONFIANCE en eux, CONFIANCE en la France et dans notre capacité collective à relever nos défis. Ce faisant, nous redonnerons à l’Europe et au reste du monde CONFIANCE en notre pays».

Son mentor et parrain, François Hollande, avait également promis de «redonner confiance aux Français» dans le troisième paragraphe de ses 60 engagements publiés pour les élections de 2012 – qui s'en souvient aujourd'hui ? – mais il ne l'a dit qu'un seule fois. Le mot «confiance» apparaît huit fois dans le programme de Macron, tout comme le mot «modernisation» ou «moderniser» (neuf fois).

Macron promet le beurre et l'argent du beurre


On peut aussi relever d'autres éléments, comme le tic politiquement correct, importé du monde anglophone, qui consiste à employer les formes féminines et masculines de chaque mot, comme «les Françaises et les Français», «toutes celles et tous ceux», «chacune et chacun». Cette mauvaise habitude, qui multiplie les mots sans rajouter aucun sens supplémentaire, est profondément ancré dans le cerveau d'Emmanuel Macron, comme en atteste le discours qu'il a prononcé à son propre mariage en 2007.

Mais, en réalité, ce qui frappe dans ce programme, ce n'est pas tant le manque de contenu mais, au contraire, son excès. Si en 2012 Nicolas Sarkozy avait 32 «propositions» et François Hollande 60 «engagements», le programme d'Emmanuel Macron contient pas moins de 96 promesses dont certaines (page 27) contiennent des subdivisions qui ramènent le total à 108 points. Quand le président américain Woodrow Wilson est arrivé en grande pompe au Congrès de Paix de Versailles en 1919 avec ses quatorze points, Clémenceau a ironisé que le bon Dieu n'avait eu que dix commandements. Mais que dirait le Tigre de cette inflation hors normes des promesses des candidats à l'élection présidentielle ?

Comme toute inflation, celle des promesses électorales ne fait que les dévaloriser. On pense à Louis de Funès dans Rabbi Jacob: «Promettez tout et je ne donne rien!». Incontestablement, Macron joue sur sa capacité à rassurer les Français, là ou Marine le Pen les inquiète, non pas à cause de son prétendu fascisme mais parce qu'elle leur explique que tout va mal. Cette astuce de rassurer au lieu de bousculer, tous les présidents de la République depuis François Mitterrand l'ont exploité, avec la seule exception de Nicolas Sarkozy Mais la volonté de Macron de rassurer à tout prix est poursuivie avec un tel toupet qu'on est surtout frappé par son cynisme.

Voilà dévoilé le vilain secret du «programme» de Macron: nulle part n'est évoquée la question de la dette publique de la France


Regardez, par exemple, les premiers engagements en faveur de la libéralisation du marché du travail. Emmanuel Macron promet le beurre et l'argent du beurre: une baisse des cotisations salariales «sans que cela ne revienne plus cher aux employeurs» ; une augmentation du pouvoir d'achat des ouvriers et des smicards qui recevront un treizième mois de salaire; l'exonération des charges sociales sur les heures supplémentaires; 5 milliards d'euros d'investissement supplémentaire dans l'agriculture; 50 milliards pour la «transition écologique, la révolution numérique, la modernisation des services publiques et la rénovation urbaine» ; 10 milliards pour un Fonds pour l'Industrie et l'Innovation ; 5 milliards pour un plan d'investissement à la santé ; 5 milliards pour un plan de transition agricole.

Tout cela fait 75 milliards qu'Emmanuel Macron propose de sortir de son chapeau cylindre comme le magicien un lapin. Mais cet argent, où va-t-il le trouver ? Emmanuel Macron propose – et ce n'est pas une blague – d'imposer 60 milliards d'économies aux ministères, dans un pays dont on sait que les dépenses publiques sont immaîtrisables, tellement elles ne cessent de croître depuis des décennies pour atteindre le plus haut niveau en Europe. Or, il ne faut pas être diplômé de l'ENA pour savoir que 60 milliards d'économies, même dans l'hypothèse peu probable qu'un nouveau président de la République réussirait à les réaliser, ne suffiront pas pour les 75 milliards de nouvelles dépenses annoncées, et encore moins pour les baisses de charges promises.

La pudeur d'Emmanuel Macron sur la question de la dette montre le caractère clairement malhonnête du candidat


Et voilà dévoilé le vilain secret du «programme» de Macron: nulle part n'est évoquée la question de la dette publique de la France qui, elle aussi, bat tous les records. Cet omission – le mot «dette» ne se trouve nulle part dans le document, pas plus que le mot «épargne» – est non seulement irresponsable, venant d'un ancien ministre de l'Economie. Elle est aussi d'autant plus frappante que même François Hollande, le parrain et le promoteur d'Emmanuel Macron qui en 2012 avait fait campagne contre l'austérité, avait promis (dans son neuvième engagement) de réduire la dette et de réaliser l'équilibre budgétaire. (Nicolas Sarkozy avait promis la même chose en 2007 comme en 2012.) La pudeur d'Emmanuel Macron sur la question de la dette montre le caractère clairement malhonnête du candidat, car tout le monde sait que celle-ci constitue un des éléments clés de la construction européenne à laquelle il se dit si attaché. Certes, la dette d'autres pays de la zone euro est supérieure, en pourcentage de PIB, que celle de la France. Mais Emmanuel Macronpropose-t-il de faire exploser la zone euro en abandonnant toute tentative de remettre de l'ordre dans les finances publiques de la France, pays fondateur de l'UE et de l'euro ? Et si non, que valent ses propositions de dépenses accrues et de baisses d'impôts ?

Et que penser de sa promesse, plus désinvolte encore que toutes les autres, d'avoir «un budget de la zone euro voté par un Parlement de la zone euro et exécuté par un Ministre des Finances et de l'Economie de la zone euro» (page 19)? Cette proposition implique l'abolition de la France comme entité politique indépendante; elle est le pendant économique et institutionnelle de son propos sur l'inexistence d'une culture française. Elle représente aussi l'antithèse de tous les reste de son programme, car si un ministre et un parlement sont créés pour la zone euro, il n'y aura par définition plus aucun budget français dont le futur président serait le «garant» (page 5 du programme). Les deux propositions sont tout simplement incompatibles. Si Macron est élu le 7 mai, le cynisme joyeux de Louis Funès aura été, de nouveau, tristement confirmé : «Pah! Le peuple! Il aime qu'on lui ment, le peuple».


John Laughland


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Publié le: 27/04/2017 07:08
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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Compromission des médias : la preuve par l’image

Compromission des médias  Macron et Ruth Elkrief de BFMTV

Contrairement aux rumeurs de « fake », il s’agit bien de la main de quelqu’un de l’équipe d’Emmanuel Macron, ce qui est confirmé par Ruth Elkrief elle-même, dans un tweet de justification…

Médias enfumeurs et corrompus - La propagande anti-démocratique de la télévision totalitaire (53 articles)
Poignée de main rapide Macron Ruth Elkrief

BVoltaire

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Publié le: 27/04/2017 07:44
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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