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Emmanuel Macron perd le Nord

Emmanuel Macron perd le Nord

Emmanuel Macron perd le Nord. Mercredi, les deux candidats à la présidentielle se sont affrontés sur le terrain social. L’enjeu : l’avenir des salariés de Whirlpool. Alors qu’Emmanuel Macron avait préparé son coup de com’, Marine Le Pen a finalement réussi à imposer son tempo.

Selfies contre sifflets. Voilà comment résumer les visites des deux candidats à Amiens. Alors que l’avenir des ouvriers de l’usine Whirlpool est suspendu aux décisions de la direction… Emmanuel Macron a voulu marquer des points… C’était sans compter la candidate Front National, de plus en plus populaire chez les ouvriers avec sa critique de la mondialisation sauvage. Ainsi, pendant que l’ancien banquier devisait sur l’avenir des sans-dents dans les salons dorés de la Chambre de commerce et d’industrie, Marine Le Pen avait organisé son arrivée, au plus près du peuple.


https://www.youtube.com/watch?v=buo675o5urw

L’image a fait la Une de toute la presse. Les ouvriers étaient ravis d’accueillir la présidente du Front National, même pour un cours moment… La visite a donc contraint Emmanuel Macron a en faire autant. Ainsi, après les discussions avec les syndicats, le poulain de l’Elysée a dû se plier à l’étape bain de foule… L’ambiance était moins feutrée qu’à la Rotonde… Les ouvriers étaient remontés et Macron a eu beaucoup de difficultés à pouvoir s’exprimer.

Emmanuel Macron a donc voulu miser sur des promesses modestes et réalistes… par rapport au discours de Marine Le Pen qu’il considère électoraliste. Toutefois, l’image qui restera de cette journée à Amiens sera quoi qu’il en soit un Macron chahuté et une Marine Le Pen adoubée…
Conscient de ce raté, le banquier a misé sur son meeting du soir, à Arras, pour amplifier sa charge contre la candidate du Front National.
Les journalistes n’ont pas non plus lésiné sur les moyens pour sauver la journée de l’homme aux deux alliances. Les commentateurs se sont succédés sur les plateaux de télévision pour dénoncer le coup de com’ de Marine Le Pen chez Whirlpool et vanter un Macron réaliste… Un parti pris de plus en plus difficile à dissimuler… à croire que les journalistes ne se cachent même plus. Ruth Elkrief a d’ailleurs laissé échapper un geste de connivence avec le candidat de la finance… alors même qu’elle était à l’antenne sur BFM TV

Hop là on se caresse les  paluches pour se donner du courage… Mais à qui est donc cette petite menotte ?

Ho bah, c’était la mimine de Macron ! Ruth Elkrief a répondu aux commentaires considérant le geste amical… Pour la journaliste (ILLU https://twitter.com/ruthelkrief/status/857345269637287936 ) il ne s’agissait que d’une poignée de main rapide après l’interview… avec le candidat qui entrait sur scène pour son meeting… Eh bah oui, la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu. Après ça… difficile de faire croire que Macron n’est pas le candidat des médias.

Marine Le Pen a commencé sa campagne tôt le matin. Au Grau-du-Roi, la candidate du Front National a embarqué sur un bateau de pêche, aux côtés de Gilbert Collard, député du Gard. Des images de nos confrères de Lengadoc Info.

Les législatives dans le viseur des Républicains. Après la défaite de François Fillon au premier tour de la présidentielle, le parti mise sur le scrutin de juin prochain pour peser dans le jeu démocratique. Un espoir d’autant plus permis que le gagnant du second tour du 7 Mai prochain est loin d’être assuré d’obtenir une majorité à l’assemblée.

Jamais des élections législatives n’avaient été aussi ouvertes. Traditionnellement considérées comme un scrutin de confirmation de l’élection présidentielle, ces législatives pourraient bien déterminer tout l’avenir du quinquennat. Avec 199 députés actuellement en poste, Les Républicains ne comptent pas perdre leur statut de premier groupe d’opposition… au contraire, ils peuvent même espérer une situation de cohabitation. Position qui leur permettrait d’imposer leur propre gouvernement au président de la République…

Les Républicains doivent à tout prix être dans l’offensive s’ils veulent relever la tête après la déconvenue du 23 avril et incarner pour ce faire une véritable alternative aux inclinaisons libérales d’Emmanuel Macron
. Dans le même temps, le cataclysme électoral de Benoît Hamon pour le Parti Socialiste laisse présager un deuxième couperet dans les urnes… Les places libres seront donc nombreuses et la bataille pour les récupérer sera rude.

Dans le même temps, le mouvement En Marche ressemblant à une véritable auberge espagnole, il n’est pas à écarter que les déçus Républicains privés d’investitures pour des raisons de tractations partisanes puissent être tentés de changer de crèmerie. Après tout, quelques mois après avoir déclaré que le mouvement du jeune loup ne récupérerait pas “tous les crevards” du parti socialiste… il pourrait bien reprendre une bonne partie de ceux des républicains. Certains ont d’ailleurs déjà commencé à lancer de grandes perches… non pour les investitures… mais directement pour Matignon. En effet, François Baroin, sénateur de l’Aube et maire de Troyes se voit déjà premier ministre. Figure modérée du parti, il pourrait permettre la mise en place de “l’alternance” souhaitée par les électeurs de la droite et du centre. L’ancienne patronne du MEDEF, Laurence Parisot a également déclaré qu’elle se verrait bien à Matignon pour cohabiter avec Emmanuel Macron… Une éventualité qui fera sans doute le bonheur des employés de Whirlpool.

Et comme l’ambiance est au beau fixe dans la grande famille de la droite et du centre… Jean-Christophe Lagarde, le président de l’UDI a demandé aux Républicains d’exclure Christine Boutin pour avoir déclaré qu’elle voterait pour Marine Le Pen. De même, le centriste a également réclamé l’exclusion de Sens commun du parti puisque le mouvement pro-famille a fait savoir qu’il n’appelerait pas à voter pour Macron.

1) Economie / Chômage : le grand mensonge révélé

Retenez bien ce chiffre : 43 700… C’est le nombre colossal de Français qui se sont inscrits à Pôle Emploi pour le seul mois de mars 2017. La “prétendue” baisse du chômage, à des fins en réalité électoralistes n’a pas tenu jusqu’à la fin du mandat de François Hollande. Natasha Koenigsberg

En un mois, le bénéfice de la prétendue baisse du nombre de chômeurs sur l’ensemble de l’année dernière – à peine plus de 100 000 chômeurs sortis des comptes de Pôle Emploi sur 2016 – a été quasiment effacé. 43 700 chômeurs de catégorie A en plus rien qu’en mars. C’est le plus mauvais chiffre du chômage depuis septembre 2013… Dans la réalité, déjà, l’an dernier, le nombre de chômeurs n’a pas vraiment diminué. C’est surtout le changement de catégories qui a permis de donner le change… Les chiffres officiels du chômage, utilisés également pour nous comparer avec les pays étrangers, ne prennent en effet en compte que les chômeurs à 100 %, la fameuse catégorie A.

Les chômeurs qui cumulent leurs allocations avec un travail à temps partiel ou encore, sont en congé maladie, en formation, ou dispensés de recherche parce que trop âgés pour espérer retrouver un emploi, ne font pas partie du calcul. Résultat, il y a en France 3,5 millions de chômeurs de catégorie A. Mais si l’on prend en compte les autres catégories de chômeurs, on approche des 7 millions de personnes sans emploi, ne travaillant pas assez, ou planqués dans un dispositif destiné à fausser les statistiques.

Sur l’ensemble du mandat de François Hollande, puisque l’heure du bilan est arrivée, ce n’est pas du tout glorieux, loin s’en faut. Non seulement le taux de chômage en France est l’un des plus élevés d’Europe, derrière l’Italie et l’Espagne, mais pendant ces 5 dernières années, alors que le chômage a partout reculé en Europe, sauf en Italie, il a continué à augmenter considérablement en France. Entre 2012 et 2017, le chômage a ainsi reculé de 39 % en Angleterre, 29 % en Espagne, 25 % en Allemagne, mais il a augmenté dans le même temps de 20 % en France… soit 600 000 chômeurs de plus !

Résultat en Angleterre, le chômage atteint 4,6 %, la baisse du nombre de chômeurs a même été accélérée depuis le vote du Brexit il y a 9 mois… Le chômage en Allemagne est inférieur à 4 %, c’est tout simplement le plein emploi. En France, le taux de chômage officiel est de près de 10 %, 20 % quand on additionne toutes les catégories de chômeurs. Un actif français ou vivant en France sur 5 dépend des allocations chômage ou des minimas sociaux pour vivre avec sa famille.

Autres sujets évoqués dans ce journal de TV Libertés :

2) Société / Nouvelle campagne sauvage pour Les Survivants !

3) Société / Cannabis : le Canada vers une légalisation

4) International / Syrie : Israël à l’origine d’une explosion ?

5) L’actualité en bref

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Publié le: 28/04/2017 05:33
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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Mais qui est donc vraiment Francois-Emmanuel Macron Hollande ?

Mais qui est donc vraiment Francois-Emmanuel Macron Hollande ?

Macron est énarque.

A l’ENA, il  a côtoyé Boris Vallaud (mari de Najat Belkacem) qui fut plus tard directeur de cabinet au ministère de l’Economie et secrétaire général à l’Elysée (qu’il vient de quitter pour briguer la circonscription d’Henri Emmanuelli aux législatives) et y facilita son ascension.

Macron est franc-maçon

Ce qu’il ne manque jamais de faire savoir dans ses discours pour draguer les « Frères trois points » en y glissant des phrases comme celle-ci « Après, que toutes celles et ceux qui se retrouvent en leurs grades et qualités dans ce projet (le sien) le rejoignent, c’est formidable… »
« En leurs grades et qualités » est une expression que les francs-maçons emploient dans l’introduction de leurs discours en loge, et qu’ils utilisent ailleurs pour se faire reconnaître comme tels.

Macron est Young leader

Au club trilatéraliste French American Foundation, filiale du Nouvel Ordre Mondial (NOM) – comme François Hollande.

Macron est un ancien banquier

Administrateur chez Rothschild-finance.

Macron est millionnaire

Nous le savons grâce au redressement fiscal que le fisc lui a infligé au sujet de sa maison du Touquet estimée à 1,4 millions d’euros et par les salaires et primes que lui a versés Rothschild en deux ans : 2,8 millions d’euros, disparus de sa déclaration de patrimoine à la HATVP.

Où sont-ils ? 
A Guernesey avec l’aide de Patrick Drahi ? 
A Genève avec celle de Mathieu Pigasse de la banque Lazard ? 
Aux Etats-Unis avec Rothschild ou placés chez Clinton Foundation ?
S’ils sont en France pourquoi le fisc n’en a-t-il pas connaissance ?

Macron est soutenu par des politiciens

Des dizaines de caciques de la politique (anciens ou actuels ministres, secrétaires d’Etat, députés, sénateurs, présidents de région ou de département, maires…) : François Patriat (PS), Bernard Kouchner (ancien ministre de gauche et de droite), Renaud Dutreil (UMP et créateur du RSI), Jean-Claude Boulard (PS), Jean-Pierre Sueur (PS), Corinne Lepage (qui a papillonné dans de nombreux partis), Nicole Brick (PS), Jean-Michel Baylet (radical de gauche, condamné pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics, PDG du groupe de presse La Dépêche), Gérard Collomb (maire de Lyon PS), Jean-Paul Huchon (PS, condamné pour prise illégale d’intérêt), Dominique Strauss-Kahn, Daniel Cohn-Bendit, Robert Hue (PCF), Fillon, Sarkozy, Le Maire…

Macron est soutenu par des financiers et des patrons du CAC 40 

  • Alain Minc (financier, conseiller politique),
  • Pierre Gattaz (patron du MEDEF),
  • Claude Bébéar (milliardaire, fondateur d’AXA),
  • Vincent Bolloré (milliardaire, propriétaire de l’institut de sondage CSA, actionnaire de Vivendi, Canal+…),
  • Pierre Berger (milliardaire, ex-amant d’Yves Saint-Laurent et PDG de son groupe YSL, mécène historique du PS, copropriétaire de L’Observateur et Le Monde),
  • Bernard Arnaud (milliardaire, fondateur de LVMH dont Garielle Guallar, pacsée à Benoit Hamon, est l’une des directrices, propriétaire de Radio Classique, Le Parisien et Les Echos),
  • Alexandre Bompard (millionnaire, patron de la FNAC et de Darty),
  • Françoise Holder (millionnaire, fondatrice de Boulangerie Paul)
  • etc…

Macron est soutenu par deux patrons des télécommunications :

  • Xavier Niel (patron de Free, copropriétaire de L’Observateur, Le MondeLa Vie Catholique, Télérama …).
  • Patrick Drahi (patron d’Altice, holding luxembourgeoise de SFR-Numéricable, propriétaire de L’Express, Libération, NewsCo, BFM TV, BFM Business, RMC …). 

Patrick Drahi, ami de Macron, qu’il finance par des biais divers, habite en Suisse, possède un compte bancaire dans le paradis fiscal de Guernesey et a logé sa société à la Bourse d’Amsterdam.

Lorsque Macron était secrétaire général adjoint de l’Elysée, Bouygues était en concurrence avec Numéricable pour racheter SFR. C’est Macron qui a permis à Patrick Drahi d’avaler SFR. Et Drahi lui a depuis renvoyé l’ascenseur. Le banquier Bernard Mourad (groupe financier mondial Morgan-Stanley), ami proche de Drahi, est aujourd’hui conseiller spécial du mouvement de Macron En Marche ! et s’occupe activement de sa campagne électorale.

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Dans l’équipe de campagne de
Macron

On trouve une flopée de diplômés de Sciences Po ou de HEC, cadres supérieurs dans de grands groupes, comme par exemple la société américaine de conseil McKinsey.

En 2016, Emanuel Macron a été la personnalité qui a bénéficié du plus grand nombre de couvertures de magazines.

On dit Macron grand ami de Yves de Kerdrel (patron de Valeurs Actuelles et dont le carnet d’adresses est copieusement garni de représentants de l’élite sociale), mais c’est inexact. De Kerdrel décrit ainsi Macron : « un candidat fabriqué de toutes pièces pour servir d’ersatz à un parti socialiste en déliquescence totale, une belle tentative de recyclage de la Hollandie » (VA du 20 avril 2017).

Macron organise depuis des années des diners mondains

Il y invite la crème de l’establishment politico-médiatique et faisait financer ces raouts par le budget de Bercy quand il était ministre.
  
Le dernier en date : à la Coupole, restaurant chic et cher de Montparnasse, pour fêter avec 200 collaborateurs d’En Marche et des personnalités du showbiz son succès au premier tour. Du pur Sarko allant au Fouquet’s avec une vingtaine de copains, mais Sarko avait une excuse, il avait gagné le second tour, Macron pas encore !

Selon Marianne, Macron est allé à Londres obtenir des fonds financiers auprès des banques de la City. Il est aussi allé à Las Vegas aux frais du ministère des finances et à Uccle (près de Bruxelles en Belgique) pour récolter des fonds auprès des expatriés fiscaux.

Macron est-il un menteur ? INCONTESTABLEMENT.

La politique est le moyen pour les hommes  - Voltaire

Macron laisse entendre qu’il est sorti de Normale Sup.
Faux : Macron a échoué deux fois au concours d’entrée de l’Ecole Normale Supérieure.

Elève du lycée élitiste Henry IV, il ne fut pas un étudiant brillant.
Un de ses anciens camarades a indiqué à Marianne que Macron « arrivait à utiliser suffisamment de mots savants pour donner le change à l’oral« .

Macron fait croire qu’il est docteur en philosophie. Le problème est que l’on n’a jamais retrouvé sa thèse. Il prétend alors qu’il n’a produit qu’un mémoire. Mais lorsque les journalistes de Challenges interrogent son supposé directeur de mémoire, le professeur de philosophie Etienne Balibar, celui-ci répond ne pas avoir de souvenir ni de trace de celui-ci.

Le 6 avril 2016, Macron lance son mouvement En Marche ! par un clip vidéo mettant en scène la diversité et les talents de la population française. Mais le lendemain, Yann Barthès, présentateur du Petit journal, révèle la supercherie : le clip de Macron n’est qu’un copier-coller de vidéos étrangères, notamment américaines. 
Par exemple, une supposée Française est en réalité une Américaine figurant dans un clip de campagne des primaires démocrates de Bernie Sanders.

Le 10 avril 2016, au JT de France 2, Macron affirme que son mouvement En Marche ! a dépassé les 13 000 adhérents. Balivernes ! Le Canard Enchaîné révèlera le 12 avril qu’en réalité il ne s’agissait que de 13 000 visites d’internautes sur le site de Macron.

En juin 2016, le ministre Macron ouvre le capital de l’aéroport de Toulouse.
Macron affirme qu’il ne s’agit pas d’une privatisation car les investisseurs chinois n’acquerront « que 49,9% du capital ». L’Etat garde 10% et les collectivités locales possèdent le reste.
Mais Médiapart révèlera l’existence d’un pacte secret d’actionnaires liant l’Etat, non pas aux collectivités publiques, mais aux Chinois et qui leur donne les pleins pouvoirs.

Le 11 août 2016, dans une interview à Paris Match, Macron prétend qu’il dialogue régulièrement avec l’intellectuel tunisien Abdelwahab Meddeb au sujet de la religion et de la place de l’islam en France.
Les journalistes de Match (trop occupés à faire la promotion de Macron ?) ne vérifient pas. Heureusement pour la vérité, le rédacteur en chef de TV5, Xavier Marquet, éventera le mensonge : Meddeb est décédé depuis deux ans !

Macron est-il inculte ? INCONTESTABLEMENT

Il croit que la Guyane est une île.
Il croit que les femmes votaient en 1905, « Pour voter la loi de 1905, il a fallu des femmes et des hommes de gauche et de droite. » Faut-il lui rappeler  qu’en 1905 les femmes ne votaient pas, n’ayant obtenu le droit de vote qu’en 1946 !
Il croit que le Nord est peuplé d’alcooliques, que les Bretons sont illettrés, que la Guadeloupe est un pays étranger, que les militaires sont des barbares.
Et il croit que c’est la famille Le Pen qui a déclenché la guerre de 1939-45 (discours d’Arras), ignorant que ce sont les socialistes qui ont porté le maréchal Pétain au Pouvoir, l’ont poussé à négocier l’armistice avec Hitler, ont participé massivement au gouvernement de Vichy est à la collaboration, pour la plupart jusqu’en 1944


https://www.youtube.com/watch?v=9Jk-jrHZH3w

Dans cette video du discours d’Arras, les hurlements hystériques de Macron sont à comparer avec ceux de qui vous savez :


https://www.youtube.com/watch?v=0Y3FcHQUSDc

Lui aussi était un illustre inconnu, menteur et inculte qui, poussé par le Système de l’époque (1933) à la recherche « d’un singe sachant bien parler », est devenu chef d’Etat.

Macron a-t-il l’étoffe d’un homme d’Etat ?

Frédéric London

Laissons répondre Jacques Attali (qui fut pourtant un de ses premiers supporters en 2012) interviewé par Challenges :

« De quoi Emmanuel Macron est-il le nom ?

Du vide. Du vide de la politique française. Il n’incarne que le vide de cette gauche qui veut à la fois être au pouvoir et ne pas y être parce qu’elle déteste la gauche de gouvernement. Il est de ceux qui rêvent que la gauche ne soit pas au pouvoir. Emmanuel Macron a un talent fou… Si seulement, il se saisissait d’un programme…

Son programme actuel est de l’eau de vaisselle, il faut le lire ! 

« N’incarne-t-il pas la volonté de renouveau qu’attendent les Français ? » 

Les Français rêvent d’être représentés par un inconnu: nous sommes le dernier pays dont la classe politique n’a pas explosé. Ca va sauter.

« Votre livre programme France 2022 a été construit avec des hommes de gauche comme de droite. Est-ce la solution ? » 

D’abord, quelqu’un qui ne se dit ni de gauche, ni de droite, c’est qu’il est de droite !« 

Ainsi, Macron serait, comme l’ont été Mitterrand le cagoulard vichyste et Hollande l’homme qui a fini de couler le PS, un homme de droite qui saurait utiliser la gauche avant de la détruire (Mitterrand état convaincu qu’il serait le dernier président socialiste), l’argent de la finance mondiale et les impôts des Français pour arriver au pouvoir ?

Un clone de Hollande (« Macron, c’est moi » dit Hollande) fabriqué de toutes pièces pour poursuivre la même politique, celle qui convient à l’oligarchie internationale maçonnique, trilatéraliste et financiaro-mondialiste ?

Votons Le Pen, ce n’est pas sans risques, mais c’est tout de même plus sûr !

L’Imprécateur


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Publié le: 29/04/2017 08:02
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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Macron, la grande imposture - Ce que dissimule Emmanuel Macron aux Français

Macron, la grande imposture

Ce que dissimule Emmanuel Macron aux Français

Dans ses derniers discours comme celui qu’il prononça au soir du 23 avril, Emmanuel Macron répète à loisir les mots « République » et « patrie ». Mais son parcours professionnel comme son engagement politique témoignent qu’il n’a cessé d’agir contre l’intérêt général des françaises et des français. Et de leur dissimuler ses objectifs réels. Faits et arguments.

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Emmanuel Macron que ses soutiens omniprésents dans les médias présentent comme « un homme libre et indépendant » est en réalité un pur produit standardisé du système : le clone de François Hollande. Rappelons à ces montreurs de marionnette que leur « homme libre et indépendant » refuse toujours de publier la liste des contributeurs financiers à sa campagne électorale. Est-ce à dire qu’il aurait bénéficié de millions d’euros de plusieurs représentants du système pour monter son spectacle et entrer en scène médiatique en jouant le candidat anti-système ? Car Macron ne devint pas dès le mois de mai 2012 conseiller économique de François Hollande puis ministre de l’Economie par un travail personnel important et innovant en matière économique. Il entra à l’Elysée sur les recommandations appuyées des vieux briscards des réseaux du clan élitiste et arrogant des anciens des grandes écoles et de la grande finance capitaliste. De Jacques Attali à Alain Minc en passant par les inévitables salonards parisiens comme Bernard-Henri Lévy et quelques milliardaires à l’image de Pierre Bergé, les entremetteurs ne manquent pas, tous liés aux cercles atlantistes. De 2011 aux élections présidentielles de 2017, ceux-ci n’ont cessé de border son parcours avec le concours, plus ou moins déclaré, des représentants au pouvoir de la caste des grands propriétaires privés de l’économie. Peu importe qu’ils soient membres de Les Républicains ou « socialistes», le principal étant d’assurer la continuité du système. Son parcours a donc un bilan que les médias officiels n’évoquent pas et qu’il est donc nécessaire de rappeler.

Un bilan économique désastreux

Rappelons que du 15 mai 2012 au 15 juillet 2014 Macron fut Secrétaire général de l’Elysée, chef du pôle Economie et finance, puis, du 26 août 2014 au 30 août 2016 ministre de l’Economie et de l’industrie. A ce titre il est donc celui qui a joué le rôle le plus important avec le président de la République et les deux Premiers ministres Ayrault et Valls dans la politique économique et financière de la France de 2012 à 2016. Quels sont les résultats de la politique Macron-Hollande ? Le chômage a explosé : à son arrivée en mai 2012, la France comptait moins de 5 millions de chômeurs toutes catégories confondues. A son départ en août 2016, 11 millions de personnes sont sans emploi ! Car, parmi celles-ci, aux 6,5 millions de sans emplois officiels s’en ajoutent plus de 5 millions exclues des statistiques. La dette publique : elle se situait à un peu lus de 1800 milliards d’euros à son arrivée et dépasse les 2200 milliards d’euros à son départ en août 2016, soit quasiment 100% du Produit Intérieur Brut. Quant aux impôts dont le montant total se situait à un peu lus de 900 milliards d’euros par an ils sont de 1000 milliards d’euros par an en août 2016. Les entreprises ? Selon une étude publiée par le Cabinet Deloitte et Altares, spécialiste des données sur les entreprises, plus de 63 000 d’entre elles (63 081) ont défailli en 2015, soit 0,8% de plus qu’en 2014 (62 586). Et au premier trimestre 2015, plus de 18.000 sociétés feront faillite entre janvier et mars alors que, depuis 2009, chaque premier trimestre se conclut aux environs de 16.500 défaillances. Le nombre d’emplois menacés par ces défaillances dépasse les 66.000, chiffre record depuis 2009. Si en 2016, la tendance est à une légère baisse sur la majorité des secteurs d’activité (58057 défaillances contre 63081), par contre dans l’agriculture, la sylviculture et la pêche le nombre de défaillances augmente de 4,5 %, passant de 1365 redressements ou mises en liquidation fin 2015 à 1427 fin 2016 ! L’évolution de ces principaux indicateurs montre clairement la responsabilité d’Emmanuel Macron dans l’aggravation de la crise économique et sociale. A peine entré à Matignon comme ministre de l’Economie et de l’industrie, le jouvenceau de la Rothschild poursuivit la même politique que ses prédécesseurs.

Le programme Macron est déjà en application

Comme eux, il liquida une nouvelle partie du patrimoine français, jeta au chômage des milliers de salariés et décida de nouvelles privatisations importantes : aéroport de Toulouse-Blagnac, de Nice-Côte d’Azur, de Lyon… Se trouvant un destin médiatiquement obligé pour la France afin d’assurer la continuité de la politique atlantiste de François Hollande au service des grandes puissances financières, il peaufina la casse industrielle : libéralisation des lignes d’autobus ; accroissement du travail du dimanche et de nuit ; limitation du rôle des prud’hommes ; affaiblissement du code du travail ; déréglementation de la profession des notaires ; privatisation de l’industrie de l’armement et des aéroports ; filialisation de centres hospitaliers universitaires ; assouplissement des normes environnementales… « Si le projet apparaît comme un fourre-tout, il n’en possède pas moins une grande cohérence idéologique, que l’on peut résumer d’une formule : « Toujours moins ». Moins d’Etat, moins de protection sociale, moins de droits syndicaux, moins de règles pour les entreprises, moins de contrôle public » soulignait déjà, en avril 2015, la journaliste Martine Bulard.1 Déjà mis en chantier à cette époque sous l’ancien Premier ministre Valls sous l’appellation grandiloquente de projet « Pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques »2, imposé par la force à coup d’article 49-3, ce début de programme Macron a déjà des allures de grand bond En marche… arrière puisqu’il s’est déjà traduit par une aggravation de la situation économique et sociale. Emmanuel Macron se garde bien, tout comme les médias officiels, de revenir sur cette loi dont il est l’initiateur comme sur ses conséquences catastrophiques pour les entreprises et les français. En réalité, au-travers de sa loi c’est déjà le programme Macron qui est En marche. De même, la « loi travail » Valls-El Khomri-Macron n’est qu’un échantillon de son programme dissimulé sous le vocable trompeur de « libérer le travail ». Chacun peut imaginer facilement ce qui arrivera si celui-ci avait les mains libres pour le poursuivre à marche forcée – et funèbre – une fois installé à l’Elysée.

Ces GOPE que Macron dissimule…

Force est de constater qu’Emmanuel Macron est de tous les projets conçus pour soumettre la France à des puissances étrangères : soutien au traité de libre échange transatlantique (TTIP ou TAFTA) qui placerait les entreprises française sous le droit étasunien, soutien à l’Union dite « européenne » de Bruxelles qui compte aujourd’hui 123 millions de citoyens pauvres ou en exclusion sociale, soutien à l’OTAN et à la guerre en cours contre la Syrie, etc. Mais qui en parle dans les médias officiels ? Aussi, cet homme là qui n’a de cesse d’agir contre l’intérêt général des français ainsi que son bilan en atteste n’a pas qualité à se présenter comme un défenseur du pays dont cet ignare considère même qu’ « il n’y a pas de culture française » !…3 Toute son action politique, ses décisions en matière économique et financière témoignent de son imposture. Les citoyens qui, au-delà des annonces médiatiques, s’intéressent aux programmes politiques des candidats et à la réalité de leur activité politique savent que les Grandes Orientations de Politique Economique (GOPE) décidées par la Commission européenne des hauts fonctionnaires de Bruxelles seront appliquées à la lettre par Emmanuel Macron qui les a déjà faites siennes pour en reprendre les principes et objectifs. Celles-ci se résument en dix points :

1°- « Réduction des dépenses publiques ». Le gouvernement a annoncé son plan de 50 milliards d’économie. C’est la fameuse contrepartie du « pacte de responsabilité » pour ne pas faire exploser le déficit. Or, tous les économistes savent que pratiquer des coupes sombres dans les dépenses publiques lorsqu’un pays est déjà en période de stagnation économique est une politique qui ne peut que conduire à la récession ;

2°- Redéfinir « la portée de l’action des pouvoirs publics ». Cela signifie accentuer les privatisations et la destruction de notre système de santé et de nos services publics auxquels les Français sont majoritairement attachés. La fermeture de plusieurs dizaines de services d’urgence médicale est déjà programmée;

3°- Réaliser « d’importantes économies à court terme (qui) ne peuvent être réalisées sans une réduction significative de l’augmentation des dépenses de sécurité sociale ». Cela se fera par une baisse massive des remboursements de santé puisque la branche maladie représente quasiment 50 % des dépenses de la Sécurité sociale et la privatisation rampante de la Sécurité sociale via le recours croissant aux mutuelles privées. Pour la branche vieillesse, après la hausse de l’âge de départ à la retraite le gel du montant des pensions est à l’ordre du jour. Pour le chômage, le texte parle de « dégressivité des allocations » : cela augure d’une baisse plus importante et plus rapide des allocations dans le temps.

4°- « Simplifier les différents échelons administratifs » : il ne s’agit pas de lutter contre la bureaucratie mais d’éloigner les citoyens des centres de décision. L’objectif est d’en finir avec la République française comme Etat souverain et indépendant pour en faire une province de Washington. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, le déclara lui-même aux agriculteurs en colère : « On ne peut rien faire. La politique agricole se décide à Bruxelles »

5°- Dans le chapitre coût du travail, « il convient que le salaire minimum continue d’évoluer d’une manière propice à la compétitivité et à la création d’emploi ». Traduction : arrêter les revalorisations du SMIC et commencer à mettre en œuvre sa suppression.

6°- «Une attention particulière devrait être accordée aux dispositions réglementaires du Code du travail ou aux règles comptables liées aux seuils spécifiques en matière d’effectifs, qui entravent la croissance des entreprises françaises ». Le candidat Macron appelle cela « libérer le travail ». Il s’agit en fait de renforcer la « liberté d’exploitation » par le grand patronat que la « loi travail » a commencé à mettre en œuvre. Les français étant fiers de leur pays, des valeurs de leur République et de leurs conquêtes sociales, les grands propriétaires privés de l’économie ont souhaité bénéficier d’une main d’œuvre sous-éduquée, bon marché, non syndiquée et corvéable à merci.[i] Avec les guerres contre la Libye, puis contre la Syrie, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont ouvert les filières dites « Méditerranée » et « des Balkan »s. Résultat : non seulement la France est aujourd’hui en pleine illégalité internationale mais, selon la Commission européenne, « trois millions de personnes supplémentaires devraient arriver dans l’Union européenne » par ces deux corridors pour la seule période 2015-2017. La Commission n’a pas fixé de quotas par pays pour les groupes criminels venus par les mêmes filières…

7°- « Accroître la souplesse des conditions de travail en cas de difficultés économiques provisoires ». Il s’agit, comme à commencer à l’instituer la « loi travail » Valls-Macron- El Mokhri, de poursuivre la remise en cause de l’existence même des contrats de travail à durée indéterminée (CDI) et d’accroître leur précarisation.

8°- « Une majorité reste confrontée à d’importantes barrières à l’entrée ou à l’exercice (par exemple les taxis, le secteur des soins de santé, les notaires et, plus généralement, les professions juridiques) ». L’objectif est de pousser plus loin la déréglementation de ces professions déjà en difficultés suite à différents traités de l’Union « européenne ».

9°- « Les tarifs réglementés restent d’application pour les ménages et, en ce qui concerne l’électricité, ils sont fixés en dessous des niveaux de coûts et l’accès pour les autres fournisseurs est limité.» La hausse des tarifs et la privatisation d’EDF sont également programmées.

10°- « Dans le secteur ferroviaire, des barrières à l’entrée continuent d’entraver le bon fonctionnement du marché ». La privatisation de la SNCF et sa mise en concurrence forcée sont également envisagés. La privatisation partielle de la SNCF a déjà eu des effets très « significatifs » en matière de compétitivité : depuis le lancement du TGV en 1982, aucune ligne à grande vitesse ne relie toujours pas Paris à une capitale régionale comme Bordeaux, les actionnaires des sociétés privées trouvant cette réalisation trop coûteuse…4

Pour faire passer tous ces mauvais coups tout un dispositif de communication a été élaboré avec des objectifs différents pour le premier et le second tour des élections présidentielles.

Le contrat social français et la paix en danger

L’importante campagne de communication et de désinformation orchestrée par l’équipe d’Emmanuel Macron dissimule les conséquences du programme politique de candidat de la grande finance : la dislocation du contrat social français et la continuité de la politique belliciste de Bruxelles contre la Fédération de Russie et la paix. Lors du premier tour des élections présidentielles, l’objectif recherché par l’équipe et les soutiens d’Emmanuel Macron fut de mettre François Fillon hors course sans mener de campagne particulière contre Marine Le Pen. Le but recherché était alors de réorienter le vote des électeurs LR et du centre vers le candidat mis en scène par François Hollande et les milieux atlantistes. D’autre part, ces derniers laissèrent Benoit Hamon mener sa campagne sous les couleurs du parti « socialiste » avec le seul objectif de faire échec à Jean-Luc Mélenchon. François Fillon, seul candidat qui aurait pu mettre en échec Macron, mis hors de course, la communication change d’orientation pour le second tour. Après « la rupture » de Nicolas Sarkozy et « le changement maintenant » de François Hollande, il ne reste plus aux dirigeants « socialistes » qu’à laisser continuer de diaboliser le Front national par ses habituels détracteurs tout en présentant Emmanuel Macron comme « l’homme du renouveau ». Nouveaux visages et recette éprouvée pour la même vieille politique.

« Il nous vend un personnage de théâtre… »

Au théâtre médiatique Macron joue aux français la pièce du « candidat anti-système». Cette compétition à qui distribuera le plus de promesses non tenues a fonctionné à fond. Dans cette démocratie rabaissée à un simple concours de maquillage, les messes médiatiques à grand spectacle ont donné à certains le sentiment de participer au « pouvoir du peuple ». Las ! Ils ne sont que les brailleurs d’un show de divertissement politique jetable, les chauffeurs de salle et petits porteurs de drapeaux applaudissant aux déclarations d’épate, les paumés gavés d’un produit toxique rendu consommable et envedetté à coups d’annonces médiatiques répétées. Ainsi que l’a souligné, non sans humour, l’économiste Jacques Sapir, « tout ceci met au grand jour ce qu’est la candidature d’Emmanuel Macron. Une pièce montée, avec ce goût un peu douceâtre et écoeurant des pâtisseries de supermarché qui ont le sucre et les lipides en excès. C’est une candidature qui précède le programme, alors que la logique imposerait l’inverse. Car, se présenter à l’élection présidentielle, ce n’est pas rien, même si ce n’est que pour briguer le poste de gouverneur d’une France soumise à l’Allemagne. On attend d’un candidat un programme et une vision, qui ne se limite pas à des effets de manche dans des salles de réunions et devant des auditoires conquis d’avance. On attend du fond ; et le fond ici, contrairement à la fable du laboureur et de ses enfants, c’est bien ce qui manque le plus. »5

Sous une présentation trompeuse sur le thème de « la révolution » et du « renouveau », le programme de Macron ne propose rien d’autre que la continuité de la politique du président et des gouvernements de François Hollande à laquelle il a lui-même collaboré au plus haut niveau de l’Etat.

Propose-t-il de dégager la Banque de France du carcan de la Banque centrale européenne et des intégristes des marchés financiers ? Non. Propose-t-il de nationaliser le secteur bancaire et financier afin de permettre aux français de contrôler les mouvements de capitaux pour assurer la stabilité financière et monétaire du pays ? Non. Propose-t-il de nationaliser les sociétés du CAC40 afin de mettre l’économie au service de l’intérêt général, stopper l’évitement fiscal de ces entreprises, développer la gestion démocratique et créer de nouveaux rapports entre ces grands groupes et le tissu des PME et TPE ? Non. Propose-t-il d’interdire les licenciements dans les entreprises qui réalisent des profits ? Non. Propose-t-il de mettre en place un cadre législatif favorisant des avancées dans la gestion démocratique des entreprises, ces lieux où hommes et femmes passent l’essentiel de leur vie ? Non. Propose-t-il de nouvelles dispositions comme le recours aux référenda pour développer le débat et le choix démocratique du pays sur les grandes questions nationales ? Non. Propose-t-il de sortir du bloc militaire OTAN afin de redonner à la France son indépendance militaire, la maîtrise de sa défense et de s’engager pour la paix de la planète contre tout impérialisme ? Non. Propose-t-il de sortir de l’Union « européenne » de Washington pour participer à la construction de la grande Europe, bien réelle celle-là, qui s’étend de Vladivostok à Lisbonne ? Non.2 Rien de tout cela. Et pour cause : produit croisé de l’ENA, de l’Inspection des finances, de la banque Rothschild, socialo palot – pléonasme – petit-bourgeois, il est l’esbroufeur type enfanté par la génération Mitterrand. Se présenter comme « anti-système » quand on a eu le cerveau formaté à l’ENA – école où l’on apprend à gérer et reproduire le système à coups de règlements –, quand on a travaillé à la Banque Rothschild – institution qui figure au nombre des principaux acteurs de la financiarisation de l’économie –, quand on a été conseiller économique de François Hollande et ministre de l’Economie et de l’industrie du gouvernement Valls – avec les résultats désastreux que l’on connaît –, relève de l’imposture. Comme l’a si bien dit l’économiste Jacques Sapir, « il nous vend un personnage de théâtre, l’arriviste qui crache dans la soupe qui l’a longtemps nourrie. »6 Et l’on cherche en vain dans le parcours d’Emmanuel Macron le moindre élément qui permette de juger de son éloignement avec le dit système bien avant qu’il ne quitte la banque Rothschild en 2012 pour être injecté dans les allées du pouvoir politique. Aussi, Macron doit-il rassurer et bercer d’illusions sa « clientèle électorale ». Il eut du reste, bien maladroitement, à l’occasion du 71ème congrès de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles qui se tenait à Brest en mars 2017, de dire tout haut ce qu’il pensait tout bas de la France du travail : « Un éleveur n’aime pas faire souffrir ses animaux, c’est comme penser qu’un entrepreneur aime licencier. » Du bétail, des boeufs quoi !… Ce n’est pas pour rien que les journaleux parigots se pâment devant ses discours creux à l’odeur des caves vides. Il est à l’image des rienologues de Balzac dans sa Monographie de la presse parisienne : « La page à l’air d’être pleine, elle a l’air de contenir des idées ; mais, quand l’homme instruit y met le nez, il sent l’odeur des caves vides. C’est profond, et il n’y a rien : l’intelligence s’y éteint comme une chandelle dans un caveau sans air. Le rienologue est le dieu de la bourgeoisie actuelle ; il est à sa hauteur, il est propre, il est net, il est sans accidents. Ce robinet d’eau chaude glougloute et glouglouterait in saecula saeculorum sans s’arrêter. »

L’essentiel : sauver le contrat social français

Comme je l’ai déjà dit, dans les faits, le programme d’Emmanuel Macron est déjà en application. Ceux qui s’apprêtent à voter et à faire voter pour cet imposteur contribueront à l’assassinat prémédité, planifié, cyniquement calculé de ce qu’il reste du contrat social français qui repose sur l’emploi salarié. Sans doute faut-il rappeler aux français la nécessité de s’opposer farouchement à sa destruction en cours ainsi que le fait Hervé Sérieyx, qui fut dirigeant d’entreprise, haut fonctionnaire et professeur d’université, dans son ouvrage pertinent Alerte sur notre contrat social : « Rappelons qu’en France, l’essentiel du contrat social repose sur l’emploi salarié : c’est lui qui finance pour la plus large part la sécurité sociale, et donc le système de santé, les retraites et le système de solidarité générationnelle, le train de vie de l’Etat via l’impôt et donc l’ensemble des systèmes de redistribution. Cet emploi salarié, au coeur de notre contrat social, dépend lui-même du destin de nos entreprises. »7 Les français qui ont voté et s’apprêtent à voter pour le candidat de la coalition « socialiste-Les Républicains » ou à s’abstenir n’ont visiblement pas encore pris conscience de la gravité des conséquences de la conception anglo-saxonne de l’entreprise (le « tout-actionnaire ») que défend En Marche. Une conception qui remet en cause l’emploi salarié sur lequel repose l’essentiel du financement de nos systèmes de solidarité ; une conception dont le programme de Macron, déjà en cours d’application, peut mettre à terre tous les fondements de notre protection sociale et dissoudre les liens qui nous permettent de faire société. Plus les entreprises seront privatisées au profit d’intérêts particuliers, plus l’intérêt général continuera de régresser, plus l’emploi salarié s’affaiblira, plus les solidarités s’effilocheront, plus le chômage et la misère gagneront de nouvelles couches de la société, plus l’avenir sera incertain et sombre. Pour cette raison essentielle, même sans être en accord avec le programme du Front national qui n’a, de mon avis, rien d’extrémiste, le vote pour sa candidate appert en la circonstance comme le seul moyen de faire barrage à la destruction continue de notre société par la grande finance en redonnant la parole au peuple de France. A l’opposé, une victoire d’En Marche entraînerait la France dans l’instabilité politique par les querelles internes et la recherche de majorité de circonstances des vieux partis – de LR aux groupuscules gauchistes en passant par les restes du couple Ps-Pcf -, dans l’aggravation de la situation économique et financière du pays par la poursuite de la politique de déréglementation et de privatisation avec pour conséquence une précarisation sociale sans précédent. On peut y voir des « avantages » à un moment où Macron, ancien collaborateur du criminel François Hollande8 en regard du droit international, s’est déclaré favorable à la guerre contre la Syrie et a pris des positions hostiles à l’encontre de la première puissance du continent européen, la Fédération de Russie. Mais que peut faire d’autre un candidat de la grande finance apatride alors que les milieux atlantistes de Washington et de Bruxelles cherchent à provoquer un nouveau conflit majeur pour effacer leur endettement et sauver leur système en crise ?9 Mais cela est une autre histoire dont les résultats du premier tour des élections présidentielles ont montré qu’elle échappe visiblement à l’entendement d’une majorité de français.

Jean-Loup Izambert
Lire aussi :

Notes

1.Loi Macron, le choix du toujours moins, par Martine Bulard, Le Monde Diplomatique, avril 2015.

2.Sénat Projet de loi considéré comme adopté par l’Assemblée nationale en application de l’article 49, alinéa 3, de la Constitution après engagement de la procédure accélérée « Pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », 19 février 2015.

3.Discours d’Emmanuel Macron, Lyon, 5 février 2017.

4.Lire sur ces sujet Les GOPE (Grandes Orientations de la Politique Economique) ou la feuille de route économique de Matignon, par Charles-Henri Gallois, responsable national de l’UPR e n charge des questions économiques, 13 mars 2017, www.upr.fr, privatisations en France.

5.L’inquiétant M.Macron, par Jacques Sapir,12 février 2017.

6.Ibid

7.Alerte sur notre contrat social, per Hervé Sérieyx, Ed. Eyrolles, p.16.

8.Lire 56, tome 1 L’Etat français complice de groupes criminels et 56, tome 2 Mensonges et crimes d’Etat, par Jean-Loup Izambert, IS Edition.

9.Lire Trump face à l’Europe, par Jean-Loup Izambert, IS Edition (En vente sur www.amazon.fr)



http://www.l-union-fait-la-force.info


Publié le: 29/04/2017 09:06
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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