Re : Polémique autour d'une soupe au porc à Nice [Toutes l'actu d'avant 2012] : Union patriote face à l islam, l UE et traitres politiques
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Re : Polémique autour d'une soupe au porc à Nice
#4

Ce texte est remarquablement complet, mais manque un peu de clarté vu la longueur. Je me suis permise de réorganiser les arguments. Il y en a principalement deux : points N°1 et 2. Chaque argument est renforcé par un autre argument qui découle du premier (=corollaires) : points N°1bis et 2bis. L’argument N°3 découle d’un raisonnement « par l’absurde ». Pensez à moi quand vous mangerez votre boudin en famille à Noël...

Ce qu’il faut démontrer :

« Une soupe au porc distribuée gratuitement dans la rue n’est pas discriminatoire et ne peut pas l’être, même s’il y avait une intention sous-jacente, de la part des organisateurs, d’exclure certaines communautés qui ne consomment pas ces mets ».

 

1) Impossibilité du  « transfert de responsabilité »

La responsabilité de ne pas manger de porc revient à ceux qui n’en mangent pas, et non pas à ceux qui en mangent. Ce ne sont pas ceux qui en mangent qui ont exigé de ceux qui n’en mangent pas, de ne pas en manger (= argument principal !!!).

Le raisonnement des plaignants est le suivant : « je ne mange pas de porc et c’est votre problème ». C’est un vice de forme dans l’accusation de discrimination (= transfert de responsabilité) : déclarer la soupe au porc discriminatoire reviendrait à rendre responsables ceux qui mangent du porc du fait que ceux qui n’en mangent pas, n’en mangent pas.

Cette auto-exclusion volontaire est du domaine de leur responsabilité, et non de la responsabilité d’autrui. Un Français de souche végétarien est également exclu de cette distribution.

La réponse doit être : « vous ne mangez pas de porc et c’est votre problème, ça ne peut pas être le nôtre car nous ne sommes responsables ni de ce que vous faites, ni de ce que vous ne faites pas ». Chacun est donc responsable de ce qu’il fait, ou de ce qu’il ne fait pas, sans possibilité aucune de rendre autrui responsable de ses choix.

1bis) Dans quel cas la responsabilité de la discrimination serait-elle avérée ?

La soupe au porc eût été discriminatoire si ceux qui mangent du porc, interdisaient à ceux qui n’en mangent pas, d’en manger (responsabilité avérée émanant de ceux qui mangent du porc). Or ce sont bien ceux qui ne mangent pas de porc qui sont responsables du fait de ne pas en manger. Impossible de transférer cette responsabilité vers ceux qui en mangent.

Cette soupe au porc serait discriminatoire si l’on refusait sa distribution à un ressortissant d’une communauté précise. Toute personne qui se présente à la soupe au porc est servie, sans qu’il soit d’ailleurs possible, le plus souvent, de savoir à quelle communauté appartient telle ou telle personne.

En rendant la soupe au porc discriminatoire, on prend pour hypothèse vicieuse que la totalité des membres des communautés obéissent aux préceptes de ces communautés, ce qui est évidemment faux. Le critère de non-service n’est donc pas l’appartenance à telle ou telle communauté mais simplement le fait de ne pas venir se faire servir.

2) Confusion entre « savoir » et « avoir à savoir »

« Cette soupe est discriminatoire parce que vous savez très bien que telle ou telle communauté ne consomment pas ce genre de mets ». On confond allègrement « savoir » et « avoir à savoir ». Or le fait de savoir une chose n’implique absolument pas qu’on ait à la savoir, et à en tenir compte. Pour les Chinois, le fait de savoir que nous ne mangeons pas de chat n’implique pas qu’ils ont à le savoir, ni qu’ils doivent en tenir compte.

On cherche perpétuellement à investir les cerveaux de problèmes qui ne sont pas les leurs. Les Européens ont fini par savoir que certaines communautés ne consomment pas de porc, mais ils n’ont pas à le savoir, au sens où ils n’ont pas à en tenir compte. Certains peuvent décider d’avoir à le savoir, d’autres peuvent décider de ne pas avoir à le savoir.

La soupe au porc ne peut donc pas être discriminatoire même s’il y avait, de la part des organisateurs, une intention sous-jacente manifeste d’exclure certaines communautés de la distribution.

2bis) Les mets « identitaires » sont-ils illégaux ?

Tous les mets identitaires sont autorisés. Toutes les associations identitaires peuvent proposer leurs mets spécifiques. Exemple : concert de musique classique, fête de la bière, pizzérias…N’importe quelle association, identitaire ou non, a parfaitement le droit d’organiser ses propres manifestations caritatives, surtout à l’intention des plus pauvres, fussent-ils prioritairement les leurs, idéologiquement parlant.

La seule solution pour les plaignants est d’organiser juste à côté la distribution d’une soupe concurrente mais, en aucun cas, de faire interdire la soupe identitaire. Mais il est sans doute plus jouissif de tester jusqu’où l’on peut faire reculer un État de droit, en posant problématique sur problématique, et en hantant les tribunaux.

Il est notoire que les victimes de toutes ces attaques sont toujours les mêmes, à savoir les Européens de souche : tout se passe comme si l’on souhaitait, de façon assez aberrante, que tous les comportements identitaires soient autorisés, sauf les comportements identitaires européens.

Il faudra que les éternels plaignants s’y fassent : les Européens de souche existent, et ont le droit d’exister en tant que tels, au même titre que les autres.

3) Aucune communauté n’a de suprématie par rapport aux autres

Que se passe-t-il si nous acceptons de considérer la soupe au porc comme discriminatoire ? (=preuve par l’absurde). Cet argument est très révélateur de la part de ceux qui dénoncent une discrimination, car ils la dénoncent en se permettant eux-mêmes de discriminer à leur manière = discrimination à l’envers.

La reconnaissance officielle de la mise à l’index d’un certain aliment, au seul motif que telle ou telle communauté l’a elle-même mis à l’index, reviendrait à favoriser les communautés demanderesses. Ce serait reconnaître une suprématie de revendication des communautés demanderesses. Cela reviendrait à créer un cas particulier, à exiger un traitement spécial, à discriminer les particularismes des autres communautés, à le graver en quelque sorte dans le marbre. Ce serait favoriser de façon incompréhensible une revendication identitaire.

Aucun particularisme n’a à être hiérarchiquement prioritaire ou supérieur par rapport aux autres. Toutes les communautés peuvent exister, qu’il s’agisse de communautés ou de regroupements par affinités diverses et variées. A aucun moment, une communauté ne peut revendiquer de suprématie particulière par l’intermédiaire d’une revendication identitaire qu’elle voudrait prioritaire par rapport aux autres.


Publié le: 18/11/2012 16:40
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Re : Polémique autour d'une soupe au porc à Nice
#5

Je préfère ton post qui permet une lecture évidemment beaucoup plus agréable :) Merci Christaline.

En dehors de ça, quel est ton avis personnel ? :)


Publié le: 18/11/2012 22:18
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Re : Polémique autour d'une soupe au porc à Nice
#6

Il est vrai que l’intention des organisateurs de ces soupes est bien de provoquer un émoi, que ce soit du côté des musulmans ou des non musulmans. Ils veulent avant tout susciter le débat, en rendant - aussi - un service à la communauté. Se sentira agressé celui qui veut se sentir agressé.

Si ces réunions sont organisées dans un bon esprit, elles peuvent répondre à beaucoup de nos préoccupations humaines. Pour ceux qui boivent la soupe : manger, se réchauffer, être consolé, se sentir reconnu dans son malheur. Pour ceux qui la servent : partager, se sentir utile, être reconnu dans son identité. Le bénéfice est donc réciproque.

La plupart du temps, ces manifestations se veulent « bon enfant ». Pas de nationalisme arrogant. Juste un coin de chaleur sympa pour discuter avec les gens qui passent. Lorsque ces soupes identitaires sont organisées, les cuistots se mettent véritablement « au service » des gens, de leur faim et de leur solitude. Le militantisme n’est pas l’objet principal. C’est l’humain qui est le centre d’intérêt. Et bien souvent, les gens se mettent à parler ensemble. Il y a quelque chose de rassembleur dans le fait de manger le même repas.

http://www.youtube.com/watch?v=qqK1VgUunqk

Malheureusement, certaines distributions de soupe ont étés effectivement ponctuées de déclarations nationalistes au parlophone un peu trop revendicatrices à mon goût. Je ne cautionne pas ce genre de démonstration.

On peut expliquer pourquoi on tient à cette soupe en remplissant les gamelles, et pourquoi le porc est son ingrédient principal. Il ne faut pas mentir aux gens et les prendre pour des imbéciles. Mais on doit garder au centre ceux dont on vient s’occuper : les gens de la rue, qu’ils soient SDF ou de simples passants curieux. Pour moi, soit on décide d’être dans la générosité et l’échange, soit on manifeste. Faire les deux en même temps est indécent. Cela déshonore toute la force et l’humanité du geste. Une petite vidéo postée sur la toile pour expliquer en quoi ce geste est militant est amplement suffisant pour amener la réflexion un cran plus loin. De même un petit flyer distribué lors du service avec le nom de l’organisation peut aussi faire l’affaire.

Plusieurs questions se posent face à cette soupe, que nous soyons musulman ou non, et que nous y participions ou non :

-Vais-je manger de cette soupe si je suis dans le besoin malgré l’interdit ?

-Jusqu’où suis-je prêt à accepter ce qui est contraire à mes valeurs ?

-Suis-je capable de renier mes valeurs pour me fondre à celles de l’autre ?

-Qui est responsable de la « discrimination » ? Moi ou l’autre ?

-Ceux qui servent la soupe interdisent-ils la soupe à certaines personnes ?

-Quelle est la pression que mon clan exerce sur moi si je vais me servir, malgré l’interdit ?

Certains ont critiqué « l’instrumentalisation » des SDF. Mais je suis désolée, ce n’est pas pire que ce que le Parti Socialiste a fait en France dans les années 1980.  Pour déstabiliser la montée de la droite, le PS avait organisé simultanément l’arrivée au pouvoir du Front National (avec Le Pen grâce à la "proportionnelle") et la création de « SOS Racisme ». A l’époque, c’était l’immigration maghrébine qui avait été le sujet de cette instrumentalisation. Ce n’est pas parce que le mouvement venait de la gauche qu’il était plus propre.

 

 


Publié le: 20/11/2012 09:22
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