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Peut-on vraiment interdire l’islam ?
#1

C’est une question qui revient sans cesse dans les discussions entre patriotes ou les articles de la patriosphère : que peut-on faire pour interdire le Coran, voire l’Islam ? D’ailleurs on ne serait pas en présence d’une religion mais d’une idéologie totalitaire, ce qui devrait d’autant plus faciliter une telle interdiction.

Interdire le coran


Cette dernière affirmation, si elle est compréhensible, est excessive. Dès lors que l’on croit en un dieu créateur de l’univers, donc de l’humanité, qui jusqu’à la fin des temps dirigera chaque évènement, chaque destin ; un dieu avec lequel on communique par la prière, que l’on rejoint après la mort si on le mérite, à défaut de quoi on va en enfer ; un dieu dont les exhortations sont contenues dans un livre par là même sacré, comment peut-on dire que l’on n’a pas embrassé une religion ?

Certes l’islam n’est pas qu’une religion. Parce que ses règles englobent toute la vie des individus y compris dans ses formes d’organisation sociale, il est un système, que l’on peut qualifier de politico-religieux. Parce qu’il ne laisse aucune place à l’autonomie de la volonté, ce système est totalitaire.

Mais l’interdire est une proposition qui a besoin d’être précisée afin d’en cerner les difficultés et les limites.

Utiliser la justice contre le Coran ?


C’est le sujet qui revient le plus souvent. Sans attendre un changement politique, pourquoi ne pas attaquer en justice un livre dont bien des passages tombent sous le coup de la loi ?

Ce souhait est parfaitement justifié. Quiconque a lu le Coran en connaissant les limites à la liberté d’expression posées par le droit de la presse, ne peut que s’étonner que l’on puisse librement se procurer un tel livre. On y trouve en effet de façon répétée des provocations à la violence, la discrimination, la haine, à l’égard des non-musulmans et des femmes (pour l’homosexualité il faut se référer aux hadiths). Se trouve donc applicable l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881, si souvent utilisé au profit de la bien-pensance :

- alinéa 8 : « Ceux qui… auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis… »

- alinéa 9 : « Seront punis… ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap ou auront provoqué, à l’égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal. ».

Il est donc légitime de s’étonner qu’un livre illégal dans toute l’Union Européenne (la législation sur ce point y étant peu ou prou commune) y soit diffusé sans entrave, tandis que ceux qui le critiquent risquent de se voir appliquer la loi à laquelle le livre échappe. C’est le comble de l’arbitraire, digne de l’Ancien Régime.

Obstacles pratiques


C’est qu’il ne suffit pas qu’un délit soit commis pour que les auteurs se retrouvent par magie devant un tribunal : encore faut-il que quelqu’un prenne l’initiative des poursuites. Or une personne ne peut poursuivre un délit dont elle n’est pas personnellement victime, donc la plainte d’un citoyen serait ici irrecevable. Seuls peuvent agir :

- Le Parquet, autrement dit les Procureurs de la République. Il ne faut pas rêver. Dans une matière aussi sensible, aucun magistrat quelles que soient ses convictions personnelles ne touchera à un tel brulot.

- Une association déclarée depuis au moins cinq ans et dont les statuts prévoient la lutte contre le racisme ou contre les violences et discriminations fondées sur le sexe. De telles associations existent, nous les connaissons bien, et c’est pourquoi nous savons qu’il n’y a rien à en attendre. Leur objectif est de protéger le Coran en poursuivant (quand c’est possible) ceux qui le critiquent, par un renversement des valeurs dont on a peu d’exemples (voire aucun) dans les systèmes qui se veulent démocratiques.

Une association comme Résistance républicaine pourrait le faire dès qu’elle aura atteint cette ancienneté, sans se cacher les mille embûches à surmonter.

D’abord on ne fait pas un procès à un objet (le livre) mais à une ou des personnes. En l’occurrence pourraient être poursuivis : imprimeurs, éditeurs, vendeurs, annonceurs, responsables de sites internet et hébergeurs. Or chacun d’eux ne peut être poursuivi que pendant un délai d’un an après la mise en vente, la mise en ligne ou l’annonce. Autant dire que pour tous les exemplaires déjà vendus ou mis en ligne, ce délai de prescription est écoulé depuis longtemps. Quant à ceux achetés individuellement à l’étranger, aucune parade puisque la possession d’un livre n’est pas un délit et ne doit pas l’être dans un régime de liberté.

Ensuite se poserait le problème de la consignation fixée par le juge d’instruction, somme que le plaignant partie civile (l’association en l’occurrence) doit consigner au greffe du tribunal. Dans ce cas elle serait probablement très lourde, aucun barème légal n’existant.

Enfin, comment être confiant quant à l’issue de l’instruction et éventuellement dans le jugement, quand on sait les formidables pressions qui s’exerceraient sur les juges, dont la majorité penche d’ailleurs à gauche ?

Et après un changement politique ?


Seul un changement de personnel et d’orientation politique pourrait apporter un résultat significatif. Nul besoin alors de légiférer, puisque la loi existante, telle que vue plus haut suffit. Elle serait éventuellement modifiée pour protéger la liberté d’expression (disparition de la notion de « haine » trop vague ; précision restrictive de la notion de « discrimination ») mais devrait être maintenue pour le reste.

Dès lors le Garde des Sceaux donnerait instruction aux Parquets d’engager des poursuites contre les personnes citées précédemment, mais uniquement pour les actes à venir : impression, édition, vente, publicité, gestion de site, et la loi pourrait y ajouter l’importation même à titre gratuit . Ces poursuites seraient précédées d’une sorte de préavis donné par le Garde des Sceaux afin que tous sachent que la passivité des pouvoirs publics a pris fin, après quoi chacun prendrait ses responsabilités.

Resterait entier le problème des nombreux exemplaires déjà en circulation, de ceux achetés individuellement à l’étranger, et des sites internet dont certains sont hébergés en dehors du territoire. Peu importe : dans l’ensemble du dispositif, cette présence résiduelle qui irait en se réduisant ne serait pas gênante.

Que signifie interdire l’Islam ?


Comme dit plus haut, la loi ne peut interdire que des actes concrets. Dès lors un texte interdisant « l’islam » n’aurait aucun sens. Il devrait viser certains agissements découlant du culte musulman qui sont incompatibles avec les valeurs de notre république, à commencer par la laïcité. Lesquels ?

On ne peut interdire le respect des cinq piliers de l’islam

Rappelons-les : la profession de foi : « il n’y a de dieu que Dieu et Mahomet est son prophète » – c’est la formule que l’on prononce devant un imam et qui marque l’entrée d’une personne dans le culte musulman ; la prière ; l’aumône ; le ramadan ; le pèlerinage à la Mecque.

L’interdiction de ces cinq pratiques n’est ni possible ni nécessaire. Comment et pourquoi empêcher quelqu’un de réciter une formule rituelle, de prier même plusieurs fois par jour, de verser de l’argent à sa communauté, de jeûner, de voyager où il veut ?

En revanche la loi doit veiller à ce que ces pratiques n’interfèrent pas sur la vie sociale, pour trois d’entre elles. Cela implique :

- L’interdiction de toute prière dans l’espace collectif, ce qui inclut non seulement l’espace public, mais l’entreprise et l’école, entre autres.

- Une surveillance vigilante pour s’assurer qu’aucune pression n’est exercée sur les pratiquants afin qu’ils versent « l’aumône », faute de quoi on serait en présence d’un impôt communautaire, pour ne pas dire d’un racket.

- L’absence de toute complaisance pour le ramadan. Aucun avantage, aucune dérogation ne pourrait être accordée pour ce motif dans la vie sociale. Le salarié qui pour cause de ramadan serait somnolent, absent, irascible, serait traité comme tout autre salarié dans les mêmes circonstances.

On peut interdire nombre d’autres pratiques.


On ne saurait les citer toutes, mais seulement les plus significatives.

- L’abattage rituel. Rien de plus facile ni de plus légitime que de mettre un terme à cette pratique barbare, qui concerne également le Judaïsme. Cela entrainerait ipso facto la disparition des rayons halal et casher dans les grands magasins, comme des plats halal dans la restauration (c’est plus rare pour le casher).

- Les menus différenciés dans les lieux de restauration collective. Qu’il s’agisse de l’entreprise, de l’école, des self-services, plus de menus « avec » ou « sans porc ».

- Les tenues vestimentaires exprimant l’appartenance religieuse. On ne devrait plus pouvoir se montrer dans l’espace collectif avec un hidjab, une djellaba, un kami, une kippa… Les cas litigieux seraient tranchés par les tribunaux et feraient jurisprudence Seuls les ministres du culte échapperaient à l’interdiction, leur tenue religieuse étant en quelque sorte une tenue de travail, et leur nombre modeste.

- Les mosquées constituent le cas le plus délicat. Interdire la construction de mosquées serait contraire au principe de laïcité figurant dans le préambule de la constitution, dès lors que les autres édifices religieux ne font pas l’objet d’une interdiction identique.

Il serait possible en revanche d’interdire : le financement de l’étranger ; le financement public déguisé par le biais des prétendus centres culturels, dès lors qu’ils comportent un espace dédié, ou pouvant être dédié à la prière ; les minarets et naturellement l’appel à la prière ; les formes architecturales qui ne s’intègrent pas à notre environnement.

Que faire des mosquées existantes ? Il n’est pas sérieux de prétendre les détruire comme on le lit ici et là. Ce que les bolchéviques ont fait avec les églises orthodoxes, un Etat de Droit ne peut se le permettre. L’expropriation généralisée serait également impossible car la loi qui la déciderait serait contraire à la constitution, notamment là encore au principe de laïcité.

Mais un texte pourrait autoriser des inspections inopinées dans les centres culturels ayant reçu un financement public, afin de vérifier qu’il ne s’y trouve pas de salle de prière. Toute fraude découverte (et nous savons qu’il y en aurait…) entrainerait une injonction de modification des lieux sous peine de fermeture administrative. Dans ce dernier cas le bâtiment serait ensuite saisi et transféré au Domaine public.

Le coup de grâce : la liberté d’expression

Les mesures légales ci-dessus énumérées ne feraient pas disparaître l’islam, mais entraveraient fortement sa pratique. On reviendrait à la situation qui était celle des années 70-80 approximativement, quand un nombre plus réduit de musulmans pratiquaient dans la discrétion sans rien revendiquer.

Mais une arme redoutable s’y ajoutant serait fatale à la religion du prophète : la liberté. Une fois que les associations « antiracistes » auraient perdu le droit de se constituer partie civile et donc de déclencher les poursuites contre tout critique de l’islam ; que les parquets auraient instruction de poursuivre non plus les patriotes mais les manifestations illégales de l’islam ; que les médias, subissant le changement politique, auraient été contraints de se déboboïser partiellement, le libre examen de l’islam emportera ce qui resterait de cette croyance anachronique. Aucun système totalitaire ne résiste à la libre critique, sinon il n’est pas totalitaire.

En relisant cet article je ne peux m’empêcher de penser au titre du roman de Marc Levy : Et si c’était vrai ?

Julien Thémis
par Julien Thémis


Publié le: 10/04/2013 10:10
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Re : Peut-on vraiment interdire l’islam ?
#2

« Quand suffisamment de gens sauront ce que l’islam implique, plus personne n’en voudra, même pas la majorité des Musulmans » : entretien avec Alain Jean-Mairet.

 

Europe Israël a rencontré Alain Jean-Mairet, fondateur du site precaution.ch qui oeuvre, notamment auprès des pouvoirs publics helvétiques, en faveur d’une interdiction de l’islam en Suisse.

Europe Israël Alain Jean-Mairet, vous êtes rédacteur et traducteur indépendant à Lucerne. Vous êtes connu, depuis plus d’une dizaine d’années, notamment à travers les réseaux sociaux, comme l’un des promoteurs de l’interdiction de l’islam dans votre pays, la Suisse, mais aussi dans le monde occidental. Un tel projet paraît aujourd’hui irréalisable et même inconcevable dans l’esprit de beaucoup de nos contemporains. Quels arguments pouvez-vous apporter face à ce scepticisme ?

Alain Jean-Mairet Je tente en effet de promouvoir l’interdiction du culte musulman, depuis une bonne dizaine d’années. Je sais bien que l’idée paraît excessive ou opposée à la liberté de culte, à première vue, mais je pense qu’avec suffisamment de persévérance, son bien-fondé doit pouvoir s’imposer.

Je pars du principe que ce qui est illégal devrait être interdit et je réunis des preuves montrant que le culte musulman est bel et bien illégal. Concrètement, les éléments obligatoires de la prière musulmane, respectés par tous les courants de l’islam, impliquent de maudire les juifs et les chrétiens (ou tous les non-musulmans selon une interprétation minoritaire) au moins 17 fois par jour (à chaque prosternation). Cela tombe clairement, à mes yeux, sous le coup de nos lois dites «antiracistes». Et le coran prescrit de consacrer la zakat, c’est-à-dire les aumônes musulmanes obligatoires, à la corruption des élites non musulmanes et au financement de ce que nous appelons le terrorisme – deux activités condamnées par nos codes pénaux occidentaux.

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Pour le démontrer, j’ai prié un authentique expert, le professeur Sami Aldeeb (de langue maternelle arabe, docteur en droit et en sciences politiques, traducteur du Coran, auteur d’une édition critique du Coran en arabe, responsable du droit arabe et musulman à l’Institut suisse de droit comparé de 1980 à 2009), de traduire la totalité des exégèses musulmanes, de toutes les écoles, du VIIIe siècle à nos jours, pour les versets coraniques concernés. Les ouvrages en question sont mis à disposition gratuitement en ligne, proposés à la vente sur Amazon, et servent de moyens de preuve dans le cadre d’une série de dénonciations aux procureurs généraux des cantons suisses. On peut suivre l’évolution de ce projet sur precaution.ch/action.

Bien évidemment, les procureurs refusent généralement d’instruire ces affaires. Alors j’écris aux députés concernés en exposant les faits et en les priant de déployer leurs efforts pour faire cesser ces activités illégales. L’ensemble me permet de diffuser ces informations sans l’aide des médias traditionnels, fermés à la critique fondamentale de l’islam, pour diverses raisons. Et c’est là le but ultime, car si les non-musulmans en général savaient ce qu’implique le respect des «piliers» de l’islam (profession de foi, prière, zakat, jeûne du ramadan et pèlerinage à La Mecque), les musulmans ne tenteraient même pas d’exploiter des mosquées et des réseaux financiers dits «halal» dans nos pays.

Europe Israël Interdire l’islam, c’est partir du postulat qu’aucune manière de pratiquer le culte musulman ne trouve grâce à vos yeux, pas même la notion d’un « islam modéré ». Des aménagements dans le culte ne seraient-ils pas plus souhaitables que son interdiction totale qui risquerait de provoquer de fortes résistances des communautés musulmanes d’Europe et même leur colère ?

Alain Jean-Mairet De fait, comme le montrent les recueils d’exégèses du professeur Sami Aldeeb, il n’existe aucun courant de l’islam qui renonce aux éléments que j’attaque. Pratiquement tous les lettrés musulmans continuent d’apprendre et d’enseigner que la prière musulmane maudit les juifs et les chrétiens, et que la zakat doit financer la corruption et la guerre. Entre autres. Pour l’instant, la question d’un «islam modéré» ne se pose donc pas ici, à moins qu’on entende par là un islam non pratiqué, réduit à la seule croyance silencieuse – sans mosquées, sans manifestations publiques visibles, sans écoles coraniques et associations ou organisations musulmanes politisées. Or un tel islam ne verra pas d’inconvénient à ce que le culte normalisé soit interdit – il n’en a nul besoin.

D’autre part, il faut comprendre que ces éléments sont plus que millénaires – l’Islam a maintenant généré une masse de littérature très impressionnante, qui donne à ces aspects un caractère extrêmement rigide. Des aménagements réels ne seraient donc envisageables qu’après une remise en question fondamentale. Et la première étape d’un tel effort doit consister, à mon avis, à réunir des informations fiables et à les soumettre aux acteurs (surtout non musulmans) concernés. 

Enfin, quand on connaît mieux les fondements du culte musulman, on doit constater qu’ils renferment une source de «résistance» et de «colère» bien supérieure à celle que pourrait engendrer son interdiction. Chaque jour, tous les musulmans pratiquants répètent des malédictions contre les juifs et les chrétiens. Chaque jour, la masse monétaire des circuits de financement halal, que le coran veut consacrer notamment à la corruption et à la lutte armée, augmente, au sein même de nos pays. Ne pas mettre un terme à cette évolution me semble constituer le pire risque possible.

Europe Israël Considérez-vous en conséquence que ne pas interdire l’islam ou, du moins, limiter sa capacité d’expansion par crainte des débordements et des risques que de telles mesures coercitives pourraient engendrer, c’est déjà capituler et c’est céder à une forme de chantage ?   

Alain Jean-Mairet C’est sans doute le cas dans une certaine mesure, mais la majeure partie de l’acceptation actuelle de l’islam dans nos pays me semble reposer essentiellement sur l’ignorance. On veut croire qu’il est possible de composer avec l’islam, pour de nombreuses raisons qui peuvent paraître valables après un examen superficiel des faits. Mais une étude sérieuse indique clairement que cet espoir est une chimère et je pense que tous les gens de bonne volonté, dont je veux croire pour ma part qu’ils forment une confortable majorité, le comprendront s’ils disposent d’informations à la fois fondées et bien structurées.

Europe Israël L’impasse dans laquelle se trouve l’islam aujourd’hui ne réside-t-elle pas dans un problème d’interprétation des textes et dans une absence de volonté collective des Musulmans, notamment de leurs représentants, d’entreprendre une réforme du culte qui lui permettrait de s’extraire du contexte médiéval arabe ?

Alain Jean-Mairet Le problème est plus profond. Les textes fondateurs de l’islam condamnent univoquement toute innovation de la religion telle qu’elle a été apportée par le Coran et Mahomet. Les tenants de cette attitude figée peuvent déployer une armada de versets coraniques, de récits de la vie de Mahomet et d’avis de savants parmi les plus respectés de l’histoire de l’islam pour cimenter leur position. On ne peut donc guère militer en faveur d’une réforme en se fondant sur des arguments spécifiquement musulmans. On ne trouve d’arguments valables qu’en dehors de la doxa musulmane millénaire. Ainsi, plus on tolère ou loue l’islam, moins on dispose d’arguments favorisant sa réforme.

Si l’on veut réformer l’islam, à mon avis, il faut commencer par en désacraliser les textes fondateurs. Il faut montrer que le Coran est en fait un mauvais livre, rédigé dans un mauvais arabe, une sorte de sabir, et avec un alphabet qui n’a de toute évidence pas été conçu à l’origine pour la langue arabe et qui constitue davantage une sorte de bricolage sacralisé. Il faut montrer que la fable du prophète est un canular médiéval, sans plus. Ainsi, on peut montrer que La Mecque ne peut pas avoir été la ville dont parlent les traditions prophétiques. Une fois ces faits admis, on peut envisager de chercher les éléments positifs dans le matériel restant et d’en faire une religion normale. Et je pense qu’une interdiction du culte musulman, légale ou simplement formelle, dans les pays non musulmans favoriserait un tel effort de remise en question en donnant des arguments solides aux réformateurs, en prouvant la nécessité vitale d’une «modernisation».

Europe Israël Qu’appelez-vous une interdiction formelle ?

Alain Jean-Mairet Une interdiction non pas déclarée comme telle (interdiction du culte musulman) dans une loi, mais résultant de la simple information des non-musulmans. Pratiquer le culte musulman normalisé ici, c’est notamment maudire les non-musulmans au moins 17 fois par jour, soudoyer nos autorités et préparer le financement de groupes armés subversifs. Si nous étions correctement informés, personne n’envisagerait seulement de fonder des mosquées ou de récolter la zakat dans nos pays. Car chacun saurait que cela est tout à fait inacceptable.

Europe Israël Vous savez pourtant qu’à l’instar de Mahmoud Mohamed Taha en son temps, tous ceux qui ont tenté ne serait-ce que d’expurger le Coran et le droit islamique de ses aspects incompatibles avec le respect des droits de l’homme l’ont payé de leur vie. Qui, dans le monde musulman actuel et compte tenu du réveil jihadiste, oserait s’atteler à une entreprise si périlleuse ? Quand Michel Onfray prône, par exemple, un « prélèvement » des versets les plus problématiques du Coran au regard des normes morales et juridiques occidentales, n’est-ce pas là un vœu pieux ? Ne pensez-vous pas que la violence islamique exige une interdiction plus coercitive ?

Alain Jean-Mairet Il faut lutter contre le terrorisme armé avec des moyens militaires, c’est évident, mais cela n’a rien à voir avec l’effort de réforme. Pour cela, il faut imposer des informations fondées et favoriser la création et le maintien d’enceintes de débat protégées – avec les moyens de communication modernes, cela n’a plus rien d’impossible. D’autre part, le monde musulman génère aujourd’hui un nombre croissant de candidats à une telle entreprise. Si l’Occident rejette officiellement le culte musulman, en se fondant résolument sur ses valeurs propres, et soutient dans le même élan les efforts de réelle remise en question au sein du monde musulman, les réformateurs auront une vraie chance. Ils pourront dès lors notamment travailler librement depuis nos pays, ce qui n’est pas le cas actuellement. Par exemple, Waleed Al-Husseini, apostat palestinien réfugié en France, se plaint amèrement, dans un livre qui paraîtra ce printemps, des pressions qui s’exercent en France contre les gens comme lui. Plus il y a d’islam, moins il y a de liberté. Quand suffisamment de gens sauront ce que l’islam implique, plus personne n’en voudra, même pas la majorité des Musulmans.

Quand suffisamment de gens sauront ce que l’islam implique, plus personne n’en voudra, même pas la majorité des Musulmans.

Europe Israël Croyez-vous que beaucoup de Musulmans ne savent pas déjà ce que l’islam implique ? Et puis, la dimension identitaire et culturelle de l’islam est si forte et si étroitement liée au culte que rejeter cet héritage risquerait d’être inenvisageable d’un point de vue affectif et moral pour beaucoup de Musulmans, ne pensez-vous pas ?

Alain Jean-Mairet Dans leur grande majorité, les musulmans savent que l’islam est un projet de conquête du monde – il est impossible de connaître même seulement très succinctement l’histoire du prophète et de ses compagnons, enseignée à l’école, et d’ignorer l’aspect guerrier de cette entreprise. Mais d’un autre côté, l’islam en général baigne depuis des siècles dans une attitude très attentiste à cet égard. Ceux des musulmans qui n’ont pas fait l’effort d’étudier la religion peuvent donc s’étonner sincèrement de la violence soudainement déployée par les groupes jihadistes et regretter qu’on ne se contente pas d’un jihad (effort) de pure propagande. C’est d’ailleurs la recommandation de certains savants modernes, comme Youssef Al-Qaradawi. Mais peu de musulmans réalisent les implications plus subtiles de la pratique de leur culte, que strictement personne ne remet en question. Se répéter ainsi près de 20 fois par jour que certaines personnes méritent la colère de dieu et/ou sont égarées simplement à cause de leur religion crée une atmosphère irrespirable. Or c’est une conséquence inévitable de la simple prière quotidienne. De même, payer la zakat semble constituer un acte louable, mais comme le Coran et Mahomet la destinent au financement de la corruption et des razzias contre les ennemis de l’islam, cet acte en apparence anodin engendre des troubles graves dès qu’il est généralisé. Si l’héritage identitaire et culturel musulman est difficile à déraciner, c’est en grande partie l’effet de la coercition contre les apostats et les déviants, une coercition que l’on a tort de tolérer dans nos pays. Si le monde dit libre décide enfin de respecter ses propres principes et de protéger efficacement les apostats, l’islam y perd son principal ciment. Dans le monde musulman, l’effort devra être plus large, diversifié et prolongé – il faut prévoir au moins une génération. Mais c’est moins ardu qu’on se l’imagine, car l’islam constitue finalement une ancienne colonisation – la culture musulmane n’est nulle part vraiment indigène. Même pas en Arabie, si l’on examine attentivement les faits historiques vérifiables. Ainsi, un large effort de promotion des cultures d’origine, dont certaines restent vivaces de nos jours, devrait permettre de faciliter cette transition. Cela s’inscrirait d’ailleurs très bien dans la tendance actuelle au «multiculturalisme», à la «diversité». Des choses que personne, pour l’instant, ne songe à imposer à ce phénomène, l’islam, qui est pourtant leur pire ennemi. L’islam a en effet oblitéré d’innombrables cultures tout au long de son histoire. Il est temps que la roue tourne.

Europe Israël Que pensez-vous du concept d’un «islam de France» et de sa mise en œuvre que certains candidats à l’élection présidentielle française appellent de leurs vœux ? Estimez-vous qu’il est possible d’intégrer l’islam à la nation française et d’organiser sa pratique comme Napoléon l’a fait en son temps avec le protestantisme et le judaïsme ? Un islam concordataire est-il envisageable ?

Alain Jean-Mairet Ce projet est vain, illusoire. D’un côté, nous avons l’islam, une civilisation gigantesque, regroupant aujourd’hui quelque 1,5 milliard d’adeptes, avec plus de mille ans de consensus, toujours intact, sur des aspects antagonistes à ce que suppose la vie dans une société moderne, et de l’autre nous avons une République laïque de 70 millions de membres qui voudrait en instaurer sa propre version? De toute évidence, l’islam restera l’islam et la France ne pourra qu’y ajouter une mince couche de vernis, qu’il faudra en outre renouveler constamment.

De tels projets étaient envisageables autrefois, lorsqu’un gouvernement pouvait réellement maîtriser, cloisonner, adapter les flux d’informations et les discours des dignitaires d’une religion. Le meilleur exemple est probablement l’Indonésie, où l’islam a pu être encadré de cette manière pendant un certain temps. Mais aujourd’hui, à l’ère de l’information, avec plus de mille ans de littérature musulmane disponible en ligne et l’alphabétisation croissante des populations musulmanes, ce n’est plus qu’un miroir aux alouettes.

Un concordat avec les musulmans n’est pas une option sérieuse non plus, car la religion musulmane prévoit ce genre de situation (Mahomet lui-même y a été confronté) et autorise ses adeptes à accepter des conditions restrictives en vue de favoriser la simple pratique du culte. Le coran, ici aussi de l’avis unanime des exégètes, autorise également les croyants à mentir sur leur culte si la vérité peut les mettre en danger, de sorte qu’un tel concordat resterait lettre morte pour les croyants qui l’accepteraient officiellement.

D’autre part, compte tenu du nombre et de l’importance politique des musulmans de France, un tel projet se heurterait sans doute à de fortes résistances. Il engendrerait donc de grandes difficultés sans pour autant générer d’amélioration sensible en cas de succès.

Europe Israël Que répondez-vous aux représentants de la classe politique française qui prônent la laïcité comme moyen d’endiguer la violence islamique ?

Alain Jean-Mairet La laïcité a été conçue et instaurée dans un contexte spécifique et pour régler des relations avec la religion chrétienne. À moins de faire de la laïcité l’équivalent d’un culte obligatoire, elle est sans pertinence ni effet face à la religion musulmane. Le narratif de base de l’islam offre aux Musulmans mille moyens de contourner et de saper progressivement ce dispositif. Pour résister à ces efforts, il faudrait déployer des légions de censeurs et cela nuirait aux bonnes relations avec les chrétiens également. On le voit déjà en France avec les tentatives d’interdiction des crèches dans les bâtiments officiels. Cela engendre des dissensions néfastes sans freiner sensiblement les efforts d’islamisation.

Europe Israël Pour en revenir plus précisément au projet que vous soutenez d’interdiction de l’islam, la Cour Européenne des Droit de l’Homme, par un arrêt du 31 juillet 2001, a déclaré la charia incompatible avec les droits de l’homme tels que les affirme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. Ne suffirait-il pas aux démocraties européennes de mettre en application cette décision qui, de facto, met l’islam hors la loi dans l’ensemble de ces États ?  

Alain Jean-Mairet Pas vraiment. Cet arrêt concerne un parti politique qui voulait restaurer la charia, la faire entrer dans les lois actuelles de la Turquie. On ne peut pas se fonder là-dessus pour interdire une entité musulmane qui ne milite pas ouvertement dans ce but précis. Ou du moins pas sans prouver que la charia s’impose systématiquement dans un contexte musulman. Ce serait bien sûr possible, mais de manière je pense moins convaincante, car les volets indubitablement intolérables de la charia ont pu être contenus en grande partie depuis la chute du dernier califat, de sorte que l’entreprise risque fort de déboucher sur un statu quo.

Europe Israël Selon vous, existe-t-il un lien entre immigration et l’islam ? Ce lien est-il justifié par les textes sacrés islamiques ?

Alain Jean-Mairet Oui, l’islam a une doctrine structurée de la migration (immigration et émigration) fondée sur des versets coraniques et des récits de la vie de Mahomet. Ce thème fait actuellement l’objet d’une étude des exégèses coraniques, anciennes et modernes, par le professeur Sami Aldeeb, qui sera publiée ce printemps. Je préfère attendre que ce travail soit terminé avant de m’exprimer sur le sujet.

Europe Israël Devrait-on, selon vous, davantage expliquer le conflit israélo-palestinien à travers une meilleure connaissance des fondements doctrinaux de l’islam ?

Alain Jean-Mairet Oui et non. Oui, car la doxa musulmane, avec notamment la haine des juifs ancrée dans les prières quotidiennes et l’eschatologie musulmane prévoyant l’extermination des juifs, constitue certainement un obstacle majeur à un bon règlement du conflit israélo-palestinien. Mais politiquement, Israël n’a pas intérêt à présenter les choses ainsi, car cela contrarierait la totalité de ses voisins (musulmans). L’État juif déclare donc officiellement à qui veut l’entendre qu’il n’a rien contre l’islam et qu’il lutte seulement contre le terrorisme. Cela lui permet de créer et maintenir de nécessaires accords politiques et économiques partiels avec les pays voisins, qui eux aussi peinent à établir un équilibre minimal entre les injonctions de la religion et les impératifs politico-économiques.

Ainsi, des projets qui mettent en lumière les fondements de l’islam peuvent certes contribuer à la résolution du conflit israélo-palestinien, mais seulement indirectement et dans la mesure où ils évitent d’impliquer Israël, pour qui ils constituent des facteurs de risque politiques.

Elia Lessing  pour Europe-Israël


http://www.l-union-fait-la-force.info


Publié le: 18/01 01:35
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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Re : Interdire le Coran dans sa forme confuse actuelle
#3

Interdire le Coran dans sa forme confuse actuelle

Dr. Sami Aldeeb Abu-Sahlieh
Centre de droit arabe et musulman
Ochettaz 17
CH-1025 Saint-Sulpice
Auteur d’une édition arabe et de deux traductions du Coran en français et en anglais par ordre chronologique, et d’une quarantaine d’ouvrages sur l’islam

Publié le: 22/01 11:06
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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