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Re : [France] 1er mai: Drapeaux français pour Marine, drapeaux étrangers pour Hollande
#7

J’étais, ce 1er mai, place de l’Opéra…

marine-1er-mai-2013

Marine Le Pen avait à peine terminé son discours du 1er mai en l’honneur de Jeanne d’Arc que les commentaires autorisés s’empressèrent de discréditer la présidente du Front national par une cascade d’évidences mécaniques.

Évidemment, ses propos furent flous, fantasmatiques, populistes, démagogiques. Évidemment, Marine Le Pen a surfé sur les peurs et la crise économique, nous renvoyant ainsi aux « heures les plus sombres de notre histoire ». Évidemment, tout ne fut qu’exagération, déformation, manipulation, mensonge. Évidemment, s’exprimait une femme opportuniste, récoltant sans vergogne les dividendes politiques de l’affaire Cahuzac. Évidemment, Marine Le Pen n’a fait que renouer avec l’extrême droite d’avant-guerre !

Bref, nous fûmes les témoins d’une allocution terriblement dangereuse, à même d’égarer la nation française en la faisant rêver sur fond d’unité et de patriotisme. En d’autres termes, Marine Le Pen est et demeure un véritable danger pour la France !

Un danger ? Mais quel danger ?

Quel responsable politique est capable, aujourd’hui, de parler avec autant de souffle et de conviction nationale ? Quel responsable politique sait appeler un chat un chat ? Quel responsable politique a suffisamment de caractère pour dire « Non ! Cent fois non ! » ? Quel responsable politique prend les problèmes à bras le corps en pensant au peuple de France d’abord ? Quel responsable politique peut regarder en face son propre pays en demandant qu’il soit propre de toute illégalité, à commencer par celle qui légitime les illégaux ? Qui, en France, dénonce les problèmes inhérents à une immigration sans fin ? Qui demande le recours au référendum pour répondre à des questions de société ? Qui a le courage d’exiger le rétablissement de l’autorité de l’État ? Qui ose dénoncer les deux périls que sont mondialisme et islamisme fondamentaliste ? Qui en appelle au bon sens de la « priorité nationale » ? Bref, qui aime la France ?


Tous ceux qui, en ce 1er mai 2013, ont pris la peine d’être à Paris, place de l’Opéra, connaissent les réponses à ces questions, car ils connaissent la seule évidence que taisent les journalistes, à savoir que la France n’appartient pas au pouvoir, mais aux Français !

Maurice Vidal, le 3 mai 2013


Publié le: 03/05/2013 01:53
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Re : [France] 1er mai: Drapeaux français pour Marine, drapeaux étrangers pour Hollande
#8

Texte du discours de Marine Le Pen du 1er mai 2013

1er mai - Fête Marine

Merci à vous tous

Pour cet immense bouquet de fleurs tricolores, pour cette marée de drapeaux français que vous faites resplendir, aujourd’hui, dans les rues de Paris,

Paris, qui en cet instant, en cet instant de grâce, et par votre présence chaleureuse redevient, nôtre chez nous,

La capitale de la France, De la France éternelle.

Il y a un an, jour pour jour, nous nous retrouvions ici-même pour célébrer notre grande victoire de la présidentielle.

Plus de 6 millions et demi d’entre nous avaient choisi la Nation !

Plus de 6 millions et demi d’entre nous avaient fait un vote d’espérance !

Plus de 6 millions et demi d’entre nous avaient dit leur amour de la France, leur foi en l’avenir !

Jamais nous n’avions été aussi nombreux à croire au destin de la France et du peuple français !

Il y a un an aussi, jour pour jour, nous nous retrouvions ici pour avertir les Français.

Pour leur dire qu’en remplaçant un président du système par un autre président du système, il n’y avait d’autre issue que la poursuite des temps obscurs.

Et si aujourd’hui encore je veux célébrer l’espoir suscité par notre progression démontrée par le record historique des adhésions enregistrées cette année par notre mouvement,

par les études d’opinion qui se suivent et qui montent,

par l’accueil de plus en plus chaleureux reçu au cours de notre tour de France,

je veux aussi vous parler de tout ce qu’il nous reste à faire pour gagner, car le chemin n’est pas terminé.

Je veux évoquer l’impérieuse nécessité de changer radicalement la conception et la pratique du pouvoir dans notre pays pour que renaisse le seul vrai fondement démocratique : le peuple d’abord.

Car la France, et avec elle tous les Français, la France est dans la nuit.

Elle est dans la nuit des affaires, la nuit du délitement de la morale publique, la nuit du mensonge aux Français.

Je vous épargnerai la litanie des soupçons, des enquêtes, des mises en examen, des condamnations touchant tant la droite que la gauche.
Je vous dirai juste que je comprends nos compatriotes quand ils nous disent qu’ils perdent confiance, qu’ils ne croient plus en cette classe politique. Je comprends leur colère. Je comprends leur dégoût même.

La France est dans des temps obscurs, parce qu’elle s’est enfermée dans les ténèbres de l’Europe. La France s’enfonce dans une politique absurde d’austérité sans fin.

Parce qu’il s’agit de sauver un système à tout prix.

Parce qu’il s’agit de renforcer des intérêts qui ne sont pas les nôtres.

Parce qu’il s’agit de dire toujours oui à Bruxelles, à Berlin bien sûr et en toutes circonstances, aux magnats de la haute finance, à leurs serviles valets de la Banque centrale de Francfort ou de la commission européenne.

Parce qu’il s’agit de maintenir quel qu’en soit le coût, une monnaie unique dont le seul bilan est le ravage d’un continent entier.

La France s’enfonce dans les ténèbres de l’Europe, et avec elle le peuple français, tous les peuples d’Europe.

La France est dans les temps obscurs, elle est dans la nuit, et plus rien ne semble solide sous ses pieds. Elle est prise au piège d’un brouillard épais, celui du désespoir d’un pays désenchanté, qui comprend un an après l’élection d’un nouveau président de la République que rien n’a changé, et que rien ne pouvait changer.

Nicolas Sarkozy, puis François Hollande. Avec eux, toujours le même tunnel. Ce long et sombre tunnel d’une descente aux enfers. Cet interminable délitement vers l’oubli d’une Nation. Cette histoire désormais souterraine d’un peuple qui perd foi en lui-même, cette lente agonie d’une France à qui l’on bouche toute perspective.

Alors mes chers amis, dans ces temps obscurs, dans cette nuit de la France, il est temps de montrer une lumière aux Français. De sortir une lanterne pour les éclairer et leur indiquer le chemin.

C’est la lumière de l’espoir.

C’est la lumière d’une renaissance de la Nation et du peuple français.

C’est la lumière d’un avenir que nous voulons rendre à la France toute entière et, à travers elle, à l’Europe, à tous les peuples d’Europe.

Et ce travail de conviction, ce travail d’espérance, ce combat lumineux contre les ténèbres du désespoir français, c’est vous mes chers amis qui le menez.

C’est vous et moi, unis dans une belle persévérance à la suite de ceux qui ont continué depuis des décennies à y croire et à se battre, qu’ils en soient ici remerciés.

C’est le Front National qui a fêté cette année ses 40 ans, c’est le jeune Rassemblement Bleu Marine, ce sont toutes ces forces militantes et engagées qui œuvrent à la victoire de la France.

Il est plaisant et même risible de voir toutes ces soi-disant élites, experts, économistes, politiques, journalistes, consciences morales et bien pensants se gratter la tête.

Mais quel est ce mouvement qui résiste à l’ordre par nous établi ? Qui refuse de se soumettre et qui grossit… grossit ?

Et les analyses pontifiantes et les jugements  péremptoires et les anathèmes faciles se succèdent.

- ceux-ci Monsieur sont des anti-républicains, des factieux même !

- non, non, vous dis-je, ce sont des marxistes

- mais enfin ridicule, Mon Cher, ils sont d’extrême droite

- ma Chère, vous n’avez rien compris, ce sont évidemment des populistes.

En tant que patriotes français, vous qui venez de la Gauche, de la Droite, du Centre, d’ailleurs, vous qui êtes sans parti, ouvriers, soldats, marins ou paysans, vous qui venez de l’établi ou de la boutique petit patron ou fonctionnaire, des provinces de l’hexagone ou des Territoires d’outre-mer, Français d’origine française et française d’origine étrangère.

Vous qui croyez à notre histoire d’hier, à notre survie d’aujourd’hui et à notre futur de demain

Dites leur que notre parti à nous, c’est la France

C’est la France unie, c’est la France rassemblée, c’est la France fière d’elle même !

C’est pourquoi nous ne pouvons que gagner et transformer nos victoires idéologiques en victoires politiques.

Car nous avons déjà gagné la bataille des idées.

Nous l’avons gagnée parce que nos idées dominent, nous sommes le centre de gravité du débat public français et la force du bon sens est irrépressible.

Oui, nos positions sont rejointes

- Quand nous dénonçons l’immigration de masse et ses ravages,

- Quand nous faisons le lien évident entre cette immigration et l’insécurité,

- Quand nous disons qu’il faut protéger les Français du communautarisme, réaffirmer partout la République et la laïcité qui est la loi du respect commun,

- Quand nous disons qu’il faut en finir avec l’ultralibéralisme, la folie de l’hyper austérité, la loi absurde et dévastatrice du tout commerce,

- Quand nous mettons en garde contre l’impérialisme bruxellois et allemand, contre la tentative permanente de la haute finance de nous mettre à genoux,

- Quand nous proclamons qu’il n’y a d’autre avenir que le soutien à nos forces vives, à nos entreprises, nos PME, nos artisans, nos paysans, qu’il n’y a d’autre issue que la réindustrialisation de notre pays, par le patriotisme économique, par la protection de nos intérêts,

- Quand nous défendons le principe de la Nation, d’une Nation qui bâtit, une Nation ouverte sur le monde mais attentive à elle-même et d’abord au bonheur de son peuple,

- Quand nous expliquons que la frontière n’est pas un gros mot, mais qu’elle est la condition sine qua non d’une insertion harmonieuse dans le commerce international, dans les échanges humains,

- Quand nous nous adressons à ceux que tout le monde veut oublier, à ces Français qui souffrent en silence, quand nous défendons l’unité de notre République et l’égalité des chances entre tous les Français,

- Quand nous disons tout cela, avant les autres, nous sommes rejoints.

Nous sommes rejoints par des millions de Français, de toutes conditions, de tous milieux, de tous âges, et de toutes origines !

Nous sommes rejoints par ces oubliés de la politique qui reprennent espoir. Nous sommes rejoints par tous ces talents qui veulent s’exprimer.

Mes chers amis, si nous disons la vérité avant les autres, ce n’est que justice de voir qu’aujourd’hui, c’est vers nous que les Français se tournent !

Regardez, écoutez, observez… Nos analyses, nos propositions, notre vision du monde sont au cœur de tous les débats. Les médias ne l’avoueront jamais qu’à demi-mots, et la classe politique est assez cynique pour le taire ou le cacher. Mais nous avançons.

Alors votre travail, chers amis, votre travail inlassable, humble et patient, de tous les jours, n’est pas vain ! Car si nous n’avons pas encore le pouvoir, vous voyez déjà que tout cela est tellement fécond !

Vous voyez que nous progressons à grands pas, dans le débat, dans les cœurs, et dans les urnes aussi !

Nous avançons, et la France, et les Français avec nous !

Malgré un système politique qui a cadenassé les modes de scrutins justifiant l’injustifiable, avec 18% nous avons 2 députés, avec 2 % les verts en ont 18 !

Malgré les enfumages, les diversions, les leurres, qu’il faut dénoncer encore et toujours, expliquer encore et toujours, pour les naifs, les trompés, les sincères, nos compatriotes de bonne foi qui n’ont pas encore compris, les victimes des manœuvres du système pour conserver la main.

Hier, le leurre s’appelait Nicolas Sarkozy, vieux politicien  couturé de cicatrices, depuis trente ans immergé dans le système qui accumulait les postes les responsabilités, maire député ,ministre,…

Il soutenait, approuvait, mettait en œuvre depuis 1983 toute la politique du système,  Maire de Neuilly-sur-Seine, Ministre du budget sous François Mitterrand, dans le gouvernement Balladur, puis porte-parole du gouvernement, ministre de la communication, ministre de l’intérieur, puis ministre de l’économie et des finances de Jacques Chirac,  Président du conseil général des Hauts-de-Seine.

Jamais un écart, jamais une contestation, l’Europe l’insécurité l’immigration, il a tout accepté, tout cautionné, tout assumé, et qui pourtant, par le miracle toujours renouvelé de la communication, devenait un homme nouveau, sans passé et sans histoire, le révolutionnaire de droite anti chiraquien, lui qui était pourtant un de ses disciples !

Une espérance politique était née,

Tout allait changer.

Par le miracle une sorte de Saint Paul converti, l’espace de la campagne électorale, aux idées du Front national.

Las, son chemin de Damas à lui, ce fut  le Fouquet’s et la croisière pour milliardaire !

Le leurre Sarkozy, c’était celui de la communication politique.

Cette sorcellerie des temps modernes qui peut faire accroire à tout un peuple ébahi, stupéfait, qu’un vieux cheval de retour, un crocodile de marigot peut se transformer en rosière ou en premier communiant !

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on poursuivit la même folle politique de l’euro, du libéralisme à tout crin ,de l’ouverture des frontières, de l’immigration incontrôlée, de la soumission aux intérêts allemands, de la mise à la remorque des Etats unis, de la fausse lutte contre l’insécurité, de la saignée dans nos forces de police et de défense, de la mise du pays en coupe réglée au profit des banques et des sociétés du Cac 40 !

Et comme la communication peut tout, il fit le grand écart ne craignant visiblement pas le claquage.

D’un coté, croyant caresser les électeurs du Front National dans le sens du poil, il multiplia les effets d’annonces, les rodomontades,

- les « retenez-moi, je vais faire un malheur » contre l’immigration qui explosa pourtant pendant la période,

- contre la délinquance qui ne cessa de se développer pendant ces 5 ans,  contre les banques et les sociétés du CAC 40 qui ne cessèrent de s’enrichir sous sa présidence,

- contre les déficits budgétaires qui ne cessèrent de se creuser, la dette de grossir, et les impôts d’augmenter pendant le même laps de temps

comme le firent le chômage et les délocalisations qui se multiplièrent alors.

Et pendant ce temps là et pour couronner le tout, l’Europe prenait subrepticement le contrôle de nos institutions et réduisait chaque jour un peu plus l’espace de notre souveraineté nationale

Il parla beaucoup mais il ne fit rien !

De l’autre coté, croyant que la magie du verbe peut tout et que la communication et les sondages sont des armes absolues, que  l’électeur est sans mémoire et par définition stupide surtout, n’est-ce pas, quand il vote Front National, il laissa les uns et les autres proclamer à tous vents  que plutôt que de voter Front National, il fallait voter socialiste !

Ils firent le front républicain contre le FN à Hénin Beaumont. Il s’étonna, le soir de l’élection, d’être battu au profit de la gauche, je devrais dire de François Hollande !

Tiens la belle affaire,

Le mépris, la lâcheté, la veule complaisance qui fait hurler la Droite avec les loups produisent, comme depuis 30 ans, les mêmes effets,

Remettre le pays à la Gauche, pourtant minoritaire, justifiant ainsi le jugement de Guy Mollet sur la Droite la plus bête du monde !

Mais après tout qu’importe, puisque c’est la même politique qui sera menée

Toujours la même, celle du système au service de l’ultra libéralisme mondialisé.

De Laurence Parisot à Jean Luc Mélenchon dans cette sainte alliance des intérêts et du profit, aux deux faces inversées mais complémentaires,

Plus d’Europe  et moins de pouvoir d’achat,

plus  d’impôts, plus d’injustices, et moins de sécurité,

plus de  chômage et moins de services publics

Car parlons-en maintenant de cette pseudo Gauche qui se voulait l’antithèse du sarkozysme, se voulait le défenseur des oubliés, des pauvres, des exclus, qui rêvait du Grand soir et se réveille dans la suite nuptiale d’un mariage homosexuel !

Cette Gauche qui faisait des banquiers, ses ennemis principaux, qui s’opposerait aux grandes sociétés multinationales du CAC 40, qui allait faire plier les intérêts allemands et Madame Merkel pour éviter l’austérité.

Cette Gauche qui allait restaurer le pouvoir d’achat, faire rendre gorge à Mittal. Celle qui allait, avec Arnaud Montebourg le chantre du fabricant français, faire porter des marinières au monde entier pour lutter contre les délocalisations et le chômage.

Celle qui allait lutter contre capitalisme financier et la mondialisation ultralibérale !

Hélas, trois fois hélas, presque un an de Gauche au pouvoir.

- Jamais les banquiers n’ont été si riches

- Envolés la lutte contre la finance, les projets de séparation de la banque d’affaires et de la banque de dépôt,

- le Medef et la CGT, une fois de plus alliés, sacrifient les travailleurs sur l’autel de la compétitivité avec la flexibilité, les retraités au nom de l’équilibre budgétaire

- les travailleurs français au profit l’immigration,

- la santé publique à l’industrie pharmaceutique

- le pouvoir d’achat à la demande de l’Allemagne et des banquiers internationaux

C’est l’austérité sarkozyste sous une forme différente,

La même politique faite au profit des mêmes catégories, des plus riches, de ceux que l’on protège alors qu’ils sont les seuls à n’avoir besoin d’aucune forme de protection.

C’est le chômage et la misère comme seul horizon, avec une seule différence l’agence de communication est moins bonne !

Sarkozy, Hollande, Hollande Sarkozy,

Mensonges et promesses non tenues,

Trahisons à gogo,

A ce comptoir, nous savons tous qui paie l’addition !

Nous ne pouvons que constater que la Gauche et la Droite qui se sont si longtemps opposées, se retrouvent maintenant associées dans une défense commune de ce système prédateur, celui qui a créé ce monde de la marchandisation de tous et de tout, celui qui asservit les peuples et particulièrement les catégories les plus défavorisées, d’une manière inouï, en forme de neo-servage ou de neo-esclavage.

Droite et Gauche sont devenus les piliers  communs de ce nouveau totalitarisme mondial.

Gauche et Droite réunis cultivent maintenant la religion de l’ultra libéralisme, du libre échange sans limite, de l’euro à tout prix, de l’immigration généralisée, de l’austérité imposée, des avancées sociétales qui cachent les reculs sociaux permanents.

Alors, cette Gauche là et cette Droite là, non ! Cent fois non !

Vous voulez savoir qui nous sommes.

Nous ne sommes pas cela, nous ne sommes pas eux.

Non, Messieurs ! Nous ne sommes ni de leur droite, ni de leur gauche !

Nous sommes hors de leur passé figé et de leurs querelles archaïques ! Nous sommes le monde qui vient !

Nous sommes les générations qui se lèvent !

Nous sommes la voix du peuple face au pouvoir injuste !

Nous regardons le monde tel que la mondialisation sauvage est en train de le détruire, et nous ne nous y résignons pas, à la différence de tous les autres partis !

Cette mondialisation ultralibérale défait la nation, le meilleur rempart des plus dépourvus d’entre nous et le meilleur atout des plus entreprenants.

Cette mondialisation sauvage veut des individus réduits au rôle de producteur – consommateur. Elle veut balader les peuples d’un continent à l’autre, les considérer comme une main d’œuvre transportable et malléable à merci !

Cette mondialisation ultralibérale veut des individus enfermés dans de multiples communautés hostiles entre elles.

Cette mondialisation sauvage veut le choc des civilisations, abrutissant les individus par des idéologies extrémistes, fondamentalistes et meurtrières, pour qu’ils oublient leur conscience politique et leur humanisme ! Pour qu’ils oublient ce que c’est d’être un homme, ce que c’est que de vouloir vivre en paix, en prospérité, avec le reste de l’humanité !

Cette mondialisation ultralibérale défait l’École de la République, le meilleur outil de l’égalité des chances.

Cette mondialisation ultralibérale détruit la famille, cellule de base de notre société et  meilleur refuge contre les aléas de la vie.

Alors oui, si vous voulez nous définir, dites que nous sommes en lutte contre la mondialisation sauvage ! Nous sommes en lutte contre tous les totalitarismes du XXIème Siècle ! Le mondialisme et l’islamisme fondamentaliste en tête !

Et cela fait de nous, mes chers amis, des patriotes ! Oui, si l’on veut tenter de nous définir, nous sommes profondément patriotes !

Parce que face à ces totalitarismes, face à ce grand désordre international, seule la patrie permet de jouer collectif.

Nous avons toujours su cela : ces grands combats contemporains, qu’il faut mener à l’échelle de la planète, face à un monde qui se recompose, on ne peut les engager que si l’on joue collectif.

Et le collectif n’est fort que sur des bases réelles, celles d’une nation millénaire, d’un peuple qui se sent peuple depuis des siècles et des siècles uni par une solidarité naturelle qui protège et rend plus fort.

Car un peuple n’est pas seulement une somme d’individus qui naissent, travaillent et partent à la retraite, comme la Nation n’est pas l’addition d’histoires individuelles ou d’intérêts catégoriels.

Un peuple et une Nation sont la conjonction aussi de réalités immatérielles :

-  la tendresse de la famille, l’amour de ses paysages, la conscience d’une histoire qui les a forgés, l’esprit de service collectif et de sacrifices, la communion de valeurs.

A l’inverse, le collectif de l’Union européenne, c’est un château de cartes, c’est une muraille de sable, c’est une grande illusion !

Parce qu’il n’y a pas de réalité derrière, parce qu’il n’y a pas de peuple européen. Les peuples ne se décrètent pas dans l’arrière-salle d’un symposium bruxellois !

La patrie nous la chérissons, parce qu’elle est nôtre d’abord et parce que nous la tenons pour ce cadre indépassable de la puissance collective dans un monde qui change.

Mais une patrie n’est rien, rien de plus qu’un sentiment, si elle est privée de souveraineté.

Alors qui sommes-nous ? Nous sommes les seuls vrais défenseurs de la souveraineté du peuple.

Face à l’affaissement démocratique, nous tenons pour indépassable l’exercice de la souveraineté par le peuple, d’une souveraineté pleine et entière propriété du peuple, d’une souveraineté pleinement ressentie par tous les membres de la communauté nationale, la seule communauté que nous reconnaissons.

La souveraineté du peuple qui doit s’imposer à tous y compris si cela déplait aux élites !

En France, nous voulons une République dans laquelle la parole du peuple n’est plus bafouée.

Nous voulons qu’une loi adoptée par référendum ne puisse être défaite que par un autre référendum.

Nous ne voulons plus d’un congrès qui impose en catimini une constitution européenne que le peuple a rejetée par référendum. Comme l’on fait l’UMP et le PS qui ont ensemble commis ce crime irréparable en votant le traité de Lisbonne !

Nous voulons que tous les citoyens soient représentés et entendus, nous voulons donc la proportionnelle intégrale.

Sans cette souveraineté, condition suprême, tous les combats sont perdus, mais sans véritable démocratie, l’expression réelle de la volonté du peuple est tronquée, dénaturée.

Face à ces grands désordres internationaux, il n’est de planche de salut que la patrie, la patrie souveraine.

Pour être forte, pour être sûre d’elle-même, la patrie doit être sûre de ses valeurs aussi, capable de s’appuyer sur des bases solides, reconnues par tous.

Alors oui, mes chers amis, si l’on veut tenter de nous définir, je l’affirme sans ambages : nous sommes profondément républicains, profondément et sincèrement attachés aux piliers de notre pacte collectif, aux valeurs fondamentales que s’est choisi la France, aux principes fondateurs sur lesquels elle s’est construite.

Mais, contrairement aux autres partis, nous considérons qu’il ne suffit pas d’affirmer son attachement à ses valeurs, il faut leur donner les conditions indispensables à leur existence.

Or, à la liberté, l’égalité, la fraternité et l’unité, l’UMP et le PS ont substitué la soumission, l’injustice et l’individualisme prédateur, la loi du fort sur le faible et la fragmentation.

Nous croyons à l’égalité des citoyens français quelque soit leurs origines ou leurs croyances.

C’est pourquoi nous ne supportons pas lorsque certains, venus sur notre territoire, sont plus égaux que d’autres.

Lorsque certains, entrés illégalement, illégitimes sur notre territoire, ont plus de droit que les Français eux-mêmes.

Lorsque certains par exemple accèdent gratuitement à notre système de santé publique, alors que des Français n’arrivent plus à se soigner !

Lorsque certains vivent de l’assistance de la Nation, alors que les travailleurs honnêtes ne parviennent plus à nourrir leur famille !

Quand sévit un chômage de masse croissant, quand la récession s’attaque au pouvoir d’achat, quand il est si difficile de se loger, la priorité nationale s’impose.

La France est généreuse, mais sa générosité doit profiter d’abord à ses citoyens.

L’emploi, la protection sociale, le logement doivent d’abord servir les Français.

L’égalité, ce n’est pas l’égalité avec tous les citoyens du monde. C’est l’égalité entre les citoyens français. C’est l’égalité au sein du peuple français. Et c’est l’assurance que les Français ne seront jamais moins bien traités que les autres par le gouvernement français !

Cette exigence minimale appliquée dans de nombreux pays n’en fait pas des pays anti-démocratiques, ou des pays anti-républicains ! Bien au contraire.

Mais l’égalité doit aussi exister entre les citoyens existe quelles que soient leurs opinions politiques.

Ceci impose aussi que nul ne soit inquiété pour ses opinions politiques contrairement à la pratique détestable qui s’est installée dans notre pays.

Nous croyons à la liberté,

La liberté, cette liberté chérie, elle aussi est au cœur de notre projet.

C’est d’abord cette liberté de la Nation tout entière, qui s’effondre quand disparaît la souveraineté.

Mais c’est aussi la liberté de chacun, la liberté individuelle, face à tous les pouvoirs illégitimes, face aux puissances d’argent, face aux dérives de la censure. Liberté d’opinion, et liberté d’expression, nous y croyons plus que tout autre car nous les savons fragiles, si fragiles !

Liberté d’adhérer au syndicat que l’on a choisi et non contraint de s’affilier à des syndicats complices choisit par le système sur une liste bloquée.

Liberté d’entreprendre aussi dans le cadre d’une concurrence loyale et non contraint par la loi des multinationales qui marchent à l’optimisation fiscale ou au dumping social.

Nous croyons en l’homme, et nous croyons en son libre arbitre, en sa capacité de juger et donc à sa responsabilité, encore faut-il que l’information sur laquelle se base son jugement n’ait pas été faussée par des comportements partisans et malhonnêtes. Le besoin de déontologie est grand dans l’exercice médiatique français.

Enfin, la liberté ne peut exister sans la justice, une justice indépendante et impartiale, une justice intègre.

Ce mur où une organisation de magistrats met les photos de responsables politiques, de journalistes, de victimes – je dis bien de victimes – pour les dénoncer et s’en moquer, ce mur est donc une menace pour la République.

Non, il ne s’agit pas d’une blague de potaches ou d’une gaminerie, comme dit la presse complaisante.

Non, il ne s’agit pas d’une maladresse ou d’une action inappropriée, comme disent les ministres.

Il s’agit d’une grave dérive qui montre le caractère subversif de personnes qui détiennent une autorité constitutionnelle, de personnes qui ont entre leurs mains votre liberté, votre réputation.

Juger, c’est-à-dire appliquer la loi par définition générale au cas particulier qui vous est soumis, est une responsabilité difficile, parfois même une solitude effrayante. Celui qui a choisi de l’assumer doit en être digne et conscient.

Nous croyons à l’unité de la France, et non sa dissolution dans un mondialisme sans frontière, et son absorption dans une Europe sans Nation.

C’est pourquoi, nous nous réjouissons quand les Français du Bas et du Haut-Rhin rejettent un statut régional qui ne visait rien de moins qu’à déconstruire la nation française.

Déjà, il y a dix ans, nos concitoyens, votant en Corse-du-Sud et en Haute-Corse, avaient refusé à Nicolas Sarkozy un autre statut féodal.

C’est pourquoi nous soutenons ceux de nos compatriotes d’Outre-mer qui refusent l’indépendance.

Nous voulons l’unité non seulement entre les territoires mais aussi entre les citoyens français et c’est pourquoi nous exécrons  le communautarisme et ses régimes dérogatoires pudiquement appelés discriminations positives qui rompent dans le même temps l’unité et l’égalité entre les citoyens et font naître la désunion, l’inégalité, l’injustice.

Quand la France s’ouvre aux quatre vents de la mondialisation la plus sauvage, au dérèglement de tous les rapports humains et aux assauts de tous les extrémismes, où est notre capacité à vivre sereinement ensemble ? Où sont la solidarité et la fraternité ?

La solidarité bien sûr,

mais ce n’est pas un droit acquis.

La solidarité se mérite. Voilà ce que nous croyons.

Quelle solidarité peut réclamer celui qui viole, tue ou pille.

Pourquoi, l’honnête travailleur se devrait-il d’être solidaire du trafiquant de drogue ou de l’assassin ?

Pourquoi, les aides sociales, les logements sociaux, les minimums sociaux seraient-ils accordés à ceux qui aurait, en situation de récidive, gravement troublés par leurs agissements la paix sociale en violant les règles élémentaires qui régissent la vie en société ?

La fraternité enfin nécessite de la concorde et l’on ne peut que juger très sévèrement ceux qui, pour des raisons électoralistes, divisent les Français sur des sujets sociétaux, cédant ainsi à la pression de lobbies ultra minoritaires.

Et c’est pourtant nous qu’on accuse parfois de vouloir diviser les Français !

Force est de constater que la division du peuple français est l’œuvre de l’UMP et PS et que nous sommes les seuls à même de promouvoir la concorde et la paix car nous sommes les seuls à résister aux ferments de division du peuple français !

La division nait de l’individualisme et du « tout pour soi », de la satisfaction immédiate des désirs matériels par l’argent… Dans cette société du « Tout-commerce » où tout s’achète, tout se vend, où celui qui n’a pas les moyens est abandonné, oublié, je dis qu’il faut remettre le collectif au centre de nos valeurs.

La division nait aussi, comme je l’ai rappelé, du communautarisme, conséquence naturelle de l’égoïsme triomphant et d’une forme de tribalisation archaïque.

La division nait de la faiblesse de nos dirigeants incapables de faire respecter des règles communes livrant ainsi la loi aux appétits des lobbyistes les mieux organisés ou les plus financés.

Il nous faut retrouver la voie de l’unité nationale ! Cette voie passe nécessairement par un projet collectif, un projet national, qui pousse les Français à s’engager dans les vrais combats, à miser sur leurs forces, celles qui fédèrent la Nation !

Français, je vous appelle au rassemblement, à l’unité, à la concorde ! Nous seuls pouvons les garantir et les défendre !

C’est un cercle vertueux que je décris et que j’appelle de mes vœux, dans lequel l’individu, soucieux du sort de la France, s’épanouit dans une société prospère, paisible et s’enorgueillit de son rayonnement.

Au-delà de la crise économique, je suis convaincue qu’une partie du mal français réside dans le rabaissement quotidien de la France par ses élites, adeptes de la repentance répétitive et insupportable alors que les Français ont toutes les raisons d’aimer leur pays et d’en être fiers !

Mes chers amis, je vous livre ces quelques lignes de Maurice Druon,  percevez la sagesse quasi divinatoire de ce qui suit : « Les tragédies de l’Histoire révèlent les grands hommes : mais ce sont les médiocres qui provoquent les tragédies (…) La médiocrité de quelques dirigeants, leur infatuation vaniteuse, leur légèreté aux affaires, leur inaptitude à bien s’entourer, leur nonchalance, leur présomption, leur incapacité à concevoir de grands desseins ou seulement à poursuivre ceux conçus avant eux. Rien ne s’accomplit de grand, dans l’ordre politique, et rien ne dure, sans la présence d’hommes dont le génie, le caractère, la volonté inspirent, rassemblent et dirigent les énergies d’un peuple. Tout se défait dès lors que des personnages insuffisants se succèdent au sommet de l’Etat. L’unité se dissout quand la grandeur s’effondre. »

« L’unité se dissout quand la grandeur s’effondre »…Oui, méditons bien cette pensée qui doit nous alerter.

Cela fait des décennies que nos gouvernants successifs, de droite comme de gauche, expliquent aux Français que leur pays ne peut plus rien, qu’il doit s’adapter aux évolutions du monde en renonçant à tout ce qui faisait sa spécificité, qu’il sera plus fort sur la scène internationale et plus prospère économiquement en remettant à d’autres les clés de son destin ! Qu’il doit abandonner ses frontières, migratoires, économiques, financières.

Invraisemblable ineptie : en disparaissant vous serez plus fort !

L’UMP, le PS, ont honte de la France, la croit si peu capable qu’ils préfèrent la mettre sous tutelle de Bruxelles et de Berlin ! Comment voulez-vous que les Français aient confiance en eux ?

Non contents d’être les uniques responsables de cette rupture de confiance, nos élites méprisent le peuple, le culpabilise.

Et parce que nous osons regarder la réalité en face, voilà les mêmes qui nous accusent de surfer sur les peurs.

Mais croyez-vous que nous sommes heureux de la voir, de la sentir cette peur quotidienne, croyez-vous que nous sommes heureux que les Français aient peur pour leurs enfants lorsqu’ils sortent, pour leurs parents dont la retraite s’amenuise, pour leurs emplois, pour leur avenir.

C’est vous qui dirigez la France depuis 40 ans, UMP / PS / Verts / Communistes / Centristes qui avez permis le développement de ces craintes légitimes en ne mettant pas en œuvre une politique qui protège, qui rassure, qui bâtit.

C’est quand même le monde à l’envers que ce soit nous qui soyons mis en accusation pour avoir simplement dit la vérité et refusé les discours lénifiants expliquant que « tout va très bien madame la Marquise ».

Croire en un projet national, retrouver l’unité de la Nation par un projet national. C’est un beau dessein.

Mais, s’ils sont de plus en plus nombreux à y adhérer, les Français ne s’y trompent pas : cela ne sera pas possible s’ils ne se donnent pas un chef, et un chef qui ose !

Au pire président de la République, Nicolas Sarkozy, succède le pire président de la République, François Hollande ! Mais il faut sortir de cette spirale infernale ! Il faut maintenant un vrai chef, un chef qui agisse, enfin ! La France ne peut plus attendre !

Car nous avons besoin, chers amis, et chacun le devine aujourd’hui aisément, en ces temps obscurs où tout est flou, où tout avenir paraît incertain, où la mollesse de nos dirigeants le dispute à un véritable laxisme d’Etat, nous avons besoin d’autorité, et dans tous les domaines !

Il faut de l’autorité, et un Etat sûr de lui, partout :

Dans le domaine économique bien sûr, où l’on devra s’opposer à des intérêts colossaux avec clarté et fermeté, où il faudra négocier âprement le retour de la souveraineté nationale, dans les meilleures conditions.

Dans le domaine migratoire aussi, où il faudra avoir l’autorité nécessaire pour remettre des frontières, stopper l’immigration, renvoyer les clandestins et négocier la fin de Schengen.

Dans le domaine de la sécurité bien sûr, où il faudra sans faillir appliquer la tolérance zéro et rompre avec des décennies de laxisme, remettre la victime au cœur de nos préoccupations, et défaire la justice de sa culture de l’impunité.

Dans le domaine du communautarisme, contraindre ceux qui pensent substituer leurs lois aux nôtres.

Sans autorité, sans audace et sans détermination, le changement ne viendra jamais.

Mais je veux le dire très clairement aujourd’hui, je précède les mauvais procès : l’autorité ne doit pas être confondue avec l’autoritarisme ! Il est possible d’avoir de l’autorité dans la justice ! Ce sont les laxistes qui veulent faire croire qu’autorité rime avec totalitarisme ! L’autorité ne tire sa légitimité que de la démocratie.

Je le rappelle ici, parce que vous devez partout porter ce message de vérité.

 

Le désordre, le chaos, l’anarchie, frappent toujours et d’abord les plus faibles, les moins aptes à se défendre, les moins protégés.

La justice, l’état de droit, le respect des traditions françaises en matière de libertés publiques sont au cœur de notre politique.

Oui, quand nous serons au pouvoir, et cela viendra très vite, nous rétablirons en tout domaine l’autorité de l’Etat, de l’école à la rue, de la banque aux grandes surfaces.

Et nous serons en même temps les meilleurs gardiens des libertés individuelles et publiques ! Nous serons les garants de la libre expression, du libre débat, de la libre pensée, de la diversité des opinions dans les médias et dans la presse !

De ces nouvelles libertés, sur Internet, libertés numériques que nous chérissons et dont nous ferons un droit constitutionnel !

Parce que nous avons été maltraités par le pouvoir, nous savons l’importance de rétablir la justice, la démocratie, la liberté, le respect.

Vous le voyez, nous sommes bien différents de la caricature que les Brejnev qui nous gouvernent donnent de nous pour sauver leur idéologie essoufflée, dépassée, morte.

Vous connaissez nos valeurs. Vous avez compris mes chers compatriotes ma méthode de gouvernement, ma conception du pouvoir !

Le peuple de France mérite mieux que les dirigeants qu’il s’est choisis, car ce n’est pas le dauphin de Bourges qui, aujourd’hui, a perdu sa couronne, c’est le peuple français.

Non ce n’est pas l’Anglais ou le Bourguignon qui font régner l’insécurité dans le beau pays de France,  c’est la folle politique d’immigration incontrôlée

Non ce ne sont pas les grandes Compagnies qui ruinent nos paysans, nos artisans ou nos ouvriers, ce sont les grandes sociétés du CAC 40, les institutions internationales qui nous imposent la folle politique de l’euro et de l’austérité répandue comme neige en décembre !

Comme toujours dans ces périodes-là, car l’histoire si elle ne se répète pas bégaye, nos élites comme du temps de Jeanne, trahissent,  Eglises, savants, jurisconsultes, légistes, grands propriétaires, tous ils espéraient la mort de la France, de l’Etat qui  faisait barrage à leur rapacité et à leur cupidité, la disparition des Français qui résistaient à leurs desseins mortifères.

Voilà, hier c’était c’est le roi d’Angleterre devenu le roi de France, aujourd’hui c’est le roi de Bruxelles, qui est devenu maitre chez nous !

Mais comme toujours en ces temps là de troubles et de misères, et c’est là le génie de la patrie, notre peuple, le peuple de France, vous, qui l’incarnez ici, celui qui à Bouvines sauve Philippe Auguste au cri de « Communes Communes », ce peuple, qui donne le Grand Ferré, Jeanne Hachette, les volontaire de l’An deux,  les conscrits de 1813,les paysans insurgés de 1870 contre les Prussiens, les bleus horizon de 1914-18, les  résistants du Vercors, ou les non du référendum de 2005

le voilà qui se lève !

Vous êtes leurs héritiers,  vous qui combattez  pour la France

Anonymes et sans gloire

Vous qui luttez pour cette France éternelle qui va d’Alésia au référendum de 2005

Vous vous croyez une poignée, une avant garde, Quelle erreur !

Vous n’êtes pas seuls !

Regardez et écoutez, marchez auprès de vous, cette longue cohorte de Français morts pour la Patrie,

Entendez leurs pas glorieux, qui battent avec vous ce pavé de Paris dans cette longue épopée des amoureux de la patrie, cette chaine ininterrompue qui nous lie à notre histoire depuis plus de 2000 ans déjà dans ce miracle toujours renouvelé de la survie de la France.

Cette survie qu’incarna un jour, une petite paysanne Lorraine qui fera reculer l’Anglais et fera du petit dauphin de Bourges un roi de France !

Voilà cet exemple, qui nous dit au cœur, à l’âme, depuis des années, que nous célébrons le premier mai cette fête de Jeanne d’Arc, que notre espérance n’est pas vaine et que, parce qu’il est des Français comme vous, parce qu’il est dans le peuple de France, un amour de la patrie, une énergie et une volonté de survivre, cet exemple nous dit que rien n’est impossible.

Notre pays se redressera avec nous, par nous.

Alors tenez bon, suivons la petite bergère devenue Sainte et guerrière sur le chemin de l’honneur et de la liberté,

Alors tenez bon, nous ne sommes plus loin, plantez votre regard fier dans celui des destructeurs de la Nation,

Plantez vos pieds fermement dans notre terre de France, tenez bon !

Je sais qu’il y a des moments difficiles, puisez du courage et de la force dans l’âme française, quand le désespoir, le fatalisme ou la lassitude pointe, regardez ceux que vous aimez, vos enfants, vos parents, vos amis, votre peuple !

N’oubliez jamais que notre pays est plein d’immenses ressources ! Que nous sommes un vieux et grand peuple, rempli de talents !

Tenez bon !

Rappelez chaque jour aux Français qui ils sont et d’où ils viennent,

Alors,  je vous en fais le serment, nous y arriverons.

Vive le Front National !

Vive le peuple !

Vive la République !

Vive la France !


Publié le: 03/05/2013 19:15
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Re : [France] 1er mai: Drapeaux français pour Marine, drapeaux étrangers pour Hollande
#9

1er mai : grandeur et limites du discours de Marine Le Pen

rassemblemant Marine - 1er mai 2013

Militant suisse contre l’islamisation de mon pays, je suis venu passer une semaine à Paris, et en ai profité pour assister, pour la première fois de ma vie, à une manifestation du Front national. Plusieurs choses m’ont marqué. Je trouve étonnant le dispositif policier qu’il faut avoir, en France, pour organiser une manifestation. J’ai également été impressionné par le nombre de militants que le FN doit réquisitionner pour son service d’ordre. Je rappelle qu’en Suisse, Oskar Freysinger, à peu près autant diabolisé que Marine Le Pen, se promène très souvent seul, et que, s’il doit parfois faire face à quelques insultes, sans oublier sa maison incendiée par des gauchistes il y a dix ans, il n’a jamais, à ce jour, été agressé physiquement, à ma connaissance. Pierre Cassen, qui m’a servi de guide une partie de la matinée, m’a certifié qu’en France, si Marine Le Pen se comportait comme Oskar, cela serait suicidaire.

J’ai ensuite remarqué une grande similitude entre la base du FN et celle de l’UDC. Un milieu populaire, des patriotes qui n’ont pas peur de se faire diaboliser en affirmant leur amour pour leur pays. Je sais qu’en France, s’engager au FN est un acte fort, qui peut vous valoir nombre de désagrément, pour vous et votre famille, voir vous valoir des ennuis professionnels, ce qui n’est pas, Dieu merci, encore le cas en Suisse. Les personnes de tout âge que je vois défiler ce matin-là sont, à n’en point douter, de la graine de vrais résistants.

J’ai été étonné par la popularité de Riposte Laïque, quand avec Pierre Cassen, nous regardions passer les manifestants. J’ai été impressionné par le nombre de personnes qui sont allés vers lui, simplement pour lui serrer la main, et remercier RL pour son oeuvre. Il y avait également très souvent un mot pour Christine Tasin, pourtant absente. J’ai même vu une télévision s’arrêter, pour interviewer le fondateur de notre site. Vu ce qu’il a dit sur ce gouvernement, je serais étonné que cela passe, mais enfin, on peut toujours espérer…

Ri7Marine Marianne

Puis je suis arrivé place de l’Opéra. J’espérais qu’il y aurait davantage de monde. Les derniers arrivants étaient là à 11 h 30, mais il fallait attendre midi pour que le discours commence. J’ai donc attendu sagement. J’ai été très ému, lorsque les dirigeants du FN sont montés sur la tribune, par l’ovation de la foule au vieux président historique, avec ce slogan qui partait du fond du coeur : « Merci Jean-Marie ». J’ai trouvé cela vraiment très bien, et je pense que chez nous, Christoph Blocher, le fondateur de l’UDC, n’a pas ce rapport charnel avec ses militants que le vieux chef du FN possède. Tous les responsables nationaux, comme Bruno Gollnisch, Florian Philippot, Steeve Briois, ont été très applaudis, ainsi que les deux députés, Marion Maréchal (ovationnée) et Gilbert Collard. J’ai demandé à un voisin pourquoi Louis Aliot était-il absent, on m’a répondu qu’il était sur un plateau de télévision.

J’ai ensuite écouté attentivement, place de l’Opéra, le discours de Marine Le Pen. Là encore, au niveau du charisme, je trouve beaucoup de similitude entre elle et Oskar. Mêmes qualités d’orateur, même amour du pays, de notre civilisation, même liberté de ton, même humour féroce contre leurs adversaires… Rien d’étonnant à ce que tous deux, dans leur pays, soient la bête noire des médias.

Je me sentais bien au milieu de cette foule, qui, bonne enfant, scandait spontanément « On est chez nous », « Mélenchon au goulag », « Hollande démission », et « France, Marine, Liberté ». J’aimais bien voir que de nombreux jeunes faisaient partie du public.   

Marine a su trouver les mots justes pour parler de son pays, de son histoire, de son patriotisme, de la dégringolade de la gauche, de l’imposture Sarkozy, de la dictature de l’Union européenne et de la mondialisation libérale. J’ai beaucoup aimé son passage sur la lumière d’une Nation plongée dans les ténèbres, et son optimisme sur la France éternelle.

Son discours a duré une heure, et plusieurs choses m’ont tout de même étonné. D’abord, elle a parlé plus longtemps de Sarkozy que de Hollande. Ensuite, elle qui avait demandé la dissolution de l’Assemblée nationale n’a pas poursuivi sur ce terrain là, alors que ce gouvernement tombe plus bas tous les jours dans les sondages. Autre surprise, alors que, lors du défilé, plusieurs mots d’ordre virulents avaient été scandés contre Taubira, Marine Le Pen n’a même pas demandé sa démission, et n’a pas chauffé son public contre l’adoption scandaleuse de la loi sur le mariage homo. Enfin, j’ai constaté sa timidité, pour ne dire que cela, sur l’islamisation de la France. Elle préfère parler du communautarisme, comme si le mot « islam » l’effrayait. Là-dessus, Oskar Freysinger est vraiment d’un tout autre niveau, et Marine devrait s’en inspirer.

Ces quelques réserves ne m’ont pas empêché de l’applaudir à de nombreuses reprises, et  d’entamer, à la fin d’un discours que j’ai applaudi à plusieurs reprises, une vibrante Marseillaise que moi, Suisse, j’ai eu du plaisir à chanter avec mes amis français.

Je rêve, pour terminer, d’un rapprochement entre le Front national de Marine Le Pen, l’UDC de Blocher-Freysinger, le Parti des Libertés de Geert Wilders, et de tous les partis patriotes d’Europe.

C’est notre meilleure chance de nous en sortir.

Hans Sutter
par Hans Sutter


Publié le: 05/05/2013 03:17
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