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Re : Départ de jeunes Belges vers la Syrie. Qui ? Pourquoi ? Que penser ? Comment agir ?
#7

Qui sont les djihadistes qui partent en Syrie ?

Pour répondre à cette question, j’ai utilisé ci-dessous des extraits d’une interview accordée par Anne Morelli à « Algeriepatriotique ». Entretien réalisé à Bruxelles par Mohsen Abdelmoumen et Jocelyne De Ruytter. Anne Morelli est une historienne belge d’origine italienne docteure en histoire, professeure à l'Université de Bruxelles (ULB) où elle donne notamment le cours de «Critique historique appliquée aux médias». L’article entier, publié le 03/07/2013, est visible sur le lien suivant : http://www.algeriepatriotique.com/art ... s-sont-dorigine-marocaine

Selon Anne Morelli, «La plupart des djihadistes belges sont d'origine marocaine».

 

On assiste en Europe au retour d’un mouvement fasciste très fort accompagné d’une démobilisation générale de la population privée d’un encadrement ouvrier combatif face à ce phénomène. Comment pouvez-vous l’expliquer ?

Il ne faut pas négliger le fait qu’il n’y a plus vraiment de parti ouvrier avec la disparition de la classe ouvrière en Europe, mais, par contre, il y a beaucoup de gens qui protestent de manière désorganisée. Cela n’ennuie personne quand les gens disent gentiment «un autre monde est possible» ou «nous sommes des protestataires pacifistes», etc. Cela ne dérange personne, et certainement pas les mouvements fascistes qui surgissent, notamment en Hongrie, et dans bien d’autres pays. Par exemple, on a laissé se produire récemment à Milan un grand rassemblement de néo-nazis sans rien faire pour l’empêcher. Ce qui manque beaucoup aujourd’hui, quand on compare la situation actuelle avec celle des années trente ou même soixante, c’est un encadrement de quelque parti qui aurait l’appui de l’ensemble de la population. En général, les populations européennes éprouvent un véritable dégoût de la politique, ce qui est justifié car les partis politiques au pouvoir sont tous plus corrompus ou achetés les uns que les autres, mais l’alternative politique qui pourrait émerger de ce dégoût est inexistante, et c’est là qu’est le problème, selon moi.

 

Les guerres impérialistes ont redoublé de férocité à travers le monde sur fond de crise économique. Quel est votre avis à ce sujet ?

Le redoublement des guerres impérialistes est peut-être bien lié à la crise économique. Il y a dans la propagande de guerre un principe important qui consiste à ne jamais parler des objectifs économiques d’un conflit qui pourtant sont essentiels. Lorsqu’on voit tous les conflits actuels, il y a toujours un arrière-plan économique. Même dans la guerre contre la Syrie, il y a des enjeux économiques, parce que la Syrie est concernée par d’importantes ressources qui ont été découvertes dans la Méditerranée. D’autre part, elle est sur le chemin du pétrole venant de l’est, mais ces aspects ne sont jamais évoqués. On invoque seulement de beaux principes comme la démocratie, on diabolise Al-Assad, etc. Mais en réalité, la crise économique a attisé les problèmes, notamment de fourniture énergétique, et donc un certain nombre de puissances occidentales sont absolument prêtes à tout pour garder cette puissance énergétique. On voit par exemple la dureté de l’Occident envers le Venezuela qu’il considère comme non démocratique, alors qu’il y a déjà eu 17 élections dans ce pays, mais, par contre, on n’ose absolument pas critiquer des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar, parce que ces gens sont richissimes et ont du pétrole. La crise économique a aiguisé les appétits en matière énergétique et cela explique un certain nombre de ces guerres impérialistes.

 

Vous avez assisté à une conférence à Bruxelles sur des djihadistes belges partis se battre en Syrie, quelle est votre impression à ce sujet ?

Effectivement, il y a un certain nombre de jeunes Belges, en général d’origine marocaine, qui partent combattre dans les rangs des djihadistes en Syrie. Nous avons eu les témoignages très émouvants de leurs mères, de leurs familles, qui disent que ce sont des mineurs d’âge pour beaucoup, des gamins de seize ans, qui sont partis là-bas comme volontaires par idéal et croient qu’ils vont aider le peuple syrien victime d’un monstre.

 

C’est la version des familles ?

En fait, nous sommes face à un cas de duplicité ou de schizophrénie de la part des médias occidentaux parce qu’ils présentent, notamment à ces gamins, les djihadistes syriens comme étant en lutte contre un pouvoir tyrannique et donc ils exaltent une juste cause qui serait celle des opposants. C’est ce qu’on voit à 95% dans les médias belges qui ont pris très clairement le parti des opposants à Bachar Al-Assad, et en même temps, on condamne ces gamins qui partent soutenir cette cause. Il y a là quelque chose de tout à fait curieux, et bien sûr, la politique occidentale est la même dans toutes les guerres récentes : on a soutenu les taliban contre les Soviétiques, les chiites irakiens contre Saddam Hussein, on a soutenu les Egyptiens les plus religieux et les plus fanatiques, etc. C’est assez fou mais à chaque fois, l’Occident soutient les djihadistes, y compris dans la guerre en Yougoslavie où on avait pris le parti des Kosovars, c’est-à-dire des islamistes albanais. Dans ce cas-ci, la presse soutient les djihadistes en les présentant comme sympathiques et quand des gamins vont les rejoindre, on s’étonne et on se scandalise en se demandant ce que ces jeunes vont faire dans les rangs de l’armée syrienne d’opposition.

 

Pensez-vous qu’au retour, ces jeunes ne représenteraient pas un danger potentiel pour l’Europe ?

Mais bien sûr. Je m’étonne quand même du fait qu’il existe une loi en Belgique qui interdit de recruter et de s’engager pour une armée étrangère. Cette loi de 1936 n’est pas du tout appliquée, parce que normalement, quand ces jeunes reviennent, ils devraient être arrêtés pour s’être engagés dans une armée étrangère. Et, effectivement, quand ils reviendront, ils auront appris là-bas à tuer, à commettre des attentats, etc. et je ne serais pas trop tranquille de les avoir comme voisins après leur retour.

 

Ne pensez-vous pas que, quelque part, les gouvernements occidentaux facilitent ces départs ?

Absolument. Dans une certaine mesure, ils facilitent ces départs d’abord par toute la propagande qui est faite autour de cette armée soi-disant de libération, présentée d’une manière très positive. Ensuite, les mères de ces jeunes nous ont dit qu’elles avaient immédiatement prévenu la police et les Affaires étrangères pour récupérer ces gamins tant qu’il en était encore temps. On sait très bien qu’ils passent par la Turquie, et le rôle nocif que celle-ci tient dans ce dossier en soutenant les djihadistes contre le gouvernement syrien, mais il y a eu un retard considérable des autorités belges pour rechercher ces gamins qui étaient déjà sur le front syrien lorsqu’ils ont été repérés. Effectivement, on ne fait rien en réalité pour les empêcher de partir.

 

Voici un commentaire laissé par un musulman à la suite de l’article ci-dessus

Vous faites tout ce dont il est possible selon vos maigres moyens pour alerter, dénoncer, dissuader, et prévenir. Ceux qui ont réellement les moyens de faire quelque chose et bouger les choses sont les hommes du pouvoir. Ce sont ceux-là même qui facilitent le départ de ces jeunes paumés, naïfs, et dont les intentions sont au départ d’aller secourir les faibles de la main mise d'un tyran. Mais si les parents avaient pris soins d'expliquer à leur progéniture ce qui ce passe aujourd'hui dans le monde qui touche principalement leur religion et tous les musulmans, cela aurait permis à ces enfants de faire la différence entre les assassins et les victimes. Entre les manipulateurs et les recruteurs, les manipulés et les recrues sont victimes de leur naïveté et de leur non connaissance de la vraie vérité.
Personnellement, deux jeunes que je rencontrais à la mosquée, tous deux des reconvertis, sont partis à Bruxelles il y a quelque mois. Et depuis, plus aucun signe de vie de ces deux jeunes. Ils avaient entre 17 et 20 ans. Ce sont les informations qui circulent à leur sujet quand tu veux avoir des nouvelles d'eux. C'est trop injuste : deux très jeunes convertis ont gobé tout ce que leur ont raconté des recruteurs, au nom de l'Islam. Ces derniers ont étés formés par le Qatar et les Saoudiens pour en faire de la chaire à canon au nom des occidentaux. Leurs plans machiavéliques CONTRE l'Islam et les vrais Musulmans non manipulables est parfaitement connu, ainsi que leur but Satanique. Quand les esprits se réveilleront, les manipulés et les non manipulables se réuniront et feront bloc. Ils n'auront qu'un seul but : la vengeance. Mais elle sera faite de quoi et comment cette vengeance ? Sera-t-il un prétexte pour les occidentaux pour déclencher l’Armageddon militaire contre l'ensemble des musulmans et lancer une attaque de grande envergure ? Qui saura justifier à leurs peuples respectifs un prétexte indéniable pour passer à l'action ? Mais Allah Soubhanou est au courant de tous leurs plans et de ceux des musulmans, car tout se réalise selon sa volonté et pas autrement. Il écrasera les ennemis de l'islam et des musulmans d'une manière qu'aucun homme n'avait imaginé ces scénarios. L'homme n'est seulement au courant que des signes qui précéderont les grandes tourmentes. Allah est le seul et unique Savant et connaisseur du passé, du présent et du futur.

 

Que retenir de l’article ? Comment expliquer à un jeune que sa place n’est pas en Syrie ?

Le but de l’occident est de garder un contrôle économique sur les ressources énergétiques venant de l’est. Or la Syrie se trouve justement géographiquement à mi-chemin. Pour pouvoir garder un pied en orient, les gouvernements occidentaux ont donc intérêt à diaboliser Al-Assad. Ils peuvent ainsi, sous couvert de principes démocratique, justifier leur présence sur le sol syrien.

En allant en Syrie, les jeunes se retrouvent donc piégés dans une guerre impérialiste qui ne les concerne pas. Ils seront de toute façon broyés par le système car celui-ci n’a pas besoin d’eux. D’ailleurs, le gouvernement ne s’est pas montré vraiment pressé d’empêcher les départs ou de récupérer les jeunes partis en Syrie.

Les médias occidentaux présentent les djihadistes comme des opposants au régime syrien, donc des sauveurs du peuple syrien. Cela ne signifie pas qu’il faut soutenir les islamistes car, s’ils prenaient le pouvoir, ils mettraient le peuple syrien sous dictature islamiste.

Les médias occidentaux se scandalisent quand des Belges rejoignent les djihadistes sur le front. Les médias se retrouvent en fait piégés par la propagande dictée par les gouvernements occidentaux. Le but n’était pas de faire partir de jeunes Belges pour la Syrie, mais seulement de justifier la présence des occidentaux en Syrie.

 

http://www.l-union-fait-la-force.info

 


Publié le: 25/09/2013 13:50
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Re : Départ de jeunes Belges vers la Syrie. Qui ? Pourquoi ? Que penser ? Comment agir ?
#8

Jeunes et comportements à risque : pourquoi nos adolescents sont-ils attirés par le danger ?

Un article vient d’être publié sur LaLibre en date du 29/09/2013 dans le contexte des baptêmes estudiantins : « Jeunes et comportements à risque ». La semaine passée, une jeune fille est tombée dans le coma suite à une absorption excessive d’eau (hé oui, même l’excès d’eau peut tuer !). Heureusement, elle va bien aujourd’hui.

Les comportements à risque que l’on rencontre dans les baptêmes sont aujourd’hui l’occasion d’étoffer ma série de posts sur les jeunes qui partent en Syrie. Pour moi, il s’agit du même type de questionnement sur la vie, les limites et les engagements. C’est simplement le contexte qui varie.

J’ai laissé volontairement l’article au complet afin que, soit des parents soit des jeunes qui liraient l’article, puissent identifier plus facilement les comportements à risque. En effet, en général, le risque se mesure dans divers domaines à la fois : consommation d’alcool et de psychotropes, sexualité, mise en danger physique, violence contre soi ou les autres, conduite impulsive, engagement idéologique extrême…C’est ce dernier point qui nous inquiète ici. J’ai souligné les passages les plus intéressants à ce sujet.

Il est parfois difficile de repérer les comportements à risque puisqu’ils se font souvent à l’insu des parents. Encore une fois, concernant les engagements idéologiques radicaux, j’insiste sur la place des jeunes eux-mêmes dans la prévention. Ce sont les premiers garants de l’intégrité de leurs camarades. J’encourage ici tous les jeunes à veiller entre eux sur les débordements religieux radicaux de leurs amis. En cas de doute, parlez-en autour de vous : aux parents, aux professeurs, aux frères et sœurs…Des familles peuvent basculer dans la détresse, simplement parce que personne n’a rien dit…Il ne s’agit pas de délation, simplement de bienveillance et de respect.

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L’article de LaLibre sur les jeunes et les comportements à risque

Le début de l’année scolaire et académique ouvre aussi le ballet des soirées, sorties et autres fêtes. L’occasion pour Couples et Familles de s’interroger sur les comportements à risque des jeunes. Binge drinking, consommation de tabac, usage de drogues, relations sexuelles à risque, conduite dangereuse, violence contre soi ou les autres… Pourquoi nos adolescents sont-ils attirés par le danger ?

 

L’adolescence, une période à haut risque

Comme l’explique Jean-Pascal Assaily, le rapport au danger n’est pas simple et linéaire, il est complexe et pendulaire. Depuis le berceau jusqu’au cercueil, l’être humain est balancé entre le besoin de protection et la recherche de nouveauté. C’est à l’adolescence que le mouvement est le plus important (1). Cette période est un grand chamboulement : transformations biologiques, changements physiologiques, sexualité naissante, émergence d’une pensée abstraite, développement d’une identité autonome. Devenir autonome et construire sa propre identité implique de faire des choix quant aux valeurs et aux croyances et ce dans tous les domaines de l’existence : à l’école, en société, avec ses amis ou sur le plan politique. C’est une forme d’expérience de la vie qui passe par des conduites à l’interface du connu et de l’inconnu, du permis et de l’interdit, du licite et de l’illicite (2).

Comme il ignore qui il est et qu’il cherche à le découvrir, le jeune peut adopter des conduites extrêmes. Il explore la vie jusqu’aux limites de la mort. Il se met en quête de ses propres limites mais aussi de celles des adultes et de la société.

La prise de risque semble donc un élément naturel et nécessaire dans le développement de chaque individu. Toutefois, sans cadre et limites, ces conduites peuvent nuire à la santé et au bien être du jeune et si elles s’inscrivent dans la durée, elles peuvent s’instaurer en mode de vie et devenir des addictions.

 

Les différents types de comportements à risque (3)

Parmi les substances dites « psycho-actives », le tabac et l’alcool sont les premières à être testées par les jeunes. Les drogues viennent en troisième position et, parmi elles, le cannabis est le plus largement consommé. On estime la moyenne d’âge du premier essai de cigarette à 12,5 ans. Celle du premier essai d’alcool à 12 ans. Celle de l’initiation au cannabis aux environs de 15 ans.

On connaît les effets néfastes du tabagisme sur la santé. Les campagnes de prévention, les illustrations et mentions sur les paquets du type « Fumer tue » ou « Fumer rend stérile » ne freinent pourtant pas les jeunes à essayer.

La consommation d’alcool chez les jeunes est surtout dangereuse à court terme. L’effet désinhibiteur de la boisson les place dans une grande vulnérabilité tout en leur conférant un sentiment d’invincibilité. De la même manière, l’usage de drogues altère les capacités de raisonnement. Cela pousse les jeunes à prendre des risques encore plus importants par manque de lucidité. L’alcool et la drogue sont à l’origine de nombreux accidents de la route, comas éthyliques ou overdoses, bagarres, tentatives de suicide, rapports sexuels imprévus et non-protégés, violences sexuelles…

La violence, dirigée contre soi ou contre les autres est aussi une forme de comportement à risque typique de l’adolescence : automutilations, tentatives de suicide, violences scolaires, brimades, intimidation, racket, bagarres… sont autant d’exemples dans lesquels des jeunes sont souvent impliqués.

Certains comportements sur la route sont souvent les faits de jeunes : une vitesse excessive, une conduite imprudente, des courses, rouler sans ceinture ou casque… Ils représentent à la fois un danger pour eux-mêmes et pour les autres usagers.

Sur le plan de la sexualité, les adolescents peuvent se mettre particulièrement en danger. L’âge moyen du premier rapport est situé à environ 16 ans. A cet âge, les jeunes sont en pleine période de découverte de leur sexualité et dans le même temps, ils sont avides de nouveautés et d’expériences. Cela les pousse parfois à agir de manière inconsidérée. La spontanéité et l’instabilité des rapports sexuels peuvent les amener dans des situations très délicates. On l’imagine bien pour les jeunes filles : grossesse non-désirée conduisant à une interruption de celle-ci ou à un accouchement alors qu’elles ne sont pas encore adultes. Le multi partenariat augmente les risques d’infections sexuellement transmissibles comme le sida. L’impulsivité du moment peut conduire certains partenaires à devenir violents et à contraindre l’autre à des actes non désirés.

Enfin, statistiquement, c’est dans le sport que les accidents sont les plus fréquents pour les jeunes. Il s’agit principalement de contusions, d’entorses ou de foulures, mais cela peut aller plus loin. Généralement, le sport choisi est un sport dit « traditionnel » qui comporte un certain nombre de règles de sécurité et un code de conduite strict. Les sports « extrêmes », moins conventionnels, attirent un nombre croissant de jeunes et ils impliquent une plus grande prise de risque : acrobatie urbaine, saut à l’élastique, parachutisme, alpinisme, plongeon et nage en eau libre, surf, kite surf… la surenchère en matière de sensations fortes n’a de limite que l’imagination des jeunes qui pratiquent ces sports.

 

Comment éduquer à prendre soin de soi ?

Pour les adolescents, le concept de santé recouvre trois aspects : une bonne condition physique, le bien-être et l’absence de maladie (4). Leur perception de la santé est immédiate ; ils ne la conçoivent pas comme un bien à préserver pour l’avenir. De même, ils ne sont pas conscients qu’ils en sont acteurs ; pour eux, la santé dépend de facteurs extérieurs. Ils privilégient donc la satisfaction immédiate de leurs désirs. Les effets bénéfiques à court terme prévalent sur des conséquences négatives hypothétiques ou à long terme.

En fait, ces comportements immatures sont liés au développement cérébral. « Les régions du cerveau impliquées étant immatures, les jeunes éprouvent plus de mal à les contrôler. C’est quand ils comprennent qu’ils ne tirent pas un bénéfice suffisant par rapport au risque encouru qu’ils adaptent leur comportement pour la prochaine expérience du même type. (5) »

Depuis la naissance, les êtres humains se développent en relation avec les autres. Le réseau de relations influence chaque individu et les individus influencent également ce réseau. Le premier lieu de développement et le plus important est sans conteste la famille. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Cela signifie d’une part être à l’écoute et disponible pour aborder tous les sujets de la vie sans tabou ni jugement et d’autre part, transmettre son expérience. Il faut garder à l’esprit qu’une grande part du développement fonctionne à partir de l’imitation. En tant que parents, il convient donc d’être attentif à ses propres comportements afin que ceux-ci soient en adéquation avec le message à transmettre. Prenons l’exemple de la conduite automobile. Jusqu’à ce qu’il puisse lui-même tenir le volant, l’enfant sera passager du véhicule de ses parents. Durant tout ce temps, il sera un « redoutable magnétoscope » de ce que ses parents font derrière le volant. Une fois devenu lui-même automobiliste, il y a une forte probabilité qu’il reproduise les comportements dont il a été le témoin : téléphoner en conduisant, attacher sa ceinture de sécurité, rouler à vitesse excessive, manquer de courtoisie, insulter les autres usagers de la route, conduire en état d’ébriété… Etre parent, c’est être exemplaire (entendons nous, cela ne signifie pas « être parfait »).

Le second acteur de l’éducation des enfants et des jeunes est certainement l’école. Différentes études montrent qu’il existe un rapport étroit entre comportements à risque et les réussites scolaire et éducative. Œuvrer à un parcours positif dans les apprentissages (scolaires et autres) aide à prévenir des comportements à risque à l’adolescence. Dans cet objectif, l’intérêt d’une bonne communication entre école et parents est indéniable.

Même si on veut les protéger, il est impossible d’élever son enfant dans une bulle. On lui souhaite notamment de se faire des amis et de s’intégrer au mieux parmi les autres de sa génération. Au moment de l’adolescence, le groupe de pairs (ces « autres ») peut exercer une grande influence sur les jeunes. Toutes les activités et les choses que l’on entreprend n’ont en réalité qu’un objectif : gagner l’estime de soi. Cela est particulièrement vrai pour les adolescents qui ont un grand besoin de reconnaissance et d’estime. Adopter certains comportements à risque comme fumer une cigarette ou un joint permet parfois une plus grande intégration au sein du groupe de pairs.

Enfin, nous vivons dans un contexte social plus global qui lui aussi nous influence. A travers les différents médias et en particulier la publicité, la société nous renvoie à des images d’Epinal auxquelles, consciemment ou non, nous nous identifions. La télévision, le cinéma, les magazines, les publicités… bref, les médias en général promeuvent souvent des comportements à risque en les faisant passer pour des manières d’être dans le coup. Ils véhiculent des images positives de jeunes beaux, heureux et bien dans leur peau qui consomment de l’alcool, du tabac et conduisent des voitures de sport. Apprendre à décoder ces images et à les regarder d’un œil critique est une arme dont les jeunes pourront user pour juger de manière responsable.

 

En conclusion

La pratique de comportements à risque chez les jeunes est une problématique complexe. Les sources de ces conduites sont multiples, c’est pourquoi nous pensons que la prévention doit elle aussi être diversifiée. Cela relève de la responsabilité collective de tous les acteurs de l’éducation des enfants et des jeunes : les familles, l’école, les intervenants sociaux, les médias, les pouvoirs publics et les associations d’éducation permanente.

Mais le risque zéro n’existe pas (6).

Une opinion de Laurianne Rigo, permanente et animatrice au sein de l’asbl Couples et Familles.

 

(1) Jean-Pascal Assailly, « Les conduites à risque des jeunes : un modèle socio-séquentiel de la genèse de la mise en danger de soi », in Psychotropes, n°2/2006, vol. 12, De Boeck, p. 49-69. Disponible sur www.cairn.info.

(2) Martine Bantuelle et René Demeulemeester (dir.), Comportements à risque et santé : agir en milieu scolaire, Editions INPES, 2008, p. 38

(3) Cf. « Le jeu du foulard et autre jeux dangereux », analyse 2010-03 de Couples et Familles, rédigée par José Gérard, disponible sur www.couplesfamilles.be.

(4) Idem, p.36.

(5) Carine Maillard, « Comportements à risque : attendre que ça passe ? », in En marche, n°1455, 16 juin 2011, p.5, disponible sur www.enmarche.be.

(6) Analyse rédigée par Laurianne Rigo.

 

http://www.l-union-fait-la-force.info

Publié le: 30/09/2013 08:31
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Re : Départ de jeunes Belges vers la Syrie. Qui ? Pourquoi ? Que penser ? Comment agir ?
#9

Un Belge de 19 ans, originaire de Vilvorde, est mort en Syrie

"Ce jeune a grandi dans une famille musulmane moderne et ouverte d'esprit", indique Hans Bonte le bourgmestre de Vilvorde.

Un jeune homme de 19 ans, originaire de Vilvorde, est mort en Syrie dimanche, confirme le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte, qui a eu des contacts avec les parents. Il avait été enrôlé dans le courant de l'été. Le jeune homme n'aurait pas combattu aux côtés des rebelles mais aurait été intégré dans un groupe ayant des liens avec Al-Qaida. Le Belge est décédé lors d'un combat et a probablement été tué par les rebelles qui luttent contre le régime de Bachar el-Assad. "Il est de plus en plus certains que les Flamands qui partent combattre en Syrie ne combattent pas aux côtés des rebelles, mais avec des organisations liées à Al-Qaida", explique Hans Bonte. "Les rebelles se tournent de plus en plus contre ces milices, formées principalement avec des jeunes d'Europe occidentale."

La victime, décédée dimanche, était partie en août en Syrie. "Ce jeune a grandi dans une famille musulmane moderne et ouverte d'esprit", indique Hans Bonte. "C'était un bon élève et ses parents ne se sont pas rendus compte qu'il se radicalisait."

La famille a eu un contact avec son fils il y a quelques semaines. Elle a été informée dimanche, par des camarades du jeune homme, qu'il était décédé des suites de ses blessures au combat.

Belga, publié le 09/12/2013

http://www.lalibre.be/actu/belgique/u ... -52a5c36a357004c37c89ad4b

 

J’avais déjà averti sur ce site que les rebelles se retourneraient contre les djihadistes…

Lorsque j’ai entamé ce chapitre consacré aux jeunes Belges partis combattre en Syrie, je savais malheureusement que des morts seraient annoncées. Déjà lors de mon 2e message (en date du 28/06/2013), j’avais fait part de mes inquiétudes. Pour rappel, en voici quelques extraits…

Les  « jeunes Belges » partis combattre en Syrie ont-ils des chances de revenir vivants ?

Aucune chance ! Ils seront tués de toute façon ! Si on les épargne, c’est parce qu’ils seront devenus des djihadistes féroces très efficaces (…). L’ASL tolère les djihadistes à ses côtés parce qu’ils combattent le régime de Bachar el-Assad. Mais l’ASL est opposée à l’instauration de la charia. Il se pourrait bien qu’une fois que le gouvernement syrien de Bachar el-Assad sera tombé, l’ASL et les djihadistes se livrent à de nouveaux combats, mais entre eux cette fois. Les Belges restés au combat seraient forcément exécutés par l’ASL s’ils sont identifiés comme djihadistes. D’autre part, les djihadistes pourraient aussi exécuter eux-mêmes les Belges enrôlés avec eux s’ils constatent que leurs soldats perdent la foi (…). Les islamistes ne tolèrent aucun affadissement et aucun doute (…). Il faut donc les éliminer avant qu’elles ne dissuadent d’autres personnes de quitter les rangs de l’islam radical (…). Des jeunes pourraient changer d’avis et avoir envie de rentrer parce qu’ils ne sentent plus à leur place dans le djihad. Il est parfaitement plausible que les islamistes les empêchent de revenir (…). En conclusion, aucun jeune ne peut sortir indemne de ce conflit et rentrer au pays. C’est un combat qui les conduira inévitablement à la mort.

 

J’ai été témoin de la détresse d’une famille musulmane à qui on a annoncé la mort d’un jeune

Dans mon quartier, je côtoie régulièrement des familles musulmanes. Il m’arrive de discuter avec eux lorsque l’occasion se présente.

Pendant l’été, peu après avoir entamé justement cette série de messages sur les jeunes partis en Syrie, je me suis retrouvée par hasard dans la confidence d’une de ces familles endeuillées. Je voyais bien que quelque chose n’allait pas. Sous mes regards interrogatifs, ce sont eux qui m’ont appris la nouvelle. L’un des enfants de la famille, âgé d’à peine la vingtaine, était mort en Syrie. Tous pleuraient, ignorant comment faire face aux questions que eux-mêmes se posaient quant aux circonstances exactes du drame.

Malgré le fait que je connaissais assez bien le sujet, c'est-à-dire l’islam et la guerre en Syrie, je me sentais profondément impuissante. En fait, c’est là que je me suis rendue compte à quel point le radicalisme était un véritable cancer pour notre société, aussi bien pour les musulmans que pour les non-musulmans.

J’étais triste pour cette famille car je savais parfaitement qu’ils n’étaient pas des « radicaux ». Eux-mêmes m’avaient avoué un jour qu’ils faisaient un sapin de Noël dans leur salon « comme tout le monde », malgré qu’ils étaient musulmans, parce qu’ils trouvaient cela sympa comme fête et qu’ils appréciaient beaucoup l’ambiance lumineuse. Ils se sentaient bien en Belgique. Et lorsque les repas gastronomiques commençaient à fleurir dans les étals du supermarché, ils se faisaient un plaisir de goûter en famille nos spécialités culinaires à Noël.

Alors vous imaginez, lorsque j’ai su…Ce fut l’incompréhension réciproque ! Paradoxalement, je me sentais coincée car j’étais dans l’impossibilité totale de leur dire mon intérêt pour ce type d’actualité. Cela aurait été trop difficile à expliquer et ce n’était pas non plus le moment.

J’ai alors essayé d’en savoir plus. La famille m’a dit que le jeune était parti pour faire œuvre humanitaire afin d’aider la population syrienne contre le gouvernement de Bachar. C’est du moins comme cela que la situation leur avait été vendue par le « petit ». Lorsque j’ai cherché à en savoir plus, à l’évocation du fait que ce lieu était synonyme de guerre et de combat, j’ai bien senti un malaise. Ils se sont regardés d’un air craintif, puis sont soudainement redevenus évasifs et fuyants. Ils ne désiraient plus parler.

Je sais très bien ce qui leur est passé par la tête. Ils ne voulaient pas être pointés du doigt comme des terroristes. On ne peut l’ignorer…Chaque famille possède son bâtard, sa fille-mère, son malade mental ou son alcoolique…et on gère comme on peut. Mais là, l’idée d’avoir l’étiquette de « famille de djihadistes » devenait soudainement ingérable. Un, c’était bon ! Pas besoin que toute la famille paye pour lui, alors qu’il était mort loin des siens !

Une chape de plomb s’est abattue sur la conversation. J’ai vu un fossé immense se creuser entre nous. Un fossé de terreur, une éternité de solitude, un abysse de tristesse…C’était un silence qui ruminait en lui toutes les guerres, tous les génocides et tous les meurtres de la terre.

Comme des animaux blessés, ils se sont rétractés poliment dans leur « caverne ». Là, j’ai su que ce serait très difficile de prévenir ce genre de dérapage islamiste. Une coopération me semblait désormais presque impossible car même eux n’avaient rien vu venir. Comment pouvaient-ils expliquer à la communauté qu’ils n’avaient rien vu ? Avaient-ils vraiment tout fait pour empêcher cela ? Eux-mêmes en doutaient. Leur pardonnerait-on de ne pas avoir su veiller sur un des leurs ? Allaient-ils être lynchés pour ce « crime » ? Devraient-ils payer une deuxième fois ?

 

http://www.l-union-fait-la-force.info

 


Publié le: 09/12/2013 17:44
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