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Justice & Democracy : Comment l’islam s’incruste dans nos écoles ? Grâce à ceux que nous formons...
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A Verviers, « Justice & Democracy » digère mal l’interdiction du voile à l’école

Ce n’est pas nouveau, à Verviers, tout le monde cherche une solution pour vaincre l’invasion de voilées dans les écoles. Le 06/11/2012, nous avions publié ceci :

[Verviers] Le port du voile, bientôt fini à l'école communale!

Mais cela ne concerne pas que l’aspect vestimentaire, les repas dans les cantines posent aussi problèmes dans l’enseignement. Voir cet article publié le 08/11/2012 :

[Verviers] Verviers: les échevins opposés aux menus halal dans leurs écoles !

Le 24/06/2013, nous postions un article de presse sur la Ville de Verviers suite au vote de l’interdiction du port du voile. Son application devait prendre cours à la rentrée scolaire 2013.

[Belgique] Le voile interdit dans le fondamental et le primaire spécialisé à Verviers

A la mi-octobre 2013, la Ville de Verviers se fait attaquer par une organisation musulmane appelée « Justice & Democracy », suite à cette décision d’interdire le port du voile dans l’enseignement communal. L’information est passée presque inaperçue dans les médias (voir l’article plus loin dans ce post).

Fin décembre 2013, le tribunal de première instance de Verviers a considéré que le règlement des écoles communales interdisant le port du voile ne viole en rien le principe de neutralité. Il n'est pas discriminatoire (voir l’article plus loin dans ce post).

Suite à ce jugement, l’ASBL « Justice & Democracy » décide de faire appel car elle estime que le tribunal n’a pas répondu aux éléments soulevés.

[Belgique] Verviers - Port du voile : Justice and Democracy interjette appel

 

Pourquoi est-il  important d’expliquer ces articles de presse ?

Je trouve très important d’expliquer le contexte et les acteurs mis en lumière dans ces articles de presse. Les médias se contentent de constater et de rapporter. Elles ne rendent pas bien compte de la hargne que certains musulmans mettent à défier notre culture et notre démocratie.

Notons que ces gens qui attaquent juridiquement notre système ont pourtant bien profité de notre enseignement pour se barder de diplômes leur permettant de nous attaquer de l’intérieur. C’est utile de le signaler. Simplifier le problème du port du voile au fait que les femmes incriminées ne sont pas instruites est absolument faux ! Et même si c’était le cas pour la plupart d’entre elles, il ne faut pas oublier que les associations musulmanes qui nous attaquent sont là pour renforcer juridiquement l’aveuglement religieux de ces femmes voilées.

Autre remarque…Sur le site de LaMeuse.be, bizarrement, les commentaires de certains articles ne sont même pas visibles. Soit ils ont été désactivés, soit ils ont étés effacés. Cela coupe évidemment l’attrait pour ce genre d’article. Je me pose des questions. Est-ce de la censure ? Les commentaires ont-ils été trop loin ? D’où émane ce contrôle : de la presse…ou de l’association musulmane qui porte plainte contre la Ville de Verviers ?

Bref, une bonne raison pour aller fouiner…

Voici donc les deux articles de presse officiels sur l’affaire dont il est question. J’analyse ensuite ce que j’ai trouvé comme information à propos de l’association musulmane, histoire que vous compreniez à qui nous avons affaire.

 

Une ASBL bruxelloise attaque Verviers en justice suite à l'interdiction du port du voile dans l'enseignement communal

On s’en doutait, c’est maintenant officiel : la ville de Verviers est attaquée en justice suite à son règlement interdisant le port de signes religieux ostentatoires dans l’enseignement communal. Un règlement d’application depuis la rentrée scolaire du 2 septembre 2013.

L’ASBL demande le retrait de la disposition concernant le port des signes ostentatoires avec astreinte de 650 euros par jour de discrimination si leur requête aboutissait.

Une audience présidentielle, au sein même du cabinet de la présidente du tribunal de première instance, réglera la question même si la pertinence du choix est étonnante puisqu’un tribunal civil n’a le pouvoir de contester un règlement administratif.

« Nous avons décidé d’adopter une autre approche et de faire valoir la législation anti-discrimination du décret de 2008 de la Communauté française », explique Mehmet Alparslan Saygin, administrateur-fondateur de l’ASBL.

« Justice & Democracy » considère que les dispositions du nouveau ROI (=Règlement d’Ordre Intérieur) de la Ville de Verviers portent atteinte aux principes de neutralité et de liberté religieuse, en ce compris la liberté des parents d’inculquer et de transmettre à leurs enfants les valeurs qu’ils estiment importantes pour leur éducation.

Une seconde action a été introduite au nom d’un des élèves qui a quitté l’enseignement communal suite à ce nouveau règlement.

Cette ASBL s’est fait connaître pour ses combats contre des règlements similaires dans l’enseignement flamand ou la loi interdisant le voile intégral (burka).

Belga (avec BB), publié le 11/10/2013

http://www.lameuse.be/831545/article/ ... uite-a-l-interdiction-du-

Voir la vidéo de TéléVesdre : http://www.televesdre.eu/www/verviers ... plainte-82713-999-89.html

 

Verviers: le règlement des écoles communales interdisant le port du voile n'est pas discriminatoire

Le tribunal de première instance de Verviers, siégeant en référé, a rendu son ordonnance suite l’action en cessation introduite par l’ASBL bruxelloise « Justice and Democraty » et les parents d’une petite somalienne contre le règlement d’ordre intérieur des écoles communales de Verviers.

Ce règlement interdit entre autres le port de signes ostentatoires et donc du voile. Il avait été voté en juin dernier par le conseil communal. L’action devant le tribunal de première instance a été déclarée non-fondée.

Les plaignants estiment que la liberté individuelle a été bafouée par ce règlement communal au prix du respect de la neutralité. Le tribunal n’a pas suivi cet argument. «  Le tribunal a considéré que le règlement ne viole en rien le principe de neutralité. C’est une décision qui correspond parfaitement à la jurisprudence du Conseil d’État  », a indiqué Maître Marcy, l’avocat de la ville de Verviers. Le règlement communal de la ville interdit les signes ostentatoires dans les écoles. Il tolère toutefois les signes discrets.

Belga, publié le 26/12/2013

http://www.lameuse.be/889717/article/ ... isant-le-port-du-voile-n-

 

Sur son site, le 29/12/2013, « Justice & Democracy » réagit suite à la décision du tribunal en sa défaveur

Extraits…

Le juge Pierre LEBRUN n’a répondu à aucun des arguments de Justice and Democracy (J&D) asbl et a rendu une ordonnance faite d’affirmations générales pour donner raison à la Ville de Verviers.

…suite à la requête introduite par notre asbl Justice and Democracy (J&D), mandatée par une famille belge de confession musulmane, contre le nouveau règlement d’ordre intérieur (ROI) de la Ville de Verviers portant interdiction du port de signes convictionnels…

la violation de la liberté des parents d’inculquer à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions philosophiques et religieuses, quelles qu’elles soient.

…l’application inadéquate du principe de neutralité par la Ville de Verviers, qui conduit à porter atteinte au principe de liberté religieuse

… (selon le juge Lebrun) toutes les religions et convictions philosophiques sont discriminées, pas l’une plus que l’autre. C’est justement cette logique que J&D conteste

aucune explication n’est fournie sur le bien-fondé de la distinction entre signes convictionnels “ostentatoires” et signes convictionnels “discrets”

 

D’où sort cette association musulmane qui se fait appeler « Justice & Democracy » ?

« Justice & Democracy » est une initiative du think tank « Vigilance musulmane ».

Elle se décrit sur son site (http://www.justicedemocracy.org/) « comme « une association sans but lucratif, non confessionnelle, née en décembre 2009 dans le but de promouvoir les deux principes qui composent sa dénomination ».

Ses fondateurs et principaux membres sont : Abdelghani Ben Moussa, Djhouby Louis, et Mehmet Alparslan Saygin.

Le terme « non confessionnelle » utilisé dans son descriptif est, me semble-t-il, totalement abusif. Il y a tromperie sur la marchandise. Comment ce type d’association, très portée sur les textes de loi, se permet-t-elle de se qualifier de la sorte. C’est comme si un groupe facebook appelé « les amis de la FN » (=Fabrique Nationale…d’armes) déclarait dans ses statuts être « contre la guerre dans le monde ».

 

« Justice & Democracy » est une véritable machine de guerre qui utilise tout ce que notre société a émis comme textes de loi afin de démolir l’occident et ses valeurs

L’association aime mettre en avant tous les textes de loi qui justifient ses actions à l’encontre de nos coutumes et traditions : « la Constitution belge et la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, complétées par les Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques ainsi qu’aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966, la Convention européenne pour la sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales de 1950, la Charte sociale européenne de 1961 révisée en 1966, ainsi que la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne de 2000 et tous les traités, pactes, conventions et protocoles annexes y afférents et à venir ».

Et comme si cela ne suffisait pas, le site poursuit la longue liste des références qu’elle va utiliser pour faire taire toutes nos protestations : « la législation antiraciste, anti-discrimination et pour l’égalité des chances en vigueur en Belgique, en particulier la loi du 30 juillet 1981 tendant à réprimer certains actes inspirés par le racisme ou la xénophobie, la loi du 10 mai 2007 tendant à lutter contre certaines formes de discrimination, le décret du 10 juillet 2008 portant le cadre de la politique flamande de l’égalité des chances et de traitement et le décret de la Communauté française du 12 décembre 2008 relatif à la lutte contre certaines formes de discrimination ».

C’est une véritable déclaration de guerre que nous fait cette association musulmane. Le tout est enveloppé de termes et de citations faisant référence à la démocratie et aux libertés. Mais le but final est bien d’imposer les préceptes l’islam et de les faire inclure très officiellement dans nos textes de loi de sorte que nous ne pourrons plus faire marche arrière.

 

Qui est Mehmet Alparslan SAYGIN ?

Mehmet Alparslan Saygin est actuellement formateur en droit chez IFAPME, Région de Bruxelles en Belgique.

Il est le co-fondateur et secrétaire général de « Union of European Turkish Democrats asbl », créé en 2006. Cette association lutte pour l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (www.uetd-brussels.eu).

Il est ensuite devenu co-fondateur et administrateur de « Justice and Democracy asbl », créé en 2009.

Mehmet Alparslan Saygin se présente en ces termes sur son site (http://blog.saygin.eu/) : « Je suis juriste, intéressé dans le droit public en particulier. Je touche également, un peu, à la science politique. J'essaie, à ma façon, de montrer qu'il est possible d'être à la fois intellectuel et militant. »

Rusé, Saygin est très prudent et ne fait jamais référence à l’islam concernant ses convictions afin de ne pas être accusé de prêcher ouvertement l’islamisation de notre société. Il présente ses efforts comme une lutte altruiste pour aider les femmes qui souhaiteraient porter le voile. Mais nous ne sommes pas idiots, s’il fait autant d’effort dans ce sens et qu’il ne prend jamais la défense de celles qui ne veulent pas le porter, c’est qu’il n’est pas neutre ! Mehmet Alparslan Saygin ressemble donc bien à un islamiste convaincu.

 

Quel est la position de Mehmet Alparslan Saygin sur le foulard islamique ?

Mehmet Alparslan Saygin se positionne clairement en faveur du droit du musulman à exercer l’islam comme il l’entend de façon publique, et ce y compris dans le monde du travail. Cela signifie que les femmes doivent, selon lui, pouvoir porter le foulard islamique partout où elles le souhaitent, ce que nous considérons dans notre culture comme du prosélytisme puisque le religieux doit rester du domaine du privé.

Le 15/03/2011, LaLibre avait publié une opinion de Mehmet SAYGIN en tant que membre du Think tank Vigilance musulmane (voir le texte original : http://www.lalibre.be/debats/opinions ... -51b8cf94e4b0de6db9c060da) avec le titre « Cachez ce foulard que je ne saurais voir ».

Une Limbourgeoise de confession musulmane perd son travail intérimaire chez Hema en raison de son refus de retirer son foulard. La ministre fédérale de l’Egalité des chances, Joëlle Milquet, saisit le Centre pour l’égalité des chances et Hema reconnaît s’être trompée en n’ayant pas pratiqué cette discrimination dès le départ. Un autre emploi lui est alors attribué dans la réserve, à l’abri du regard des clients. La ministre se réjouit  mais la vendeuse refuse l’arrangement.

Sur les plans politique et juridique, ce fait divers pose question pour le think tank Vigilance musulmane.

Le think tank considère que Joëlle Milquet  et son parti le CDH se radicalisent contre le port du foulard. Saygin cite plusieurs affaires pour étayer sa thèse :

- voile d’une candidate que le parti aurait tenté de dissimuler en 2006 et en 2009.
- licenciement d’une prof de math qui refusait d’ôter son voile à Charleroi, avec modification des règles communales.
- modification du décret neutralité en communauté française.

Saygin lance également de grandes phrases victimisantes telles que :

- « La neutralité concerne le service rendu et non l’apparence de la personne qui le rend ».
- « Une entreprise comme Hema déclare sans-gêne s’être “adaptée aux habitudes belges” »
- « depuis 2009 surtout, nous assistons à une forte montée de l’intolérance, jadis alimentée par les seules formations d’extrême droite »
- « le cdH est impliqué à ce point dans des projets de violation des droits fondamentaux »
- « une régression pour la lutte contre les discriminations ».

La conclusion est un véritable affront face à nos institutions et à nos coutumes : « Le Centre devrait acter l’existence d’une discrimination sur la base d’un critère protégé par la loi du 10 mai 2007, obtenir les excuses de Hema et la réintégration de l’employée au même poste ».

Tous les jours, on licencie des travailleurs. Rares sont ceux qui font appel au Centre pour l’Egalité des Chances ou au tribunal du travail. A un moment, il faut fermer sa gueule et savoir prendre sur soi. Si ce n’est pas le cas, c’est que l’intention est ailleurs : elle est plus militante.

Saygin se positionne donc clairement en faveur de l’intrusion du port du foulard islamique dans le travail.

 

Mehmet Alparslan Saygin, celui qui veut porter atteinte à notre laïcité, a été formé dans nos écoles et nos universités belges

Haute Ecole Lucia de Brouckère (droit) de 2003 à 2006, Ordre des avocats du barreau de Liège en 2009, Université libre de Bruxelles de 2010 à 2013 (science politique, gouvernement, droit). Cet homme a été instruit dans nos meilleures écoles.

C’est en nos murs que cet homme a été biberonné et qu’il a cherché nos failles. Et c’est en attaquant nos institutions et en encombrant toutes nos structures qu’il cherche à obtenir ce qu’il pense être la Justice et la Vérité.

 

Ce que j’aimerais dire à Mehmet Alparslan Saygin et à ses acolytes

Monsieur Mehmet Alparslan Saygin, pour qui vous prenez-vous pour vouloir ainsi bouleverser des siècles de notre histoire occidentale ? Cette évolution lente, qui nous a amenés à reléguer la religion au domaine strictement privé, nous y tenons beaucoup. Nous ne voulons pas de votre Vérité. Admettez que nous ayons aussi la nôtre. Et acceptez la décision de nos tribunaux.

Ce n’est pas en nous crachant nos propres textes de loi à la figure que vous et votre communauté obtiendrez notre compassion. En procédant de la sorte, vous ne ferez qu’attiser notre mépris et notre impatience à l’égard de votre communauté religieuse.

Croyez-vous que nous allons continuer encore longtemps à vous laisser salir notre façon de vivre sans broncher ? Le col blanc ne permet pas toutes les audaces comme vous semblez le croire. A persister dans vos affronts répétés envers notre société, vous trouverez certes quelques amis islamistes, mais vous perdrez surtout l’amitié de ceux qui vous ont accueilli et instruit.

Si nous vous avons offensé dans votre façon d’exercer votre religion, sachez que notre laïcité organisée a, elle aussi, été offensée et insultée par votre comportement vindicatif et destructeur. Sachez le reconnaître et en prendre acte comme tout homme sage le ferait.

A la lumière de notre culture et de nos traditions, vous outrepassez les libertés qu’une démocratie raisonnable permet car vous balayez du revers de la main l’espace commun que nous avons tenté de construire sur plusieurs générations. Nous ne haïssons pas les musulmans. Mais nous détestons votre façon de nous imposer vos pratiques religieuses.

Votre travail n’est animé que par des revendications musulmanes égoïstes, égocentriques et prétentieuses, au mépris de la discrétion observée par les autres croyances (athéisme, philosophies et religions confondues). C’est simple, pour agir de la sorte, il est clair que vous ne pouvez pas nous aimer, nous et notre culture. Comment voulez-vous alors qu’en retour nous vous aimions, vous et votre communauté religieuse ?

Le pire, c’est que vous agissez en hypocrite, utilisant et détournant notre langage et nos lois, feignant de défendre la démocratie et les libertés. Vous nous prenez ainsi ouvertement pour de vils idiots. Sachez que nous manions la démocratie et la liberté d’expression depuis plus longtemps que vos peuples issus de la tradition musulmane. Comme le dit un dicton bien connu : « Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace ». En fait, vous nous détestez pour tout ce que nous représentons. Comment en êtes-vous arrivé là ? Je me le demande.

Si c’est le besoin d’être utile à votre communauté religieuse qui vous guide dans vos actions, sachez qu’il existe bien des domaines où vous pouvez être actif sans pour cela vous opposer systématiquement à nos valeurs occidentales (apprentissage du français, condition de la femme, emploi des jeunes…). Votre identité musulmane ne nécessite pas d’entrer en conflit direct avec nos peuples. On ne se construit pas dans la haine de l’autre. C’est une sinistre vie qui vous attend si vous choisissez cette voie.

Monsieur Mehmet Alparslan Saygin, nous qui vous avons tout appris de la liberté et de la démocratie, si vous vous sentez si mal chez nous au point de vouloir changer nos lois, pourquoi persistez-vous à rester parmi nous ? Est-ce que c’est comme cela que vous comptez nous apprendre à vous aimer ? Avez-vous vraiment envie de passer votre vie à lutter contre notre peuple tout entier ? Est-ce là votre volonté personnelle…ou bien celle de votre dieu ?

Avez-vous au moins une fois dans votre vie essayé de nous aimer pour ce que nous sommes et non pour ce que vous espérez obtenir de nous ?

 

Comment pouvons-nous agir ? Des cartes de vœux en guise de soutien…

Même si les décisions du tribunal ne nous appartiennent pas et que le juge est seul maître lorsqu’il rend son verdict, nous pouvons tout de même lui manifester notre soutien. Après tout, le Juge Pierre Lebrun (tribunal de première instance de Verviers) est un homme comme les autres. Lui aussi a certainement des moments de doute. Le minimum que nous puissions faire est de lui assurer toute notre sympathie en tant que citoyen et compatriote.

Idem pour l’échevin de l’enseignement, Maxime Degey (MR), sur qui a déferlé toute cette polémique du voile.

Mais ce serait dommage de s’arrêter en si bon chemin. Tous les directeurs d’école de Verviers méritent eux aussi de recevoir des lettres d’encouragement de façon à rester fermes dans la sauvegarde de nos valeurs.

Et comme nous sommes encore pendant la période de Noël, pourquoi ne pas envoyer tout simplement à ces gens qui œuvrent dans l’ombre une petite carte  de vœux pour leur soumettre vos meilleurs vœux d’encouragement. Une initiative sympathique qui sera certainement appréciée…

 

http://www.l-union-fait-la-force.info

Publié le: 30/12/2013 16:29
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Re : Justice & Democracy : "il faut distinguer la lettre et l'esprit de la laïcité" (Zemmour)
#2

J’aimerais revenir ici sur la nécessité et l’usage de la laïcité dans l’espace public dans nos rapports aux autres. Quel en est l’intérêt ? Quel est notre état d’esprit par rapport à cette laïcité ? Quel confort y trouvons-nous ? L’introduction se fera par une courte vidéo avec Eric Zemmour. Je reviendrai ensuite sur l’action en justice menée par Mehmet Alparslan Saygin, membre de Justice & Democracy, qui nous pousse à prendre position légalement sur le port du voile en l’interdisant…alors que la plupart des gens préféreraient plutôt une laïcisation sur base volontaire de la part des musulmans, par simple respect pour notre mode de vie.

 

Selon Zemmour, il faut distinguer « la lettre » et « l’esprit » de la laïcité

Voici un extrait de « Ce soir ou jamais » du 05-04-2013 de Frédéric Taddeï : « Vers une république laïque, exemplaire, transparente et morale ? »

Dans cette émission télévisée, Eric Zemmour intervient pour expliquer et contextualiser la notion de laïcité. Je trouve que Zemmour explique parfaitement bien le besoin dans nos régions de ne pas afficher sa religion dans l’espace public. Ce n’est pas par honte ou par négation de son identité religieuse qu’il faut le faire, mais par politesse et par respect pour les autres communautés.


Voir surtout de la minute 2:36 à 4:45. La retranscription est visible ci-dessous.

 

Eric Zemmour (*) : Il faut distinguer la lettre et l’esprit (…). L’esprit d’une époque, l’esprit d’un pays, ce n’est pas la même chose. La lettre, effectivement (…), c’est la neutralité et la liberté de religion et le fait que les membres et les représentants l’Etat n’ont pas le droit de marquer leur religion (…). Mais, pourquoi je parle de l’esprit ? Parce que l’esprit, c‘est un contexte. C’est-à-dire que la France est un pays d’assimilation. Et c’est un pays hanté par les guerres de religion. C’est-à-dire qu’on a pris l’habitude, depuis les guerres de religion - dans l’esprit -, de ne pas marquer ostensiblement sa religion dans l’espace public. Simplement pour ne pas « offenser » l’autre. Cela ne veut pas dire que c’est illégal, vous comprenez, mais ne pas offenser l’autre (…).

Frédéric Taddeï (**) : Vous êtes offensé par une kippa dans la rue ?

Eric Zemmour : Moi, oui…(…) Je ne confonds pas du tout. Au contraire, je contextualise.

Esther Benbassa (***) : L’islam n’est pas une religion dominante (…).

Eric Zemmour : Ce n’est pas seulement l’islam (…). Quand j’étais enfant, on sortait de la synagogue, nos mères nous demandaient d’enlever la kippa…parce que dans la rue on n’offensait pas les autres. C’est ce respect de l’autre qui a disparu. Et ce n’est pas seulement l’islam, c’est aussi le judaïsme, c’est aussi des tas de gens. Simplement, l’islam n’a jamais connu cette neutralité dans l’espace public et donc, quand il arrive en France dans une époque où on ne veut plus le connaître, où on ne veut plus connaître cette discrétion…moi ce que j’appelle cette élégance…par rapport aux autres évidemment, l’islam s’engouffre là-dedans. Mais ce n’est pas la seule. Et donc aujourd’hui, on parle de laïcité alors qu’en fait, on pense assimilation. On dit laïcité à tort quand en fait on dit « Ils ne veulent pas s’assimiler ». C’est cela la différence, et c’est pour cela que je contextualise.

 

(*) Éric Zemmour est un écrivain et journaliste politique français né le 31/08/1958 à Montreuil, dans la Seine (aujourd'hui en Seine-Saint-Denis).

(**) Frédéric Taddeï, né le 05/01/1961 à Paris, est un journaliste, animateur de télévision et de radio français.

(***) Esther Benbassa, née le 27/03/1950 à Istanbul, est une universitaire franco-israélienne d'origine turque, spécialiste de l'histoire du peuple juif et de l'histoire comparée des minorités. Elle est, depuis 2011, sénatrice d'Europe Écologie Les Verts. Née à Istanbul dans une famille descendante de Juifs expulsés d'Espagne en 1492, Esther Benbassa émigre en Israël à l'âge de quinze ans et arrive en France en 1972. Elle est naturalisée française en 1974, ce qui fait d'elle une trinationale (France, Israël, Turquie).

 

Un espace public laïc simplifie et facilite les rencontres fortuites

Personnellement, je trouve que, dans l’espace public, il est plus facile de ne pas s’embarrasser des croyances et des convictions de ceux que vous croisez. Cela vous oblige à traiter tout le monde de la même façon sans être pour cela parasité par ce que l’autre vous lance à la figure.

Quand l’autre vous montre tout ce qu’il ne peut pas supporter, tolérer, accepter etc, sous couvert du religieux, entrer en contact devient un véritable casse-tête. La plus petite conversation peut basculer rapidement dans l’offense alors que c’est le moyen le plus naturel de communiquer avec les autres. L’un ne tolère pas qu’on lui serre la main, un autre ne veut pas qu’on le regarde dans les yeux, une tierce personne ne peut pas piffer que vous mangiez votre sandwich au jambon en rue. C’est insupportable de vivre dans des frictions potentielles en permanence.

On ne peut pas passer son temps à devoir jauger chaque personne que l’on est amenée à croiser dans sa journée afin de savoir ce qui l’offusque ou non. Je préfère de loin avoir une attitude neutre qui permette des contacts aléatoires au gré de mes rencontres. L’engagement d’une conversation est plus serein. Ensuite, c’est au cas par cas. Cela colle…ou pas. Mais au moins, on laisse une chance à une rencontre sympathique de se produire.

Le port du voile ne permet pas cette légèreté dans les contacts. Il est une barrière évidente parce qu’il signifie « Je suis différente » et « Je nécessite un traitement particulier ». Bref, une femme qui porte le voile ne donne pas envie d’engager la conversation avec elle, que ce soit en rue ou ailleurs. Trop compliqué à gérer, même lorsqu’on est soi-même une femme. Et ce n’est pas une quelconque question de racisme ou d’islamophobie. C’est juste de l’ordre de l’humain. Les personnes qui affichent un look très différent comme les gothiques produisent aussi ce genre d’effet sur les gens qu’ils croisent, de même parfois que les très belles femmes et les personnes tatouées.

Par contre, lorsque vous ne savez pas à qui vous avez affaire, vous êtes contraint à une certaine discipline qui vous oblige à rester dans un politiquement correct. J’ai déjà expérimenté ce type de rencontre dans plusieurs grandes villes à travers le monde. Une politesse bienveillante s’installe dès le premier sourire. Le contact est plus fluide et plus gratifiant.

Quel intérêt ? Aborder quelqu’un dont vous ignorez tout, c’est un peu la pochette surprise du jour. Cela vous permet de parler à des gens vers lesquels vous ne seriez peut-être pas allé naturellement si vous aviez eu connaissance ouvertement de ses croyances ou de ses centres d’intérêts.

 

Pourquoi parler ici de la laïcité dans l’espace public, alors que  Justice & Democracy vise le port du voile à l’école ?

On ne peut pas parler de la laïcité à l’école si on se refuse à anticiper la future vie des fillettes conditionnées au port du voile par leurs parents.

Actuellement, même si on essaye d’éviter que les fillettes se voilent à l’école, on laisse encore parfois les mères voiler leurs fillettes dans la rue sans rien dire…pour ensuite les critiquer lorsqu’elles ont le dos tourné. De façon générale, les femmes voilées sont très mal vues. Beaucoup disent « C’est leur problème, pas le mien ! ».

Une fois adulte, ces fillettes seront des femmes. Et je vous assure que ce n’est pas avec elles que j’engagerai une conversation spontanée dans un lieu public. Cela ne signifie pas que je leur veux du mal. C’est juste que je préfère me tourner vers les femmes qui n’affichent pas ouvertement leur religion lorsque je cherche à avoir du bon temps.

Sachant qu’en se voilant, les fillettes seront exclues automatiquement à l’âge adulte par mes compatriotes et par moi-même dans la vie de tous les jours, me taire serait une forme d’acceptation de cette exclusion à bas bruit. Cela ne me paraît pas être une solution sociale acceptable de part et d’autre. Dès qu’on a compris cela, on ne peut plus faire marche arrière et faire comme si cela n’existait pas…On se doit de réagir. Ne rien dire, c’est se rendre complice de la mise à l’écart des femmes voilées.

Je refuse de faire l’autruche car j’ai encore l’espoir que les musulmans prennent conscience de l’intérêt de lutter ensemble pour un espace public laïc.

Ceux qui persistent à défendre le port du voile à l’école et dans la rue comme Mehmet Alparslan Saygin de Justice & Democracy, sous prétexte de droits de l’homme, ont tout faux quant à notre rapport à l’islam. Saygin ne tient pas compte de ce qui existait avant l’arrivée de l’islam dans nos régions. Il n’essaye même pas de comprendre comment nous sommes arrivés à cette forme de laïcité publique. Il se cantonne à observer notre société du point de vue purement islamique.

Avec cette attitude, Saygin se fourvoie dans des combats qui nous mèneront à la destruction de notre sérénité à tous, y compris celle des enfants ! La quête de l’acceptation du port du voile dans les écoles n’apportera que du malheur car il prendra en otage des enfants nés dans la tradition islamique…qui n’ont pas demandé à ce que l’on fasse autant de publicité autour de leurs origines.

 

Est-ce une forme de racisme que de ne pas être capable d’accepter l’autre tel qu’il est, c’est-à-dire un personnage ostensiblement religieux ?

Je ne pense pas. Je sais que je pourrais me faire lyncher pour ces propos par le Centre pour l’Egalité des Chances. Je m’explique…

Pour moi, avoir une aversion pour quelqu’un qui a une couleur différente de la mienne est effectivement de la discrimination, car la personne n’a aucune possibilité de changer son statut. Il (ou elle) est né(e) ainsi. Pareil pour une personne au physique ingrat ou qui est limitée par un handicap.

Par contre, avoir du recul et fuir la compagnie des gens qui manifestent ostensiblement leur religion (différente de la mienne) n’est pas de la discrimination. C’est du bon sens.

Pourquoi irais-je me frotter à des gens qui me montrent ouvertement et volontairement que je ne fais pas partie de leur clan ?

Il y a donc une distinction essentielle dans les différences entre individus, selon qu’elles sont volontaires ou non. Lorsqu’on pratique une ségrégation volontaire par rapport au reste de la société, il faut être capable d’en accepter les conséquences, d’être critiqué, voire d’être refoulé lorsqu’on veut forcer la main de ses congénères.

Un certain savoir vivre est nécessaire pour cohabiter. Si vous voulez vivre différemment et laisser votre personnalité s’exprimer librement, il y a des lieux spécifiques où vous ne choquerez personne, que vous soyez exhibitionniste, gothique, extrêmement riche, moine bouddhiste ou adepte de sensations extrêmes.

L’individualisme a ses limites. Quelles sont-elles ? On dit très justement ceci : « Ma liberté s’arrête là où commence celle des autres ».

 

Notre vision laïque est-elle la bonne ?

Certains diront : « Nous n’avons de leçon à donner à personne ». Ils font souvent référence à notre lourd passé chrétien, fait d’Inquisition, de guerres de religion et de querelles  sanglantes pour séparer le pouvoir politique du pouvoir religieux.

Je ne suis pas d’accord avec cette maxime. Winston Churchill a dit : « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ». Cette phrase est au cœur de notre actualité quotidienne. Laisser le religieux peu à peu s’immiscer dans nos structures politiques, administratives, scolaires etc serait un grave recul sur nos libertés, qu’il soit chrétien, judaïque, islamique ou autre.

Mais inutile de remonter au Moyen-âge pour les guerres de religion. Tout proche de nous, nous avons un devoir de mémoire à perpétrer. Il n’y a pas si longtemps que nous avons subi sur nos terres un nettoyage religieux des plus infâmes. Même si nous n’avons pas fait la guerre, nous avons tous entendu des histoires de juifs cachés ou déportés vers des camps d’extermination. Nous connaissons tous au moins une personne qui a participé d’une façon ou d’une autre à ce drame mondial. Nous sommes issus de cette génération. Intimement, aucun ne souhaite avoir à revivre ce genre d’événement pour soi ou pour sa descendance.

Ce dernier point de notre histoire est un très bon argument pour reléguer les religions au domaine de la vie privée.

 

A propos de ce forçage à nous faire légiférer sur le port du voile…

En agissant par l’intermédiaire des tribunaux et sous le couvert d’une association nommée Justice & Democracy, Mehmet Alparslan Saygin tente probablement de nous pousser dans nos dernières limites.

Peut-être son souhait serait-il que nous produisions des textes de lois contradictoires. Si nous interdisons le port du voile dans toutes nos structures, il pourrait nous attaquer pour discrimination religieuse grâce à nos précédents textes de loi sur la liberté religieuse. Ce qu’il cherche en ne voulant pas lâcher l’affaire, c’est peut-être tout simplement cela : nous confondre et nous piéger.

Or, la plupart des gens voient le fait d’être contraint de légiférer sur le port du voile (ce que Zemmour appelle dans la vidéo « la lettre ») comme une mesure extrême et autoritaire, mais surtout comme une défaite du dialogue intercommunautaire.  On aimerait tous ne pas avoir besoin d’un arbitre pour pouvoir vivre ensemble. Il faudrait que retirer le voile chez les femmes se passe sur une base volontaire, par respect pour nos valeurs (ce que Zemmour appelle dans la vidéo « l’esprit »).

Devoir interdire le voile, c’est quand même le signe qu’on n’a pas su dialoguer et s’entendre, et qu’il reste une incompréhension dans le chef de ceux qui exigent l’acceptation du voile dans toutes les strates de la société. Interdire, c’est être obligé de punir ceux qui pensent différemment. Mais c’est aussi le constat d’un échec. Le message laïc n’est pas passé.

Interdire le port du voile, c’est la preuve qu’une partie des gens continue à marcher à contre-courant de nos valeurs et ne se sont pas assimilés à nous. Symboliquement, il est difficile de voir l’interdiction du port du voile comme une victoire même si c’est un mal nécessaire. Et c’est dommage, tout simplement…

 

A lire sur notre site à propos de la laïcité et du voile

La société multiculturelle, faux nez de l’islamisation de la France

Le voile pour les mineures doit être considéré comme un acte de maltraitance (Chahdortt Djavann)

[Belgique] Foulard : la grande peur de la gauche francophone

[Bruxelles] Inscrire la laïcité de l’État dans la Constitution

[Belgique] Delruelle : "Il faut interdire tous les signes religieux"


Publié le: 05/01/2014 19:07
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