Accueil >> Stop islam, UE et traitres politiques >> [Belgique] Le jour où on m'a obligée à manger du porc devant des musulmans [Halal - Bien être animal ]





[Belgique] Le jour où on m'a obligée à manger du porc devant des musulmans
#1

Porc halal cantine scolaire

Je vais vous raconter une petite aventure qui m'est arrivée personnellement il y a quelques années. Cette histoire prouve à quel point l’islam s’insinue sur nos terres européennes avec une facilité déconcertante…parce que certains de nos compatriotes en mal de reconnaissance se jettent dans un humanisme dont ils ne comprennent même pas tous les enjeux géo-politico-stratégiques.

Il y a quelques années, je m'étais inscrite à une formation, en Belgique. Lors des repas pris en commun avec les autres élèves, nous avions habituellement le choix entre deux types de préparation. Un jour à la cantine, j’ai constaté sur les assiettes que les serveuses distribuaient soit des brochettes de poulet soit des tranches de rôti de porc. J'ai commencé à saliver pour la brochette de poulet.

Pointant du doigt la viande convoitée avec un large  sourire, la serveuse (bien belge et qui ne me connaissait pas) m’a répondu : « Pour vous, ce sera du porc ! ». Cette réponse m'était apparue incompréhensible. Surprise, j’ai demandé des explications. Elle m’a répondu qu’il fallait avoir coché la case « musulman » lors de l’inscription aux repas…ce que je n’avais visiblement pas fait selon elle. D'après elle, je ne pouvais pas être musulmane vu que je ne portais pas de voile.

Interloquée par un tel raisonnement, je suis restée sans voix. Vu qu'il y avait du monde derrière moi, je ne me suis pas attardée. Mais je sentais monter en moi une rage assez exceptionnelle. En gros, c'est comme si on m'avait volé ma nourriture dans mon assiette.

Complètement en pétard, je me suis installée à ma table avec mon rôti de porc en prenant les autres à témoin. Je ne reprochais pas à la cantinière d’avoir mis deux types de viande à disposition, mais de m’obliger à manger du porc devant des musulmans ce jour-là, alors que j'avais tout simplement envie de manger du poulet.

Comble de l'agacement, l'odeur et la vue de mon assiette a dégoûté les musulmans assis à ma table pendant toute la durée du repas. A leurs yeux, je n'étais qu'une mécréante. Excédée par l'ambiance suspicieuse grandissante à mon égard, j'ai eu très envie d'envoyer mon assiette à la figure de certains de ces musulmans. Et cela se voyait un peu trop.

Riposte immédiate de la part des non-musulmans...J'ai été traitée d’intolérante et d’insolente. Du coup, tout le monde s’est cru permis de me faire la morale. "Puisque tu n'es pas musulmane, pourquoi est-ce que cela te dérange tant de manger du porc ?", m'a-t-on lancé agressivement de part et d'autre.

Or personne n'a cherché à comprendre le danger d’installer une forme de discrimination religieuse à la cantine, sur base de ma "prétendue religion". Et si j'avais secrètement adhéré à une religion qui vénère les porcs et qui interdit de les manger, comme les vaches sacrées en Inde, je faisais quoi moi ? Est-ce que j'allais être obligée de leur avouer que je m'étais convertie en cachette ? Fallait-il me justifier de ce que je choisissais de manger ?

La serveuse de la cantine, elle, avait semble-t-il les Pleins Pouvoirs à l'égard de mon estomac. Non seulement elle décidait pour moi ce que je devais manger, mais elle décidait aussi ce que devait être une bonne musulmane. Et tout le monde trouvait cela normal. D'ailleurs, si j'avais été musulmane, j'aurais sans doute été une mauvaise musulmane, vu que je ne portais pas le voile.

Donc, selon mes voisins de table, parce que je n'étais pas cataloguée comme "musulmane", je devais donc manger du porc. Leurs propos me choquaient bien plus que le fait que les musulmans choisissaient de manger du boeuf par tradition. Après tout, ce que les musulmans mangeaient à l'époque, je m'en foutais totalement...du moment qu'on ne m'imposait pas ce que je devais manger. Moi, je me considérais libre. Les "orthorexies" des autres, c'était leur problème...pas le mien !

Cette altercation a été pour moi une prise de conscience cuisante sur la place que peut prendre l'islam dans un monde "libre" et "humaniste". Je me suis sentie doublement humiliée, non seulement par les musulmans que je dégoûtais, mais aussi par mes pairs...parce qu'ils m'avaient vendue et trahie auprès des musulmans, en refusant de comprendre mon point de vue. Selon moi, tout le monde devait avoir le choix de son plat devant la serveuse, musulman ou pas. Personne n'avait à décliner sa religion pour savoir à quel plat il pouvait prétendre.

Détail intéressant...Un buffet froid (très bien achalandé et à volonté !) était à disposition des régimes spéciaux (végétariens et allergiques) qui, eux, ne faisaient jamais de vagues. Pourquoi donc les musulmans ne s'y approvisionnaient-ils pas ? Pourquoi est-ce que, en tant que laïc, je devais subir la dictature des "orthorexies religieuses alimentaires" ? Et si c'était la loi du nombre qui l'emportait, avec un tel argument, si j'avais assisté à un colloque sur les anorexiques, m'aurait-on au moins donné à manger ?

Dégoûtée par le mépris que j'inspirais chez les musulmans, écœurée par  la censure que m'infligeaient ceux qui se revendiquaient comme des humanistes, j'ai développé une haine contre tout obscurantisme religieux, particulièrement celui de l'islam.

Quand j'ai faim, il ne faut pas m'emmerder ! C'est viscéral !

Là où certains se convertiraient pour avoir droit à du boeuf, moi je pars en croisade...

 

A lire sur notre site

[Belgique] L'industrie du halal en plein boum en Wallonie

[Belgique] Pour la Région wallonne, le halal est un business comme un autre

[Belgique] Des sandwiches «Halal» à la buvette du Parlement belge: Jacqueline Galant (MR) s'étonne…

Verviers: les échevins opposés aux menus halal dans leurs écoles !

[Belgique] Apporter son repas bio ou halal à la crèche, c'est interdit par l'AFSCA

Au Havre, les élèves privés de mousses au chocolat à cause de gélatine de porc

[Reims] Tabassé par trois musulmans pour avoir mangé un sandwich au jambon dans le tramway

Des musulmans portent plainte contre un professeur pour avoir parlé de Jambon !

Plus de porc à la Pitié-Salpêtrière : des musulmans crient au racisme d’extrême droite !

[France] Barbecue halal dans une maternelle: la lâcheté de l’inspecteur de l’Education nationale

La Salpétrière (suite) : pour rassurer les musulmans, on annonce une tarte aux 4 fromages… sans porc

[France] Saint-Avold : à l’insu de tous, de la viande halal à la cantine scolaire

[France] Les Restos du cœur préfèrent-ils le halal ?

[France] Bravo au Maire d’Antibes qui refuse de supprimer le porc dans les cantines

[Danemark] Le Parti Populaire Danois délaisse la mairie pour le retour du porc à la cantine


Publié le: 15/03/2014 19:10
Imprimer Twitter Facebook Google Plus Linkedin Del.icio.us Digg Reddit M. Wong Haut


Re : [Belgique] Le jour où on m'a obligée à manger du porc devant des musulmans
#2

Cantine halal casher

Lorsque le dégoût de nos traditions s'installe dans notre assiette

Suite à mon expérience dans une cantine communautarisée par l'islam, j'ai été surprise par le fait d'avoir ressenti une forme de dégoût pour le porc, chose qui ne m'était pourtant jamais arrivée de ma vie.

Que s'est-il donc passé ? Pourquoi ai-je ressenti du dégoût pour cette viande de porc ? A la première analyse, je pense que c'est le regard de certains musulmans sur mon assiette qui a provoqué ce dégoût. Pour eux, ce que je mangeais était sale et impur. Je devenais donc également sale et impure à leur yeux.

Or, si je n'avais pas en moi cette volonté de marcher à contre-courant lorsque je suis face à ce que je considère comme un abus de pouvoir, quelle aurait été la réaction d'une personnalité (ou d'une communauté !!!) ayant un faible tempérament en regard de pressions insistantes émanant de la part de musulmans ? Peut-on envisager que des non-musulmans finissent par considérer le porc comme une nourriture "bas de gamme", voire qu'ils rejettent volontairement le porc de leur alimentation par dégoût lorsqu'ils sont en présence de musulmans ?

Et c'est bien là le danger de laisser entrer la nourriture halal (=permise, pure) dans les cantines. Laisser choisir entre deux plats est justifiable pour diverses raisons rationnelles (allergie, préférence alimentaires etc...). Mais entrer dans des considérations irrationnelles de type pur ou impur, cela revient à manipuler psychologiquement l'opinion des gens. Et je pèse mes mots !!!

Pour arriver à prouver cela, j'avais besoin de trouver des bases scientifiques neutres, produites en toute bonne foi par des personnes reconnues internationalement. Je les ai trouvées...et je les partage ici avec vous.

 

Comprendre nos dégoûts alimentaires grâce à Paul Rozin, professeur en psychologie

Je voulais comprendre jusqu'où pouvait s'étendre le dégoût ou l'attirance pour nos nourritures traditionnelles. J'ai donc cherché s'il existait des expériences scientifiques de psychologie dans ce domaine. J'ai découvert le travail d'un certain Paul Rozin, un professeur en psychologie.

Paul Rozin est né à Brooklyn , New York . Il a fréquenté l'Université de Chicago, a obtenu un doctorat en biologie et en psychologie à Harvard. Il a été membre du Département de psychologie de l'Université de Pennsylvanie , où il est actuellement professeur de psychologie. Il est reconnu internationalement pour ses nombreux travaux dans le choix de l'alimentation humaine, considérée du point de vue biologique, psychologique et anthropologique.

Voir sa page et ses publications en anglais : https://sites.sas.upenn.edu/rozin

Dans la plupart de ses publications, Paul Rozin ne fait référence ni à l'islam ni au halal. Cette neutralité est particulièrement bénéfique dans l'article que je rédige ici. Nous évitons ainsi que des accusations d'islamophobie ou de racisme ne viennent discréditer les observations de cet éminent scientifique. Les références à l'islam sont donc ici issues de mon propre chef.

 

Définissons notre champ d'étude : la pensée magique ou "magie sympathique" (selon Rozin)

Concrètement, pour être halal, une viande doit répondre à 3 critères :

1. D’un point de vue technique : la viande est rendue halal par la méthode d’abattage utilisée (égorgé vivant tourné vers la Mecque).
2. D’un point de vue pratique : la viande est rendue halal par certification religieuse (intervention d'un imam).
3. D’un point de vue symbolique : la viande est rendue halal par la pensée magique.

Afin de simplifier le problème, sortons ici du débat sur l'abattage et sur la certification halal. Ne gardons que la troisième proposition, celle de la "pensée magique".

Pour la suite de ce message, je me suis inspirée d'un article de Paul Rozin dont voici les références : "La magie sympathique", Paul Rozin, in Fischler, Claude (dir.) Manger magique. Aliments sorciers, croyances comestibles. Autrement, Coll. Mutations/Mangeurs, N°149, 1994 (p. 22-37). A télécharger ici.

Que cherche à prouver Paul Rozin dans cet article ?

La pensée magique n’ est pas l’ exclusivité des « sauvages » ou des barbares. On peut la mettre en évidence dans le fonctionnement mental de toutes les communautés, y compris les nôtres, en dépit de notre pensée « rationnelle ». A travers diverses expériences, Rozin montrera que les lois de la magie sympathique conditionnent et influencent la façon dont nous pensons la nourriture. La pensée magique entre en jeu bien au-delà du cadre étroit de notre souci d’ innocuité alimentaire.

cantine scolaire laique athée

Se nourrir est un phénomène complexe qui fait intervenir principalement deux types de dimensions

1. Le rationnel : une méfiance alimentaire nécessaire à la survie de l'homme omnivore

En termes de survie, l’acte alimentaire est la nécessité la plus impérative pour la plupart des espèces animales, après la reproduction. Pour les omnivores, trouver sa nourriture est très difficile car il faut apprendre à distinguer ce qui est comestible de ce qui ne l’ est pas. Ce n'est pas programmé dans les gènes. C'est donc le premier défi intellectuel.

Certains animaux sont doués d'une souplesse adaptative et sont capables d’ apprendre à éviter un aliment si celui-ci leur cause des troubles digestifs, même plusieurs heures après l’ ingestion. Les humains, eux, s’ appuient sur un savoir transmis culturellement. Depuis quelques décennies, il s’ est ajouté à ce savoir une masse de données épidémiologiques concernant les effets à long terme de tel ou tel type d’ alimentation.

2. L'irrationnel : manger est un acte intime d'une grande portée affective

En même temps, manger est un acte d’une intimité fondamentale, par lequel une matière étrangère et extérieure au corps est incorporée en nous. La bouche est en fait le dernier « poste frontière ». Le fait d’ y introduire des objets, de les mastiquer, de les avaler, est lourd de puissants affects. Cette forte affectivité interfère parfois avec nos facultés rationnelles.

La frontière entre la science, la culture, et le culte est parfois mince voire inexistante, d'où des confusions entre le rationnel et l'irrationnel.

Dans ce qui suit, nous allons étudier les trois phénomènes irrationnels suivants :
- "on est ce qu'on mange"
- la loi de la contagion
- la loi de la similitude

 

Un processus primaire affectif (irrationnel) bien connu : « On est ce qu’on mange »

L’ ingestion produit un mélange-fusion entre le corps du mangeur et les aliments qui viennent de l’extérieur. L’ethnographie alimentaire de la plupart des cultures fournit toutes sortes d’exemples du principe selon lequel « on est ce qu’on mange ». Par exemple, manger du lion rend plus courageux.

Des étudiants américains, lorsqu’on les sonde indirectement, croient qu’une culture où l’on consomme du sanglier a des caractéristiques plus « sanglières » qu’une culture où l’on mange de la tortue de mer, et inversement.

Ce principe crée un lien affectif très fort entre les individus et leur alimentation. Lorsqu’on l’associe au principe de contagion, il devient un facteur puissant dans la manière de choisir et de penser la nourriture. 

Ainsi, les aversions alimentaires les plus violentes sont motivées par le dégoût. La crainte d’ingérer des substances répugnantes (sécrétions ou des excrétions corporelles, animaux inacceptables tels le ver de terre ou le rat) provoque une violente réaction de rejet. C’est l’idée d’ ingérer ces produits, plutôt que leur nocivité physique, qui le motive.

 

Les lois de la magie sympathique : la loi de "contagion" et la loi de "similitude"

Les lois de la magie sympathique ont été décrites par Tylor (1871), Frazer (1890-1981) et Mauss (1902-1950) comme formant les principes de base de la pensée dans les cultures « primitives ». On peut les diviser en deux grandes catégories : les lois de contagion et les lois de similitude. 

La nourriture représente un danger potentiel car les aliments recèlent souvent des toxines et des micro-organismes nocifs. S’il y a eu contact avec un animal malade ou quelque chose de toxique ou de contaminé, on reste à distance (loi de la contamination). Si cela ressemble à un champignon vénéneux, on ne le mange pas (loi de la similitude). Quelques explications...

1. La loi de contagion

Lorsque deux entités entrent en contact, certaines propriétés fondamentales se transfèrent de l’une à l’autre de manière permanente. Il s’ agit d’ un principe de pensée universel, fondamental, et en même temps surmontable. Cette loi vaut aussi pour des adultes occidentaux instruits. Par exemple, un aliment touché  par un cafard se « cafardise » pour toujours. De même, un vêtement porté par quelqu’un que nous détestons a le pouvoir de retenir en quelque sorte l’essence de cette personne. On fait appel ici à des notions de souillure et de préservation de la pureté. Dans les cuisines des cantines, une place à part et des ustensiles spécifiques doivent être utilisés pour la nourriture halal.

Un contact minime suffit pour que des propriétés physiques, comportementales ou même des intentions se transmettent. Ainsi, un plat préparé par une personne hostile peut provoquer des troubles. L'objet en contact est en effet évalué en fonction de son histoire passée, même si cette histoire ne laisse aucune trace perceptible par les sens. Les enfants de moins de quatre ans ne sont d'ailleurs pas sensibles à cette contagion. Pensons au refus des musulmans d'avoir de la gélatine de porc dans des aliments anodins tels que des yaourts ou des bonbons, alors même que le porc n'est plus présent dans sa forme native.

La forme la plus répandue de la contagion est interpersonnelle. Un individu peut faire pénétrer son essence (propriétés, intentions) dans cet aliment (ex : la cuisine de notre grand-mère est meilleure). Mais les effets de la contagion sont généralement négatifs. En règle générale, aucune contagion positive n’atteint la même intensité que la contagion négative (excréments de chien, restes d’un ennemi).

Le principe de la contagion interpersonnelle, lorsqu’il est associé au principe « on est ce qu’on mange », fait de la nourriture un élément doté d’un grand pouvoir de contagion. Etant donné que dans la plupart des cultures la nourriture passe entre de nombreuses « mains » tout au long de la filière d’approvisionnement, de préparation et de distribution, elle peut acquérir une charge puissamment négative ou positive.  Pensons à l'industrie du halal (un circuit "pur" et "licite") qui bénéficie d'un fort pouvoir attractif parmi les musulmans : une occasion de manger leur propre nourriture.

Dans l’état actuel des connaissances, la loi de contagion est propre à l’espèce humaine. Elle a peut-être contribué à une protection contre la contamination microbienne dans les aliments. 

2. La loi de similitude

Selon cette loi, "l’image égale l’objet". Si cela ressemble à un tigre, c’est un tigre. Cette règle devient cependant quelque peu problématique à mesure que les cultures développent l’écriture et la symbolisation car une confusion entre l'image ou le mot devient possible. 

Le principe de similitude est moins perfectionné que la loi de la contagion. Il est probable que la loi de similitude soit présente dès le début de la vie.

La loi de similitude est à l’opposé de la loi de la contagion. En vertu de la similitude, les choses sont ce qu’elles semblent être, l’apparence égale la réalité. La loi de contagion, elle, postule l’inverse. L’histoire passée d’un objet peut bien ne laisser aucun signe perceptible en lui, tout en modifiant sa perception.

 

Expériences pour prouver l'existence des phénomènes irrationnels

1. Expérience sur la loi de la similitude : le verre d'eau sucrée

Les lois de similitude et de contagion s’appliquent aussi chez des étudiants américains. Pour étudier la similitude, Rozin a utilisé, comme entité symbolique similaire à son réfèrent, un mot.

Dans un laboratoire, devant des étudiants, on verse du sucre dans deux bouteilles propres et vides. On demande aux étudiants de coller une étiquette sur chacune des bouteilles. L'une où il est écrit "sucre", l'autre où il est écrit "cyanure de sodium, poison". On prend alors une cuillère de sucre de chaque bouteille, dans deux verres distincts. On ajoute de l'eau. Et on demande aux étudiants d'évaluer par une note le désir de boire une gorgée de ces deux verres. La majorité des sujets donne une note plus basse au verre contenant du sucre provenant de la bouteille étiquetée « cyanure » et choisit de préférence le verre correspondant au flacon étiqueté « sucre ». Les sujets savent pourtant que la présence de cyanure est totalement exclue. Au niveau de pensée, le terme « cyanure » déclenche un signal d’ alarme.

2. Expérience sur la loi de la contagion : le jus de fruit cyanuré

Voici une expérience de laboratoire possible, mais jamais encore réalisée. On prendrait deux verres de jus de fruits identiques et l’on mettrait un cristal de cyanure de sodium dans l’un des verres. On informerait le sujet que cette dose de cyanure est parfaitement inoffensive. Un simple noyau de pêche en contient davantage. La réticence à boire le jus « contaminé » peut facilement s'expliquer par la loi de contagion. En matière de contagion, une quantité même minime de cyanure suffit à « cyanurer » le jus de fruits.

Cette façon de penser se retrouve chez ceux qui traquent le sucre, le gras, le sel etc...Vous pouvez observer cela aussi chez les musulmans. Si une trace de gélatine de porc peut se retrouver dans un aliment même de façon infime, alors les musulmans le boycottent. La contagion ne tient pas compte des dosages. La présence seule suffit.

3. Expérience sur "on est ce qu'on mange"

En vertu du principe « on est ce qu’on mange », si l’on mange quelque chose de répugnant, on devient soi-même répugnant.  En vertu de la loi de similitude, ce qui semble répugnant est répugnant.

Ainsi, la majorité des étudiants répugnent à mettre en bouche un bon chocolat en forme de crotte de chien, ou un morceau de caoutchouc propre imitant le vomi.

Idem si une substance répugnante  a souillé par contagion un aliment. On hésite beaucoup à absorber sa boisson favorite si un insecte mort et stérilisé (mouche ou cafard) a été plongé, ne fût-ce qu’ un instant, dans le verre. On éprouve aussi des difficultés à manger un aliment mordu par un étranger, même en bonne santé. L’ effet négatif est plus fort encore si le « contaminateur » est une personne que l’ on n’ aime pas ou que l’ on méprise.

La frontière entre craintes pour le corps (danger) et craintes pour l’ esprit (dégoût) est souvent discutable. Si la mouche est réputée porteuse de maladies, les sujets rationnels ont des difficultés à admettre que le risque pour leur santé est absent avec une mouche morte stérilisée. C'est comme si le jus avait été « mouchisé ». Ainsi, une crainte pour l’ esprit, un dégoût donc, se déguise souvent en crainte pour le corps.  Les musulmans invoquent souvent des raisons rationnelles comme des maladies liées au porc pour justifier leur refus de tout aliment contenant de la gélatine de porc, ces peurs étant en fait parfaitement irrationnelles.

Si nous plongeons maintenant dans un nouveau verre de jus de fruits une mouche factice en plastique, propre et flambant neuve, la moitié des étudiants refuse encore le verre à la mouche de plastique. Ce rejet est fondé sur une contagion par similitude. Ce sentiment est si fort qu’un tiers des étudiants refuserait de boire un jus de fruit remué avec une tapette à mouche parfaitement neuve. La contagion et la similitude au carré, pourrait-on dire.   

 

Quelles sont les conclusions de Paul Rozin ?

La similitude et la contagion étaient sans doute des principes utiles pour les humains primaires. Le problème, c’est que dans le monde contemporain, ces dangers n’existent que très rarement...d'où une dérive des comportements alimentaires.

La nourriture est centrale dans la pensée magique sympathique. Elle joue aussi un rôle dans l’évolution de l’intelligence et de la rationalité, mais elle peut aussi s’étendre à d’autres domaines, voire se généraliser.

Ainsi, l’émotion que constitue le dégoût, initialement liée à l’alimentation, a pu s’étendre à d’autres domaines de la vie. Et peut-être le dégoût a-t-il entraîné la contagion avec lui. 

L’alimentation constitue donc un poste d’observation privilégié pour étudier la pensée la plus « claire » aussi bien que la plus magique. L’une comme l’autre commencent à peine à retenir l’attention des chercheurs. 

 

Que retenir des expériences de Paul Rozin dans le cadre des industries halal et des cantines halal ?

Le but de mon article est d'attirer l'attention sur le fait que nos préférences et nos dégoûts alimentaires pourraient être durablement modifiés sous les pressions de groupes musulmans. Peut-être pas lors de cette génération-ci, mais très probablement lors de la suivante.

Si au départ nous pensions être parfaitement rationnels, si nous pensions pouvoir résister à la mode du tout halal, nous sommes peut-être la dernière génération à nous soucier de l'instauration de cette confusion dans nos assiettes occidentales. Comme Paul Rozin nous l'a démontré plus haut, nous sommes régis involontairement par des dégoûts parfaitement irrationnels. Je ne serais d'ailleurs pas étonnée que nos futurs petits-enfants refusent de manger des bonbons à la gélatine ou du saucisson pur porc, "parce que c'est sale", sans même qu'ils ne se soient convertis à l'islam.

Il est important d'être conscient de ces mécanismes perfides d'infiltration de l'islam dans nos assiettes. Si nous persistons dans la banalisation du halal, c'est le signe que nous sommes en train de modifier en profondeur notre alimentation, mais également notre façon de raisonner et d'appréhender le monde extérieur (notre bouche étant le dernier rempart). Les chercheurs commencent à peine à étudier les phénomènes alimentaires, mais ils feraient bien de se pencher aussi sur les comportements engendrés par la pratique du halal. Avec le halal, nous sommes en train de perdre contact avec le monde rationnel. Et nous laissons l'irrationnel régir non seulement notre alimentation, mais également d'autres domaines de notre vie.

 

Comment agir concrètement ?

Il serait utile que tous les responsables de cantine (milieu scolaire, professionnel, carcéral ou autre) soient informés des conséquences de la banalisation du halal.

Il faut absolument se limiter à des notions strictement rationnelles dans l'élaboration des repas. Une qualité microbiologique irréprochable, un équilibre nutritionnel et un étiquetage adéquat (pour les allergiques et les intolérants) sont des demandes raisonnables de la part du consommateur.

Les responsables des cantines ne doivent pas rentrer dans des considérations irrationnelles telles que des notions religieuses où le pur et l'impur viendraient à régir l'organisation des repas. En faisant cela, on fait entrer des notions dévalorisantes et de dégoût qui ne sont pas de nature à créer une ambiance conviviale à table. La religion doit rester une affaire personnelle. Ce n'est pas aux cantines d'organiser la vie des croyants. C'est aux croyants de faire l'effort eux-mêmes, comme un allergique ferait lui-même sa sélection parmi les mets présentés dans un buffet.

Ce n'est pas au responsable de cantine d'amener une viande abattue selon des rites halal. Les musulmans n'ont qu'à la manger chez eux s'ils veulent à tout prix suivre les préceptes de l'islam. Si les musulmans veulent manger halal, qu'ils éliminent simplement le porc de leur alimentation dans les cantines. L'arrivée de la viande halal dans les cantines n'est qu'une façon d'imposer le communautariste musulman et cela amène inévitablement à des dérives radicales.

Si vous connaissez des cuisiniers, des cantinières, des responsables de cantine (directeurs d'école, d'entreprises, de prisons etc...) ou toute autre personne ayant un lien avec ce thème (fabricant dans l'alimentaire, charcutiers, bouchers etc...), vous pouvez leur transmettre cet article.

Plus nombreux nous pourrons argumenter correctement ce sujet, mieux nous aurons d'aplomb et de répartie pour stopper l'insistance de certains groupes musulmans à halaliser notre alimentation occidentale.

Dans vos communications, veillez à toujours rester courtois dans vos propos.

Merci d'avance.


Publié le: 17/03/2014 13:49
Imprimer Twitter Facebook Google Plus Linkedin Del.icio.us Digg Reddit M. Wong Haut







RECHERCHE sur l'UFLF
Newsletter UFLF
Rejoignez-nous patriotes !