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[France] Des aumoniers musulmans pour combattre le Coran ?
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Taubira - J ai des comptes historiques avec la France

En 2012, pour lutter contre le prosélytisme islamiste en prison lequel s’avère être une source de radicalisation, Christiane Taubira avait annoncé pour les deux années suivantes le recrutement de 30 imams supplémentaires – de ETP (Equivalents temps plein) rémunérés par l’Etat – couvrant autant d’établissements pénitentiaires.

http://www.lejdd.fr/Societe/Religion/ ... s-dans-les-prisons-567301

En 2014, le rapporteur de la loi de la réforme pénale, le député Ps Dominique Raimbourg, préconise lui aussi l’augmentation d’aumôniers musulmans et de faire passer le chiffre actuel, entre 150 et 170, à 400 pour enseigner dans les deux cent établissements pénitentiaires « un culte républicain et laïque », et « une religion pacifique. » Le député socialiste sous-entend-il que l’islam ne serait ni républicain, ni laïque, ni pacifique ? Mais, c’est quoi l’islam, alors ?

http://video.lefigaro.fr/figaro/video ... -trois-ans/3600862873001/

Interviewé sur France 24 en juin 2012, le Père Boulad, ancien Recteur du collège des Jésuites au Caire, qui connaît bien l’Egypte et la religion musulmane en particulier ne tergiverse pas : « Il y a incompatiblité totale entre islam, qui est une idéologie totalitaire, et démocratie » ; « Incompatibilité totale entre islam et laïcité » et précise-t-il :  « Les musulmans qui ont voulu réformer l’islam ont tous été assassinés ou mis à l’écart. »

Les actuels 170 aumôniers seraient donc à prêts à déplaire aux fondamentalistes et à courir le risque de mourir ou celui d’être ostracisés ? En outre, le Père Boulad n’y va pas par quatre chemins en soutenant que l’islam portant originellement le fondamentalisme dans ses entrailles, il ne peut être réformé sans se dénaturer.

http://www.dailymotion.com/video/xs2x ... sur-l-islam-france24_news

http://gollnisch.com/2012/09/25/le-qa ... et-le-retour-aux-sources/

Mais ainsi, sachant qu’il faut quatre années de formation à temps plein pour bien connaître les textes fondamentaux de l’islam, comme nous l’explique l’aumônier de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, Abdelak Eddouk, et selon l’affirmation de Dalil Boubakeur, le Recteur de la grande mosquée de Paris au micro de JJ Bourdin en 2011, « l’islam est une idéologie de lutte et d’agression« , il va en falloir du temps pour la transformer en « culte républicain et laïque » ! D’ici là, les djihadistes en mal d’action ont encore de beaux jours devant eux.

Djihadistes à propos desquels Dominique Raimbourg déclare totalement sans effet le fait  de les déchoir de la nationalité française au profit de l’interdiction d’aller dans certains pays. Selon bientôt la libre circulation des personnes entre la Turquie et la France, voilà déjà leur première destination assurée…

http://www.lepoint.fr/monde/la-turqui ... 16-12-2013-1770131_24.php

Les socialistes au pouvoir font-ils preuve, à propos de l’islam, d’une naïveté monumentale, comme le dit le Père Boulad, sont-ils atteints du déni pathologique de la réalité, ou savent-ils bien exactement ce qu’ils font ?

A en juger par les explications de monsieur Raimbourg sur la loi pénale et ses trois volets, l’absence d’intérêt qu’il porte au volet numéro 1 concernant les victimes laisse envisager la 3 ème hypothèse comme étant la plus proche de la réalité.

En effet, ce premier volet s’appelle « volet victime ». Point. Circulez, y a rien à dire.

Le second volet est celui qui concerne « la lutte contre la commission de nouvelles infractions par le contrôle des sortants de prison. » Taubira n’aime pas les sorties sèches, il  ne faut pas relâcher tout seul dans la nature les ex détenus, la prison les ayant rendus pire que quand ils y étaient entrés. La preuve par Mehdi Nemmouche qui n’avait bénéficié d’aucun suivi à sa sortie de tôle. La création en 3 ans de 1000 postes de Conseils d’Insertion et de probation amenant leur nombre à 5000 sera-t-il suffisant pour gérer 20.000 délits condamnés à une peine inférieure ou égale à 5 ans ? Et 25.000 quand seront concernés absolument tous les délits ? Et, jusqu’à preuve du contraire, le suivi n’a jamais empêché la récidive.

Le volet 3 porte sur l’individualisation des peines avec création de cette fameuse contrainte pénale. Vous ferez de la prison, mais dehors. C’est plus contraignant, paraît-il.

Et le rapporteur de la loi, dans un moment d’égarement sans doute, nous confirme le laxisme déjà existant de la justice à savoir qu’un individu condamné à 10 de prison ferme peut avoir un sursis avec une mise à l’épreuve ce qui est « d’une dureté et d’une sévérité inférieure à la contrainte pénale ». C’est bien. On est soulagé.

Quant aux peines plancher, elles ne servaient statistiquement à rien, nous dit-il  : 42.000 en 5 ans sur 3 millions de décisions prises dans les tribunaux correctionnels, ridicule, n’est-ce-pas ?

Quoi qu’il en soit, Raimbourg nous annonce donc à terme 400 aumôniers musulmans – formés durant 4 ans aux textes fondamentaux de l’islam intrinsèquement prosélyte, conquérant et dominateur – qui iraient enseigner dans les prisons un culte républicain, laïque et pacifique ! Le fils de Bourvil fait-il de l’humour ?

Caroline Corbières
par Caroline Corbières

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 http://www.l-union-fait-la-force.info


Publié le: 07/06/2014 15:34
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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Re: Aumônier musulman, je visite les prisons depuis 15 ans : la situation est inquiétante
#2

Aumônier musulman, je visite les prisons depuis 15 ans : la situation est inquiétante

La prison a-t-elle joué un rôle clef dans la radicalisation des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly ?
Après les tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher, les centres de détention français
sont plus que jamais suspectés d’être des lieux favorisant
la radicalisation de certains détenus.

Qu’en est-il de la réalité ?
Témoignage de Mohamed Loueslati, aumônier de prison depuis quinze ans.

J’ai mis un pied en prison pour la première fois il y a maintenant quinze ans. Nous étions en 2000, et l’islam était en passe de devenir la première religion pratiquée dans les prisons françaises.

C’est le directeur de la prison de Rennes qui est venu me solliciter pour que j’intervienne auprès des détenus de confession musulmane de son établissement. Ce directeur voyait avec inquiétude se multiplier les signes de prosélytisme. Des détenus s’autoproclamaient imams, des prières collectives s’improvisaient dans la cour…

En quinze ans de visites quotidiennes dans cette prison, j’ai vu le nombre de détenus dit « radicalisés » augmenter, j’ai vu leurs propos devenir de plus en plus violents. Malheureusement, au cours de ces quinze années, j’ai également vu les moyens mis à ma disposition pour lutter contre cet islam radical stagner…

De plus en plus de détenus tentés par le djihad

Avec le recul, on peut considérer les quelques cas de prosélytisme observés en 2000 comme relativement mineurs en comparaison de ce que l’on peut entendre désormais chez certains détenus. Car aujourd’hui, on entend ouvertement parler de meurtre et de djihad, ce qui n’était pas le cas avant.

Quand je suis arrivé dans cette prison, mon travail consistait essentiellement à permettre une pratique pacifiée de l’islam pour ceux qui le souhaitent. Je suis là pour assurer le prêche du vendredi, pour m’entretenir individuellement avec les croyants qui me sollicitent ou ceux qui me sont signalés par l’administration, soit en raison de leurs idées noires, soit de leur prosélytisme.

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Mon rôle est aussi celui d’un intendant. C’est à moi que revient la mission de trouver, de concert avec la direction, des fournisseurs de viande hallal et de donner aux détenus des tapis de prière par exemple.

Mais depuis l’affaire Merah, mon travail a beaucoup changé. Désormais, le travail de déradicalisation de certains détenus est une tâche qui accapare une part croissante de mon temps. Les détenus dit radicaux, qui se disent tentés par le djihad et hostiles à l’occident, sont certes ultra minoritaires mais bien plus nombreux depuis deux-trois ans.

À la sortie : « Le trafic de drogue ou la Syrie »

Déradicaliser un individu est un travail évidemment long et complexe. Cela exige des rencontres très régulières, beaucoup de patience, de pédagogie et de psychologie. Ce travail commence par une longue phase d’écoute. Il s’agit pour moi d’acquérir leur confiance, de déceler où et pourquoi il y a dévoiement de l’islam, et ensuite de les rediriger petit à petit vers une lecture plus tolérante de la religion.

Dans 95% des cas, le premier contact se passe bien et le dialogue est possible. Seuls quelques irréductibles se ferment totalement ou me prennent à partie. Les individus sensibles au discours radical sont des individus plein de colère, en conflit avec l’autorité et les institutions. Ce sont des bombes à retardement. On a affaire à des individus extrêmement fragiles, sans grande culture religieuse. Le discours est très basique et belliqueux.

Pour les déradicaliser, il faut réussir à les apaiser, et leur apporter des réponses. Il faut leur faire accepter un langage de citoyenneté qui leur est étranger ou qu’ils ont perdu. Mais il faut savoir que bien souvent, leurs motivations sont financières avant d’être religieuses. C’est la misère sociale, le sentiment d’exclusion et l’absence de perspectives qui les poussent vers l’islam radical. C’est d’ailleurs avec de l’argent et un salaire que les prédicateurs les attirent.

Déradicaliser un individu en prison est nécessaire et indispensable. Malheureusement, la réussite de ce travail dépend aussi en grande partie de sa réinsertion à la sortie. Or bien trop souvent, celle-ci n’est pas préparé, faute de moyens. Quand je les interroge, d’ailleurs, nombreux sont ceux qui répondent qu’à leur sortie de prison, ils n’auront que deux options : le trafic de drogue ou la Syrie…

Aumônier, une activité à temps plein, mais sans salaire

Nous, aumôniers, nous avons un rôle crucial à jouer auprès de ces détenus, que l’enfermement et le manque de perspectives tournent vers une lecture dévoyée de la religion. Malheureusement, l’État ne nous n’en donne pas suffisamment les moyens.

Il faut savoir que la France est l’un des rares pays occidentaux, si ce n’est le seul, où les aumôniers n’ont pas de statut. Nous sommes considérés comme des bénévoles, donc sans salaire et sans retraite, alors que notre présence est quotidienne et à temps plein. L’administration nous rembourse uniquement nos frais de déplacements, 200 à 300 euros pour les plus chanceux.

Nous ne sommes ni assez nombreux ni suffisamment armés pour mener à bien notre travail. Il y a, dans tout le pays, 182 aumôniers musulmans. C’est trop peu pour être aux côtés de ces détenus en perdition. Dans le centre pénitentiaire de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, où je travaille, il y a 800 à 900 détenus, à majorité musulmane. Et je suis seul pour les accompagner dans leur pratique religieuse, et non rémunéré pour ce travail.

Or, si nous ne sommes pas présents, quelqu’un d’autre prend notre place, un imam autoproclamé, un « référent », qui n’a pas de savoir théologique mais qui prêche la violence. À Brest, récemment, un groupe d’obédience salafiste de la mosquée Sunna a tenté de mettre un pied en prison. Il a fallu réagir, mais ce fut difficile tant nos moyens sont faibles et leur volonté immense.

Le retard de la France est considérable

Manuel Valls vient de promettre 60 aumôniers supplémentaires. Cette mesure va dans le bon sens, bien sûr. Mais je n’en reste pas moins très inquiet pour l’avenir. Le retard de la France en matière d’accompagnement des détenus est considérable. Le manque de considération et de respect pour notre action est évident. L’État français, au nom de la laïcité, s’est longtemps désintéressé des questions religieuses. Mais la laïcité, ce n’est pas négliger les religions mais les accompagner.

À l’heure actuelle, il n’existe toujours pas de centre de formation pour aumônier musulman. C’est un problème. Il y a quinze ans, j’ai été sollicité en raison de ma double culture : ma connaissance théologique de l’islam, mais aussi pour ma formation de droit et ma connaissance des principes républicains. Ce profil est rare, une formation s’impose plus que jamais au regard de ce qui se passe aujourd’hui en prison. J’ai aujourd’hui 65 ans, qui va prendre ma place quand j’arrêterais ?

Cette formation est d’autant plus nécessaire qu’à la différence des aumôniers catholiques, qui sont encadrés par des instances religieuses bien établies, ce n’est pas le cas avec l’islam. L’islam en France manque d’unité et de structures. Il est une mosaïque de différents courants qui se font concurrence.

Il faut tendre vers plus d’unité. Car en ne faisant rien pour que des aumôniers compétents soient formés (le problème est identique quant à la formation des imams), la France s’expose à l’influence d’individus formés ailleurs, dans d’autres pays, et étrangers à sa culture républicaine, à ses principes et à ses valeurs.

Source





http://www.l-union-fait-la-force.info


Publié le: 27/01/2015 00:00
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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