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Le Coran est le fondement idéologique des musulmans
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Le Coran est le fondement idéologique des musulmans

Même Daesh ne commet aucun acte criminel sans chercher
dans le Coran des preuves pour se légitimer

Je me permets de vous donner ici l’introduction (provisoire) d’un ouvrage que je suis en train de rédiger intitulé: 

Mahmoud Muhammad Taha et la dissection du Coran


Dans un article intitulé Changer le comportement des musulmans en changeant l’ordre du Coran, paru en arabe[1] et en français[2], au mois de mars 2017, j’écrivais:

Le Coran est le fondement idéologique des musulmans.

Même Daesh ne commet aucun acte criminel sans chercher dans le Coran des preuves pour se légitimer.

Ceux qui prétendent que Daesh ne représente pas l’islam, mentent. Daesh ne fait qu’appliquer ce qui est enseigné par Al-Azhar dans ses écoles, ses facultés et ses mosquées sur l’ensemble du territoire égyptien. Et cela veut aussi pour les instituts, les facultés et les mosquées du monde tant sunnite que chiite.

Si nous ouvrons le traité de droit comparé d’Ibn-Rushd (Averroès) , que certains considèrent comme un philosophe éclairé, nous voyons que Daesh ne dévie pas d’un iota de ce qu’il contient comme enseignement. Cet ouvrage peut être consulté et téléchargé gratuitement en arabe à partir de ce lien https://goo.gl/apXX8e, et en anglais à partir de ce lien https://goo.gl/g3pRZO.

Ceux qui refusent l’accusation selon laquelle Daesh représente l’Islam s’appuient sur les versets mecquois.

Versets mecquois? Qu’est-ce- c’est que ça?

Le Coran contient 114 chapitres couvrant deux périodes entièrement différentes:

1) La période mecquoise, qui s’étend de 610 à 622, couvre 86 chapitres plus ou moins pacifiques du Coran. Pendant cette période, Mahomet était un simple commerçant et prédicateur.

2) La période médinoise, qui s’étend de 622 à 632, couvre 28 chapitres. Pendant cette période, Mahomet devient chef d’État. Ces chapitres sont violents et discriminatoires contre les femmes et les non-musulmans, comportant des normes contraires aux droits de l’homme, prévoient l’asservissement des femmes, les razzias, les sanctions cruelles et le combat contre les polythéistes. Ceux-ci n’ont que le choix entre l’islam et l’épée (chapitre 9, verset 5). Quant aux Gens du Livre, ils ont le choix entre l’islam, le paiement du tribut en état de mépris (selon les termes du Coran) ou l’épée (chapitre 9, verset 29). Ceci implique l’asservissement des femmes et des enfants et la mise à mort des hommes.

Daesh n’applique pas le Coran mecquois, mais le Coran médinois, qui abroge le premier, car il a été révélé ultérieurement. Et Al-Azhar enseigne non pas le Coran mecquois, mais le Coran médinois. En effet, l’islam est suivi tel qu’il a abouti, et non pas tel qu’il a commencé.

C’est la raison pour laquelle le regretté Mahmoud Muhammad Taha (ci-après: Taha) a plaidé pour l’adoption du Coran mecquois pacifique, et l’abandon du Coran médinois discriminatoire et violent. Évidemment, cette proposition n’a pas plu à Al-Azhar, car elle se limite au Coran mecquois. Al-Azhar a alors émis une fatwa considérant Taha comme apostat et incita le Soudan à le pendre en 1985.

Le grand problème avec le Coran est que ses 114 chapitres ne sont pas classés selon l’ordre chronologique, mais plus ou moins selon leur longueur. Pour cette raison, le musulman passe d’un verset mecquois pacifique à une verset médinois violent et discriminatoire, et vice-versa, sans connaître le pourquoi de ces contradictions entre les versets mecquois et les versets médinois.

Cette confusion des chapitres du Coran a conduit à la confusion de l’esprit du musulman qui est tantôt pacifique et tantôt violent, passant d’un état à l’autre en se basant sur les versets qui lui conviennent, selon son humeur, tous ces versets étant considérés comme parole divine, qu’ils soient pacifiques ou violents. Il puise ainsi dans le Coran ce qui l’arrange pour justifier ses agissements.

Si le musulman se trouve en face de quelqu’un qui accuse l’islam d’être une religion violente, il invoque les versets mecquois pour prouver que l’islam est pacifique.

Et si ce musulman se trouve en face de personnes qui veulent le renouvellement de la pensée islamique et plaident pour la liberté religieuse et l’égalité, comme c’est le cas de Taha, de Faraj Foda, de Nasr Abu-Zayd, d’Islam Al-Buhayri, d’Al-Qimni, du cheikh Muhammad Abdallah Nasr, il invoque les versets médinois et les condamne comme apostats méritant la peine de mort.

Pour mettre fin à cette terrible contradiction entre ces positions et ce qui en suit comme assassinats, violences et destructions, il faut réorganiser le Coran selon l’ordre chronologique pour que le musulman puisse voir la grande différence entre le Coran mecquois et le Coran médinois.

Ceci est la première étape qui permettra au musulman moyen de retrouver son bon sens et de se débarrasser du charlatanisme et des mensonges du clergé musulman (voire non musulman). Si nous remettons le Coran dans l’ordre chronologique, cela aidera le musulman à voir de façon claire la raison pour laquelle le Coran passe d’un texte pacifique pendant la période mecquoise à un texte violent et contraire aux droits de l’homme pendant la période médinoise.

La deuxième étape consiste à décider d’écarter le Coran médinois de l’enseignement dans les écoles, les universités et les mosquées, en expliquant que le Coran médinois est contraire aux droits de l’homme et doit être laissé de côté, comme l’avait suggéré le regretté Taha. Ceci doit être fait non seulement dans les pays arabes et musulmans, mais aussi dans le monde entier. Il sera alors nécessaire de retirer les exemplaires du Coran des librairies, des écoles, des universités et des mosquées et de les remplacer par des exemplaires du Coran dans l’ordre chronologique comportant à son début un avertissement précisant que le Coran médinois est contraire aux droits de l’homme et à la constitution, parce qu’il appartient au VIIe siècle, régi par la loi du plus fort, laquelle n’est plus valable pour notre temps et contraire aux conventions internationales.

En application de cette idée, j’ai publié le Coran en arabe et je l’ai traduit en français et en anglais, selon l’ordre chronologique tel qu’admis par les musulmans.

Et au début du Coran, j’ai placé l’avertissement suivant:

Comme les autres Livres sacrés, le Coran comporte directement, ou indirectement par le biais de la sunnah de Mahomet que les musulmans doivent suivre, des normes contraires aux droits de l’homme reconnus aujourd’hui dans les documents internationaux. Nous invitons donc les lecteurs à le lire avec un esprit critique et à le placer dans son contexte historique, à savoir le VIIe siècle. Parmi les normes qui violent les droits de l’homme, qui inspirent les lois des pays arabes et musulmans, et que les mouvements islamistes voudraient appliquer, en tout ou en partie, nous signalons à titre d’exemples:

– L’inégalité entre les hommes et les femmes dans le mariage, le divorce, l’héritage, le témoignage, les sanctions et l’emploi, le mariage de filles impubères, et la circoncision masculine et féminine pratiquée sur des enfants.

– L’inégalité entre musulmans et non-musulmans dans le mariage, le divorce, l’héritage, le témoignage, les sanctions et l’emploi.

– La non-reconnaissance de la liberté religieuse, en particulier la liberté de changer de religion.

– L’exhortation à combattre les non-musulmans, à occuper leurs pays, à imposer aux non-musulmans le paiement d’un tribut (jizya) et à tuer ceux qui ne suivent pas les religions monothéistes.

– L’esclavage, la capture des ennemis et l’appropriation de leurs femmes.

– Les sanctions cruelles comme la mise à mort de l’apostat (qui abandonne l’islam) , la lapidation de l’adultère, l’amputation des mains du voleur, la crucifixion, la flagellation et la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent).

– La destruction des statues, des peintures et des instruments de musique, et l’interdiction des arts.

– La maltraitance envers les animaux et le meurtre des chiens de compagnie.

Il suffit aux pays arabes, musulmans et occidentaux de reprendre mon édition arabe et mes traductions du Coran selon l’ordre chronologique et de confisquer les autres exemplaires du Coran.

Ici se termine notre article. Cette dissection du Coran en deux parties est connue en droit musulman. Une des conditions pour occuper la fonction de juge, mufti ou savant religieux est la connaissance de ce qui est mecquois et ce qui est médinois dans le Coran qui, comme signalé plus haut, mélange ces deux parties. Bien plus, trente-cinq chapitres mecquois comportent des versets de l’époque médinois[3]. L’importance de cette distinction dérive de la théorie de l’abrogation selon laquelle les versets ultérieurs abrogent partiellement ou totalement ceux antérieurs en cas de contradiction. Ainsi, à titre d’exemple, le verset du sabre abrogerait à lui seul 124,[4] voire 140[5] versets bénins du Coran. Ce verset dit:

Une fois écoulés les mois interdits, tuez les associateurs où que vous les trouviez, prenez-les, assiégez-les, et restez assis contre eux [dans] tout aguet. Mais s’ils se repentent, élèvent la prière, et donnent la dîme, alors dégagez leur voie. ~ Dieu est pardonneur, très miséricordieux (113/9:5).[6]

Taha prend le contre-pied de la position des savants religieux musulmans en prônant non pas l’abrogation des versets mecquois par les versets médinois, mais le contraire. Ce penseur soudanais défend l’idée que la première partie du Coran révélée à la Mecque, avant l’hégire, constitue le véritable islam, et que la deuxième partie révélée après l’hégire a un caractère conjoncturel. Par conséquent, selon Taha, la première partie abroge la deuxième partie. Cette théorie a conduit à sa mise à mort par le régime de Numeiry, sur instigation de l’Azhar.

La première fois que j’ai lu le nom de ce penseur était dans un article paru dans le journal Al-Ahram le 16 avril 1976[7] écrit par Muhammad Abdallah Al-Samman, un des compagnons de Hassan Al-Banna, fondateur des Frères musulmans, présenté comme un des plus notoires écrivains islamistes[8]. Il y met en garde contre un « un nouveau et dangereux phénomène apparu sur la scène des activités islamiques, portant le nom des Frères républicains, appelant à ce qu’on nomme « Le deuxième message de l’Islam ». Il s’y étonne qu’aucun savant de l’Azhar n’ait adressé un mémorandum à l’Azhar pour qu’il émette une déclaration mettant en garde contre « ce groupe égaré qui égare ». L’ouvrage dont parle l’auteur de cet article est le principal ouvrage de Taha. Mais contrairement à ce qu’il dit, l’Azhar avait déjà écrit au Secrétaire du Ministère des affaires religieuses du Soudan en 1972 contre cet ouvrage, lui demandant de prendre des mesures afin de « de confisquer cette pensée athée et de mettre fin à cette activité destructrice ». Nous reviendrons sur ces deux documents ultérieurement.

J’avais découpé l’article du Journal Al-Ahram et je l’ai gardé soigneusement, convaincu que cette affaire n’allait pas passer sans suite. Ma intuition s’est avérée exacte puisque le 18 janvier 1985, le régime de Numeiry a procédé à la pendaison de Taha et enterré son corps sans en dévoiler le lieu pour que ses adeptes ne lui rendent pas hommage. L’Azhar a félicité Numeiry pour cette exécution selon Sudan News Agency du 18 janvier 1985. Dans le numéro d’avril 1985 de la revue Choisir des Pères jésuites de Genève, j’ai publié un article intitulé « La mort d’un hérétique » dont je produis ici le texte intégral:

Le 18 janvier 1985, Taha, 76 ans, a été pendu à la prison centrale Kober de Khartoum pour apostasie. Fondateur d’un groupe de réflexion appelé « Les Frères républicains », favorable à l’instauration d’un État laïc, il écrivait dans un tract daté du 11 août 1984:

« Nous avons soutenu (le régime issu du coup d’État de) mai, depuis le 25 mai 1968 jusqu’au 25 mai 1983, dans l’intérêt suprême du pays du fait que Mai servait cet intérêt par ses réalisations, en écartant le confessionnalisme du pouvoir, (en prônant) l’unité nationale, le développement et la décentralisation. Mais le régime de Mai a sombré dans l’obscurantisme depuis qu’il a promulgué les lois de septembre 1983 contraires à la religion et au droit musulman (…).

La religion musulmane ne se limite pas uniquement au droit musulman. Ce droit constitue la partie de la religion musulmane révélée aux hommes en fonction de leur capacité et de leurs besoins au septième siècle. Le Prophète, lui, a vécu selon la Sunna (Tradition), ce qui est plus élevé que le droit musulman (…).

La voie de l’islam exige que l’éducation de l’individu passe en premier lieu à travers la dévotion et non pas à travers la législation collective (les châtiments islamiques), afin que le crime soit extirpé avec ses racines et que la morale religieuse, qui incite à la discrétion, à la chasteté et à la réforme, domine, (…) En tous cas, la religion ne peut être préservée qu’en produisant la justice économique, sociale et politique pour réduire le champ du crime (…).

L’actuel droit musulman est inconstitutionnel du fait qu’il se base sur le principe de la tutelle éclairée: la tutelle du musulman sur le non-musulman. (…) Ce qui se passe actuellement au Soudan est très grave, déforme l’islam et menace l’unité du pays. De plus nos frères (chrétiens et animistes) du Sud ont un droit dans leur pays, droit que leur nie l’actuelle législation bien que la constitution laïque le leur garantit, comme le leur garantira la vraie Constitution islamique de manière inégalable ».

Ces propositions ont été condamnées comme hérétiques le 8 janvier 1985 et ont valu la sentence capitale à Taha et à quatre de ses disciples. Sentence confirmée par le Tribunal d’appel et le président Numeiry lui-même. L’hérétique serait pendu, ses biens confisqués et ses livres brûlés. Aucune prière ne devait être dite sur son corps, qui ne pouvait être enterré dans un cimetière musulman. La pendaison était également prévue pour les disciples si, au bout d’un mois de débats avec des érudits musulmans, ils ne se repentaient pas.

L’exécution eut lieu, devant deux mille personnes. Taha était enchaîné, il avait le visage recouvert d’un capuchon brun. La corde lui a été passée au cou à 10 heures, le 18 janvier. Il est resté pendu pendant dix minutes. Ensuite, il a été descendu de la potence et examiné par un médecin qui confirma sa mort.

Les autres disciples se sont repentis et ont écrit au président Numeiry:

« Je déclare devant Allah le tout-puissant que je renonce à toutes les idées que j’ai reçues de l’hérétique Taha, qui m’a égaré au sein de l’islam jusqu’à sa pendaison. Je remercie Allah pour m’avoir fait embrasser à nouveau sa religion et la loi d’Adam, de Noé, d’Abraham, de Moïse, de Jésus et de Mahomet ».

Le quatrième prévenu eut des réticences à lire le passage concernant son maître mais finit par le faire.

La Ligue du monde musulman (La Mecque, Arabie saoudite) a loué la décision du président Numeiry de mettre à mort l’hérétique. Le secrétaire général de cette organisation Abdalla Omer Nasief, adressa un message dans lequel il exprime son admiration devant la détermination du président Numeiry à appliquer le droit musulman. Selon Sudan News Agency du 23 janvier 1985, le Sheikh Abdel Aziz Bin Baz, président du conseil de jurisprudence de la Ligue du Monde musulman, a fait parvenir de même des félicitations[9].

Cet ouvrage est consacré à ce penseur hors pair qui est à la base de notre édition arabe et nos traductions du Coran par ordre chronologique qui séparent les chapitres mecquois des chapitres médinois du Coran, même si ce penseur n’a jamais prôné une telle séparation physique du Coran. Il est divisé en trois parties:

  • La première partie trace succinctement la vie de Taha jusqu’à sa pendaison.
  • La deuxième présente la pensée de Taha dans les différents domaines, notamment en ce qui concerne sa dissection du Coran en deux et les réactions des autorités religieuses face à ces positions.
  • La troisième partie reproduit les décisions commandant Taha et ses principaux écrits.

Dans cet ouvrage, nous nous basons notamment sur les écrits en arabe de Taha publiés dans le site http://www.alfikra.org/ et sur l’ouvrage de sa nièce Dr. Batoul Mukhtar Muhammad Taha: Mahmoud al-insal: Mahmoud Muhammad Taha, qira’at al-ayyam, Al-Sharikah al-‘alamiyyah lil-tiba’ah wal-nashr, Al-Nuzhah al-jadiah (Le Caire) , 2013.

[1] http://www.ahewar.org/debat/show.art.asp?aid=550577

[2] http://www.blog.sami-aldeeb.com/2017/ ... hangeant-lordre-du-coran/

[3] Voir la liste des chapitres et des versets médinois inclus dans les chapitres mecquois dans notre traduction du Coran, p. 7-9.

[4] Al-Abyari: Al-mawsu’ah al-qur’aniyyah, vol. 2, p. 540.

[5] Zayd: Al-naskh fil-Qur’an, vol. 2, p. 508.

[6] Des auteurs considèrent aussi comme verset du sabre les versets suivants: 113/9:29, 36, 41. Voir à ce sujet l’article de Youssef Al-Qaradawi: Al-jadal hawl ayat al-sayf.

[7] https://goo.gl/Suy748

[8] https://goo.gl/oOPgSK

[9] Choisir (Genève) , numéro 304, avril 1085, p. 30-31.

Dr Sami Aldeeb, Professeur des universités
Directeur du Centre de droit arabe et musulman
Traducteur du Coran en français et en anglais, et auteur de nombreux ouvrages


http://www.l-union-fait-la-force.info


Publié le: 11/03/2017 17:05
Déclaration des droits de l’homme de 1793 art. 35 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
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