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Islam: Mentir (la taqiya et le kitman)

Les musulmans sont-ils autorisés à mentir ?
Publié par joe le 01-01-1970 18:50:00 (13396 lectures)
Islam: Devoir de conquête, haine des incroyants, de l'Occident, barbarisme, sexisme,...

Les érudits musulmans enseignent que les musulmans se doivent de dire de façon générale la vérité, à moins que le but du mensonge soit d'apaiser des différents.

Il y a deux formes de mensonges autorisées à dire aux mécréants (non-croyants en allah) sous certaines circonstances, la taqiya et le kitman. Ces circonstances sont typiquement celles qui servent la cause de l'islam, dans certains cas dans le but de gagner la confiance des mécréants afin de les laisser exposer leur vulnérabilité et de les vaincre.



Le Coran:

Coran (16:106) – Ce verset montre qu'il y a des circonstances qui peuvent "pousser" un musulman à mentir.

Coran (3:28) – Ce verset demande aux musulmans de ne pas prendre les mécréants comme alliés ou amis, à moins que cela ils n'y soient "contraint par un péril à redouter". 

Coran (9:3) - "... Dieu et Son Messager sont déliés de tout engagement vis-à-vis des polythéistes…" Au sujet de la dissolution des serments passés avec les païens qui restèrent à la Mecque après sa capture. Ils n'avaient rien fait de mal, mais ils furent tout de même expulsés.

Coran (40:28) – Un homme est présenté comme un croyant mais qui devait "dissimuler sa foi" parmi ceux qui n'étaient pas croyants.

Coran (2:225) - " Dieu vous tiendra rigueur non pas d’un serment que vous aurez prononcé à la légère, mais de celui que vous aurez proféré en toute conscience"

Qur'an (66:2) - "Dieu a pourtant institué pour vous un moyen de vous délier de certains de vos serments."

Coran (3:54) - "Ils [les mécréants] ont usé de ruse [contre Jésus], et Dieu aussi a rusé ; Dieu est le meilleur des stratèges." Le mot arabe utilisé ici pour "ruse" ou "stratagème" est makara, ce qui veut dire littéralement tromperie. Si Allah lui-même use de ruse ou complote contre les mécréants, cela confirme que les musulmans sont autorisés à faire de même.

Collectivement, ces différents versets expriment l'idée qu'il y a des circonstances dans lesquelles un musulman est "contraint" de mentir à autrui si cela est fait dans un but honorable.

Les Hadiths:

 

Bukhari (52:269) - "Le prophète dit: 'La guerre est basée sur la tromperie' " Ce verset justifie le meurtre de Usayr ibn Zarim et de trente des ses hommes désarmés par Mahomet après la promesse d'un sauf-conduit. (voir Information complémentaire plus bas).

Bukhari (49:857) - "Celui qui fait la paix entre les gens en inventant et en disant de fausses informations, celui là n'est pas un menteur." Mentir est permis quand la fin justifie les moyens.

Bukhari (84:64-65) - Alors qu'il était en position de force à la période de cet hadith, Ali confirme qu'il est possible de mentir afin de tromper l'"ennemi".

Bukhari (52:271) - Cet hadith raconte le meurtre d'un poète, Ka'b bin al-Ashraf, sur la sollicitation de Mahomet. Les hommes qui se portèrent volontaire pour son assassinat utilisèrent la fourberie pour gagner la confiance de Ka'b, feignant qu'ils s'étaient retournés contre Mahomet. Ainsi trompée, la victime sortit de sa forteresse, et fut massacré sans merci bien qu'il défendît farouchement sa vie.


La loi islamique:

Umdat al-Salik wa Uddat al-Nasik (p. 746 - 8.2) -  "Parler est un moyen pour atteindre ses objectifs. Si un but honorable peut être atteint à la fois par la vérité et par le mensonge, il est contraire à la volonté d'Allah que d'atteindre ce but grâce au mensonge et non grâce à la vérité. Lorsqu'il est possible d'atteindre un tel but en mentant mais non en disant la vérité, il est alors permis de mentir si le but à atteindre est permis (c.-à-d. lorsque le but de mentir est de mettre en échec quelqu'un qui vous empêche d'atteindre ce but), et il devient obligatoire de mentir si le but est obligatoire... Il est prudent, d'un point de vue religieux, en toutes circonstances d'utiliser des mots qui donnent une impression trompeuse..." On doit comparer les conséquences néfastes engendrées par le mensonge aux conséquences néfastes engendrées par la vérité, et si les conséquences de dire la vérité sont plus dangereuses, on a alors toute licence pour mentir.


Information complémentaire:

Les musulmans sont autorisés à mentir aux mécréants afin de les vaincre. Il y a deux formes de mensonge:

Taqiya – Dire quelque chose qui n'est pas vrai.

Kitman – Mentir pas omission. Un exemple de kitman est lorsque les défenseurs de l'islam citent seulement un extrait du verset 5:32 (que lorsque quelqu'un tue, il "est considéré comme le meurtrier de l’humanité tout entière") tout en omettant de dire que le reste du verset (et le suivant) donne licence au meurtre dans des cas, pas vraiment bien défini, de "sédition" et de "désordre".

Bien que ne l'appelant pas Taqiya explicitement, Mahomet utilisa clairement la fourberie lorsqu'il signa un accord de 10 ans avec les habitants de la Mecque qui lui autorisait l'accès à cette ville alors que dans un même temps il préparait ses propres forces pour la prise du pouvoir. Les habitants sans méfiance furent vaincus facilement après que le prophète eut rompu le traité deux ans plus tard, et certaines personnes dans la ville qui lui avaient fait confiance furent exécutées.  

Un autre exemple de tromperie est lorsque Mahomet emmena par la ruse ses ennemis personnels a baisser la garde et à s'exposer au massacre en feignant de vouloir faire la paix. Ceci fut le cas par exemple de Ka'b bin al-Ashraf (voir plus haut) et peu après de nouveau contre Usayr ibn Zarim, un des chefs survivant de la tribu des Banu Nadir, qui avaient été expulsés de leurs maisons à Médine par les musulmans.

À cette époque, Usayr ibn Zarim essayait de rassembler une armée, contre les musulmans, avec des hommes de la tribu alliée des Quraish (contre lesquels Mahomet avait déjà déclaré la guerre). Les "émissaires" de Mahomet vinrent trouver ibn Zarim et le persuadèrent de quitter ses bases, se mettant ainsi en danger, afin de rencontrer le prophète de l'islam à Médine pour des pourparlers de paix. Lorsqu'il fut vulnérable, le chef et ses trente compagnons furent massacrés facilement par les musulmans, alors qu'ils n'étaient pour la plupart pas armés, la garantie d'un sauf-conduit leur ayant été donné (Ibn Ishaq 981).

Ainsi était la réputation des musulmans pour mentir et par la suite tuer, si bien que même ceux qui "accepté l'islam" ne se sentait pas rassurés pour autant. Le sort des Jadhima en est une tragique évidence. Lorsque les "missionnaires" musulmans abordèrent leur tribu, un des membres affirma qu'ils seraient massacrés bien qu'ils se fussent déjà "convertis" à l'islam afin d'éviter la mort. Cependant, les autres membres de la tribu furent convaincus qu'ils pouvaient avoir confiance dans la promesse du chef musulman qu'il ne leur serait fait aucun mal a la condition qu’ils n’offrissent aucune résistance. (Après avoir convaincu le membre de la tribu sceptique de déposer les armes, les hommes ainsi désarmés furent rapidement attachés et décapités – Ibn Ishaq 834 & 837).

De nos jours, les musulmans essaient bien souvent de justifier les meurtres, perpétrés par Mahomet, des poètes et d'autres qui critiquaient le prophète à Médine en arguant le fait qu'ils avaient trahis leurs accords par leurs actions. Pourtant, ces mêmes musulmans qui défendent leur religion n'accordent que peu d'importance aux accords rompus par les musulmans. De Mahomet à Saddam Hussein, les promesses faites aux non musulmans n'engagent clairement à rien dans l'esprit des musulmans.

Les pirates de l'air du 11 Septembre 2001 employèrent la tromperie en allant dans des bars et en buvant de l'alcool, ôtant ainsi toute suspicion possible à leur égard qu'ils fussent des intégristes se préparant au djihad. Leur ruse marcha si bien, que même des semaines après le 11 Septembre, John Walsh, l'animateur d'une émission très regardée à la télévision américaine, déclara que la consommation dans les bars était une preuve que l'on cherchait à tromper l'opinion publique. 

Dans les échanges radio avec le vol 93 les pirates de l'air disent aux passagers déjà condamnés à mort qu'il y a une "bombe à bord" mais que tout le monde sera "sain et sauf" tant que "leur exigences leur sont accordées". Bien évidement rien de tout ceci n'était vrai, mais ces hommes, qui étaient tellement dévoués à la cause de l'islam qu'ils étaient d'accord pour "tuer et être tué au nom d'Allah" (comme le dit le Coran) ne virent aucun obstacle pour eux à utiliser la taqiya afin de faciliter leur tuerie.

La quasi absence de verset dans le Coran et d'Hadith digne de foi qui encourage à dire la vérité est quelque peu surprenant, étant donné que de nombreux musulmans sont convaincus que leur religion enseigne l'honnêteté. En fait, c'est à cause de cette croyance bien ancrée que la plupart des musulmans sont honnêtes.   

Finalement, les circonstances dans lesquelles Mahomet autorise un croyant à mentir sont limités à:

  1. La promotion de la cause de l'islam
  2. Éviter tout ce qui peut nuire au bien être d'un musulman (et vraisemblablement aussi au bien être d'autres musulmans)

Bien qu'il ne faudrait pas perdre ceci de vue lorsqu'il s'agit de négocier dans des affaires impliquant la sécurité du monde entier, comme par exemple les intentions de l'Iran sur le dossier nucléaire, ce n'est pas un motif suffisant pour supposer que tout les musulmans que l'on rencontre dans la rue ou au travail sont moins honnête la moyenne.

Source: TheReligionofPeace.com Home Page

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Le mensonge islamique - Vérités, valeurs et démocratie


L'Islam, une religion de Paix et de Tolérance...


    Il faut constament garder à l'esprit quand on examine les déclarations des représentants de l'idéologie islamique qu'ils mentent dès que cela peut leur être utile et cela en toute "légitimité" grâce à la "tromperie religieuse" ( taqqiya et ici) autorisée par Mahommet.

Sahih Al-Bukhari Vol 7 Book 67, Hadith 427 : Le Prophète a dit « Par Allah et s’il plaît à Allah ! Quand je fais un serment et plus tard trouve quelque chose de mieux, je fais ce qui est mieux et expie mon serment».

La coran 3:28 dit "Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d'Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d'eux".

La tromperie est légitimée par dieu et son prophète, mentir à un non musulman n'est donc en aucun cas répréhensible.


   Le mensonge en islam n'est déconseillé qu'entre musulmans, aux mécréants on peut dire n'importe quoi. Il convient donc de ne pas trop se fier aux discours officiels destinés au public occidental, mais de les comparer, quand cela est possible, aux discours tenus "en interne" la différence est toujours édifiante!

    Au final, si on veut savoir la position des représentants de l'Islam, seules devraient être prises en considération leurs actes ou les déclarations faites devant un public exclusivement musulman, toutes les autres sont susceptibles d'être contaminées par la taqqiya.

    Evoquer la taqqiya  gène beaucoup les représentants de l'idéologie islamique. Voir
ici où un jeune musulman manifestement sincère pose une question à laquelle personne n'est manifestement pressé de répondre. Espérons que cela l'aura fait réfléchir sur la teneur de ce qu'on lui a enseigné.

Raymond Ibrahim : Comment la taqiyya modifie pour l’islam les règles de la guerre

Vaincre le terrorisme djihadiste


Aux yeux des non-musulmans, l’islam doit apparaître comme une religion paradoxale. D’un côté, on le dépeint sans cesse comme la religion de paix ; de l’autre, ses adeptes sont responsables de la majorité des attaques terroristes dans le monde. Les apologistes de l’islam mettent en avant qu’il s’agit d’une religion fondée sur des critères éthiques élevés ; d’autres insistent sur le fait que c’est une religion de la loi. La dualité des notions de vérité et de mensonge pour l’islam révèle mieux sa nature paradoxale : alors que le Coran interdit à un croyant de tromper d’autres croyants - puisque « certainement Allah ne guide pas celui qui est outrancier et imposteur »
1 - la tromperie à l’égard des non-musulmans, ce qu’on appelle généralement en arabe la taqiyya, est elle aussi préconisée par le Coran et relève de la catégorie juridique des choses permises aux musulmans.

La taqiyya s’utilise essentiellement dans deux cas. Le plus connu est la situation où il s’agit de masquer son identité religieuse quand on craint une persécution. C’est l’usage historique de la taqiyya dans les communautés chiites, partout et chaque fois que leurs rivaux sunnites étaient plus nombreux et par conséquent les menaçaient. À l’inverse, les musulmans sunnites, loin de souffrir de persécutions, et chaque fois qu’ils en ont eu la possibilité, ont déclenché le djihad contre le royaume de la mécréance ; et c’est là qu’ils ont déployé la taqiyya - non pas en tant que manœuvre de dissimulation mais en tant que tromperie active. En fait, la tromperie, qui trouve son fondement dans la doctrine de l’islam, est souvent décrite comme égale - voire supérieure - à d’autres vertus militaires universelles comme le courage, la bravoure ou le sens du sacrifice.


Pourtant, si les musulmans sont exhortés à être dignes de confiance, comment la tromperie peut-elle non seulement exister mais même être agréable à Allah ? Qu’est-ce exactement que la taqiyya ? Comment est-elle justifiée par les savants et ceux qui y recourent ? Comment s’inscrit-elle dans une vision plus large du code éthique de l’islam, en particulier en ce qui concerne les relations avec les non-musulmans ? Plus concrètement, en quoi la doctrine de la taqiyya pénètre-t-elle toutes les interactions entre musulmans et non-musulmans ?


La doctrine de la taqiyya

Selon la charia - l’ensemble des règles de droit qui définissent la manière dont le musulman doit se comporter dans toutes les circonstances - le mensonge est non seulement permis dans certaines situations mais il peut être considéré comme obligatoire dans certaines autres. Contrairement à la tradition chrétienne des origines, par exemple, les musulmans qui ont été forcés de choisir entre renier l’islam ou être persécutés avaient le droit de mentir et de feindre l’apostasie. D’autres juristes ont décrété que les musulmans ont le devoir de mentir pour se protéger (2), cette prescription se fondant sur les versets coraniques qui interdisent aux musulmans d’être les instruments de leur propre mort (3).


Telle est la définition classique de la doctrine de la taqiyya. Fondée sur un mot arabe évoquant la peur, la taqiyya a longtemps été comprise, et en particulier par les universitaires occidentaux, comme une attitude à laquelle recourir dans les temps de persécution religieuse, et c’est pour l’essentiel dans ce sens qu’elle a été utilisée par les groupes chiites minoritaires vivant au sein de majorités sunnites hostiles (
4) . La taqiyya permettait aux chiites de masquer constamment aux sunnites leur appartenance religieuse, non seulement par la clandestinité, en cachant leur propre croyance, mais également de manière active en priant et se comportant comme des sunnites.


Cependant, l’un des quelques livres consacrés au sujet, At-Taqiyya fi’l-Islam (La dissimulation dans l’islam), montre très clairement que la taqiyya n’est pas limitée à la dissimulation des chiites menacés de persécution. Écrit par Sami Mukaram, ancien professeur d’études islamiques à l’université américaine de Beyrouth et auteur de quelque vingt-cinq livres sur l’islam, cet ouvrage met clairement en évidence l’ubiquité et le large domaine d’application de la taqiyya :

La taqiyya revêt dans l’islam une importance fondamentale. Pratiquement toutes les sectes islamiques en admettent le principe et la pratiquent…. On peut aller jusqu’à dire que la pratique de la taqiyya est très majoritaire dans l’islam, et que les quelques sectes qui ne la pratiquent pas s’écartent de ce courant majoritaire… La taqiyya est très présente dans la politique islamique, et particulièrement à l’époque moderne (5).

La taqiyya n’est donc pas, comme on le croit souvent, un phénomène limité au chiisme. Bien entendu, en tant que groupe minoritaire dispersé parmi leurs ennemis sunnites, les chiites ont historiquement eu davantage de raisons de se dissimuler. À l’inverse, l’islam sunnite a rapidement dominé de vastes empires qui s’étendaient de l’Espagne à la Chine. De ce fait, ses adeptes n’avaient de compte à rendre à personne, ils n’avaient à s’excuser de rien, et ils n’avaient pas à se cacher des infidèles mécréants (parmi les rares exceptions figurent l’Espagne et le Portugal pendant la Reconquista, époque où les sunnites ont effectivement dissimulé leur identité religieuse (6). Pourtant, l’ironie des choses fait que les sunnites vivant en Occident se trouvent aujourd’hui dans la situation du chiisme. Ils sont la minorité entourée de ses ennemis traditionnels - les infidèles chrétiens - même s’il est rare que ceux-ci, contrairement à leurs prédécesseurs de la Reconquista, passent aux actes ou même reconnaissent cette inimitié historique. En bref, les sunnites vivent aujourd’hui la situation générale qui a amené la taqiyya à faire partie intégrante du chiisme, mais sans la menace physique qui avait imposé cette attitude.


Formulation de la taqiyya


Le verset 3:28 du Coran est souvent considéré comme le principal de ceux qui préconisent la dissimulation envers les non-musulmans : « Que les croyants [les musulmans] ne prennent point pour alliés des infidèles [les non musulmans] plutôt que des croyants. Ceux qui le feraient ne doivent rien espérer de la part d’Allah, à moins que vous n’ayez à craindre quelque chose de leur côté ».7.

Muhammad ibn Jarir at-Tabari (décédé en 923), auteur d’un commentaire classique du Coran qui fait autorité, explique ce verset 3:28 de la manière suivante :

Si vous [les musulmans] vous trouvez sous leur [les non-musulmans] autorité et que vous craignez pour vous, comportez-vous loyalement avec eux en paroles tout en gardant en vous de l’animosité contre eux… [sachez que] Allah a interdit aux croyants l’amitié ou l’intimité avec les infidèles plutôt qu’avec d’autres croyants - sauf quand les infidèles sont placés au-dessus d’eux [en termes d’autorité]. Si c’était le cas, qu’ils agissent amicalement envers eux tout en préservant leur religion (8)


Sur ce même verset 3:28 du Coran, Ibn Kathir (décédé en 1373), une autre autorité de premier plan sur le Coran, écrit : « Quiconque, en quelque lieu et en quelque temps que ce soit, craint… qu’il lui soit fait du mal [par des non-musulmans] a le droit de se protéger par son attitude extérieure ». À l’appui de cette interprétation, il cite un proche compagnon de Mahomet, Abu Darda, qui disait : « Sourions à la face de certaines personnes alors que notre cœur les maudit ». Pour un autre compagnon, simplement connu sous le nom de Al-Hasan, « pratiquer la taqiyya est admissible jusqu’au jour du Jugement [c’est à dire éternellement] » (9).

D’autres savants de premier plan, comme Abu’Abdullah al-Qurtubi (1214-73) et Muhyi’d-Din ibn al-Arabi (1165-1240), ont étendu la taqiyya aux actions. Autrement dit, les musulmans ont le droit de se comporter comme des infidèles et même pire - par exemple en se prosternant devant des idoles ou des croix et en les adorant, en faisant de faux témoignages et même en révélant à l’ennemi infidèle les faiblesses de leurs frères musulmans - tant qu’ils ne vont pas jusqu’à vraiment tuer un musulman : « La taqiyya, même pratiquée hors de toute contrainte, ne conduit pas à un état d’infidélité - même si elle conduit à un péché méritant le feu de l’enfer » (10).


La tromperie dans les exploits militaires de Mahomet


Mahomet - « le plus parfait des hommes », dont l’exemple doit être suivi dans le moindre détail - avait quant au mensonge une attitude opportuniste. Il est bien connu, par exemple, qu’il autorisait le mensonge dans trois situations : pour mettre fin à une querelle entre deux parties, pour apaiser sa femme, et à la guerre (11). Selon un manuel de droit arabe consacré au djihad par les quatre écoles juridiques, « les ulémas s’accordent pour penser que la tromperie pendant la guerre est légitime… le mensonge est une forme d’art de la guerre » (12). De plus, selon Mukaram, cette tromperie est considérée comme un acte de taqiyya : « La taqiyya utilisée pour duper l’ennemi est autorisée »(13).

Plusieurs ulémas estiment que le mensonge fait partie intégrante de la conduite de la guerre : Ibn al-’Arabi déclare que « dans les hadith [paroles et actions de Mahomet], la pratique du mensonge à la guerre est bien décrite. D’ailleurs, il est présenté comme plus nécessaire que le courage ». Ibn al-Munir (décédé en 1333) a écrit : « La guerre est le mensonge, c’est à dire que la guerre la plus complète et la plus parfaite qu’il soit possible de mener dans la guerre sainte est une guerre de tromperie et non d’affrontement, parce que celle-ci est intrinsèquement dangereuse et qu’il est possible d’atteindre la victoire par la tricherie sans subir soi-même de dommages ». Et Ibn Hajar (décédé en 1448) conseille aux musulmans « d’être très prudents à la guerre, tout en se lamentant et en pleurant [publiquement] afin de duper les infidèles »(14).


Cette notion musulmane selon laquelle la guerre est le mensonge remonte à la Bataille de la tranchée (627), qui a opposé Mahomet et ses fidèles à plusieurs tribus non musulmanes connues sous le nom de Al-Ahzab. L’un des Ahzab, Na’im ibn Mas’ud, s’est rendu au camp des musulmans et s’est converti à l’islam. Quand Mahomet a découvert que les Ahzab ignoraient cette conversion de leur compagnon, il a conseillé à Mas’ud de retourner vers les siens et d’essayer d’amener les forces païennes à abandonner le siège. C’est là que Mahomet a fait sa mémorable déclaration : « Car la guerre est le mensonge ». Mas’ud a rejoint les Ahzab, qui ne savaient pas qu’il avait changé de camp, et il a commencé à donner intentionnellement de mauvais conseils à ses anciens proches et alliés. Il s’est également beaucoup activé pour fomenter des querelles entre les diverses tribus jusqu’au point où, ne se faisant plus du tout mutuellement confiance, elles se sont séparées et ont levé le siège imposé aux musulmans, sauvant ainsi l’islam de la destruction à un stade encore embryonnaire (15). Plus récemment, des complices de l’attentat du 11 septembre, comme Khalid Sheikh Muhammad, ont rationalisé leur conspiration dans leur défense devant le tribunal en citant la déclaration du prophète selon qui « la guerre est le mensonge ».


L’anecdote qui suit illustre de manière plus convaincante encore la légitimité du mensonge aux infidèles. Le poète Ka’b ibn Ashraf avait offensé Mahomet, qui s’était exclamé : « Qui va tuer cet homme qui a blessé Allah et son prophète ? ». Un jeune musulman qui s’appelait Muhammad ibn Maslama s’était porté volontaire à la condition d’être autorisé à mentir au poète pour pouvoir s’en approcher suffisamment. Mahomet avait accepté. Ibn Maslama était allé voir Ka’b et s’était mis à dénigrer l’islam et Mahomet. Il avait continué de la même manière jusqu’à devenir assez convaincant pour que Ka’b lui fasse confiance. Peu après, Ibn Maslama s’était présenté avec un autre musulman et, alors que Ka’b était sans méfiance, il l’avait tué (16)
.

Mahomet a dit d’autres choses qui jettent une lumière positive sur le mensonge, et notamment : « Allah m’a ordonné d’entretenir le doute chez les gens tout comme il m’a commandé de créer les obligations [religieuses] » ; ou « J’ai été envoyé pour jeter un voile de confusion » ; ou encore « celui qui vit sa vie dans la dissimulation meurt en martyr » (17).

En bref, les plus anciennes données historiques sur l’islam montrent clairement le recours à la taqiyya comme arme de guerre islamique. De plus, on décrit souvent la manière dont les premiers musulmans mentaient pour se dégager de leurs obligations en général en reniant ou insultant l’islam ou Mahomet - souvent avec l’approbation de celui-ci, son seul critère étant que leurs intentions (niya) soient pures (18). Pendant les guerres contre les chrétiens, chaque fois que ceux-ci étaient en position de pouvoir, la pratique de la taqiyya devenait encore davantage partie intégrante de leur vie. Selon Mukaram, « la taqiyya a été utilisée comme moyen d’écarter le danger des musulmans, surtout aux temps critiques et lorsque leurs frontières ont été exposées aux guerres avec l’empire byzantin puis, par la suite, aux incursions [croisades] des Francs et autres » (19).

 

La taqiyya dans la révélation coranique


Le Coran lui-même témoigne de la taqiyya. Puisque les musulmans croient que c’est Allah qui a révélé ces versets, il est considéré par défaut comme le véritable responsable du mensonge - ce qui n’est pas surprenant puisqu’il est décrit dans le Coran comme le meilleur makar, autrement dit le meilleur menteur ou conspirateur (p. ex. : 3:54, 8:30, 10:21).


Certes, d’autres écritures contiennent des contradictions, mais le Coran est le seul livre dont les commentateurs ont bâti une doctrine pour expliquer les très visibles différences qui apparaissent d’une injonction à l’autre. Aucun lecteur attentif ne peut manquer de remarquer les nombreux versets contradictoires du Coran, et plus précisément la manière dont des versets pacifiques et tolérants figurent pratiquement à côté de versets violents et intolérants. Les ulémas ont d’abord été déroutés quand il s’est agi de déterminer les versets à codifier dans la vision mondiale de la charia : celui qui affirme qu’il n’y pas de contrainte en religion (2:256), ou ceux qui ordonnent aux croyants de combattre tous les non-musulmans jusqu’à obtenir leur conversion ou, au moins, leur soumission à l’islam (8:39, 9:5, 9:29) ?. Pour se tirer de cet embarras, les commentateurs ont mis au point la doctrine de l’abrogation, qui affirme pour l’essentiel qu’en cas de désaccord, les versets révélés plus tard dans la carrière de Mahomet prennent le pas sur les versets antérieurs. Pour savoir quels versets abrogeaient quels autres, il est apparu une science religieuse vouée à la chronologie des versets coraniques (on l’appelle an-Nasikh wa’l Mansukh, l’abrogeant et l’abrogé).


Mais pourquoi, tout simplement, y a-t-il des contradictions ? On considère habituellement que, dans les premières années de l’islam, Mahomet et sa communauté étant bien moins nombreux que leurs adversaires infidèles alors qu’ils vivaient à côté d’eux à La Mecque, un message de paix et de coexistence était à l’ordre du jour. Mais, lorsque les musulmans ont émigré à Médine en 622 et ont acquis de la force militaire, les versets les incitant à passer à l’offensive ont lentement été « révélés » - en principe, envoyés par Allah - toujours en accord avec les capacités croissantes de l’islam. Dans les textes juridiques, ces versets sont classés en niveaux : passivité à l’égard de l’agression, autorisation de répliquer contre les agresseurs, ordres de combattre les agresseurs, ordres de combattre tous les non-musulmans, qu’ils commettent des agressions ou non (20). La force croissante des musulmans est le seul paramètre qui explique ce changement progressif de politique.


D’autres savants ont fourni une autre explication en arguant que, sur une période de vingt-deux ans, le Coran a été révélé par fragments, passant de versets passifs et spirituels à des prescriptions et injonctions de droit pour répandre la foi par le djihad et la conquête, et cela simplement pour permettre l’acclimatation des premiers convertis musulmans aux obligations de l’islam et éviter de les décourager dès le départ par les contraintes spectaculaires qui devaient être révélées dans des versets plus tardifs ( 21). Les versets révélés vers la fin de la carrière de Mahomet - tels que « Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable » (22) - auraient été hors contexte lorsque la guerre n’était pas envisageable dans les faits.


Quelle que soit l’explication retenue, l’interprétation classique de l’abrogation coranique dans les versets sur la paix et la guerre consiste à dire que lorsque les musulmans sont faibles et en position de minorité, ils doivent prêcher et se comporter conformément à l’esprit des versets de La Mecque (paix et tolérance) ; quand ils sont forts, en revanche, ils doivent passer à l’offensive en se fondant sur les ordres formulés dans les versets de Médine (guerre et conquête). Les vicissitudes de l’histoire islamique témoignent de cette dichotomie, qui est bien traduite par une notion répandue chez les musulmans et fondée sur un hadith : si c’est possible, le djihad doit être mené par la main (la force), et sinon, par la langue (le prêche) ; et si cela non plus n’est pas possible, par le cœur ou par les intentions (23).


La guerre est éternelle


Que l’islam légitime le mensonge pendant la guerre n’a évidemment rien de bien étonnant ; après tout, comme le disait l’écrivain élizabéthain John Lyly : « Tout est permis en amour et à la guerre » (24). D’autres philosophes et stratèges non musulmans - comme Sun Tzu, Machiavel et Thomas Hobbes - ont justifié le mensonge à la guerre. Tromper l’ennemi pendant une guerre relève du simple bon sens. La différence essentielle, dans l’islam, c’est que la guerre contre les infidèles est une affaire perpétuelle, qui doit durer, selon les termes mêmes du Coran, jusqu’à ce que « tout chaos prenne fin et toute religion appartienne à Allah » (25). Dans son article sur le djihad dans l’Encyclopédie de l’islam, Emile Tyan écrit : « Le devoir de djihad existe tant que la domination universelle de l’islam n’a pas été obtenue ». La paix avec les nations non musulmanes n’est donc qu’une situation provisoire ; seul le hasard des circonstances peut la justifier temporairement » (26).


De plus, pour revenir à la doctrine de l’abrogation, les savants musulmans comme Ibn Salama (décédé en 1020) sont d’accord pour penser que le verset 9:5 du Coran, connu sous le nom de verset de l’épée (ayat as-sayf), a abrogé quelque 124 versets plus pacifiques de La Mecque, ainsi que « tous les versets du Coran qui ordonnent ou impliquent moins qu’une offensive totale contre les non-croyants »(27). En fait, les quatre écoles sunnites de jurisprudence tombent d’accord pour considérer que « le djihad, c’est lorsque les musulmans font la guerre aux infidèles, après qu’ils les ont appelés à embrasser l’islam ou au moins à payer le tribut [jizya] et à vivre en soumis, et qu’ils ont refusé » (28).

Le caractère obligatoire du djihad s’exprime au mieux dans la vision dichotomique du monde par l’islam, qui oppose le royaume de l’islam au royaume de la guerre. Le premier, dar al-Islam, est le « royaume de la soumission », le monde où la charia gouverne ; le second, dar al-Harb (le royaume de la guerre), est le monde non islamique. La lutte continue jusqu’à ce que le royaume de l’islam soumette le monde non islamique - et c’est une situation perpétuelle qui persiste encore aujourd’hui. Ibn Khaldun (décédé en 1406), célèbre historien et philosophe musulman, exprime clairement cette division :

Dans la communauté musulmane, le djihad est un devoir religieux en raison du caractère universel de la mission des musulmans et de l’obligation de convertir tout le monde à l’islam, par la persuasion ou par la force. Les autres groupes religieux n’avaient pas de mission universelle, et le djihad n’était pas pour eux un devoir religieux, sauf pour des objectifs de défense. Mais l’islam est dans l’obligation de prendre le pouvoir sur les autres nations (29).


En dernier lieu, sans tenir compte des éléments de preuve et au cas où il paraîtrait encore déraisonnable qu’une religion rassemblant plus d’un milliard de croyants oblige à une guerre en son nom en l’absence de toute provocation, il est intéressant de noter que le djihad expansionniste est vu comme une entreprise altruiste, qui n’est pas sans rappeler l’idéologie du « fardeau de l’homme blanc » au dix-neuvième siècle. La logique, c’est que le monde, qu’il vive en démocratie, en régime socialiste ou communiste ou sous tout autre système de gouvernement, vit inévitablement enchaîné dans le péché, puisque le bien de l’humanité réside dans le fait de vivre selon la loi d’Allah. Dans ce contexte, le mensonge musulman peut être vu comme un moyen à peine moins que noble au service d’un objectif glorieux, l’hégémonie islamique sous la charia, qui est vue comme bonne aussi bien pour les non-musulmans que pour les musulmans.

Cette manière de voir les choses est ancienne : peu après la mort de Mahomet (634), lorsque les combattants du djihad sont sortis de la péninsule arabique, un chef perse qui devait être rapidement soumis demanda aux envahisseurs musulmans ce qu’ils voulaient. Leur réponse mémorable fut la suivante :

Allah nous a envoyés et conduits ici pour nous permettre de libérer ceux qui le désirent de la servitude aux puissants de la Terre et d’en faire des serviteurs d’Allah, pour changer leur pauvreté en richesse et les libérer de la tyrannie et du chaos des [fausses] religions et les amener à la justice de l’islam. Il nous a envoyés pour apporter sa religion à toutes ses créatures et les appeler à l’islam. Ceux qui accepteront cela de nous seront saufs, et nous les laisserons en paix ; mais ceux qui refuseront, nous les combattrons jusqu’à ce que nous ayons accompli la promesse d’Allah.(30)

Mille quatre cents ans plus tard - en mars 2009 - l’expert juridique saoudien Basem Alem faisait publiquement écho à cette vision des choses :

En tant que membre de la vraie religion, j’ai davantage le droit d’envahir [les autres] pour imposer un certain mode de vie [conforme à la charia], dont l’histoire a montré que c’est la meilleure et la plus juste de toutes les civilisations. Telle est la vraie signification du djihad offensif. Lorsque nous lançons le djihad, ce n’est pas pour convertir les gens à l’islam mais pour les libérer du sombre esclavage dans lequel ils vivent.


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