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Islam - Briser les mythes de l’islam : La Mecque

La Mecque mythique est décrite notamment dans le coran, les hadiths, la sira et les chroniques de Tabari...
Publié par joe le 09-08-2014 19:30:00 (3477 lectures)
Islam: Devoir de conquête, haine des incroyants, de l'Occident, barbarisme, sexisme,...

Chaque jour, des centaines de millions de musulmans se frappent la tête par terre (les plus assidus en gardent fièrement un hématome brunâtre sur le front) en direction d’une ville supposément bâtie par Adam et reconstruite par Abraham dans le Hedjaz. Il y a de bonnes raisons de penser que, ce faisant, ils se plantent méchamment.



On s’étonne d’autant plus d’apprendre dans un hadith signé Aïsha et relaté à plusieurs reprises dans le Sahih Bukhari (et la Mouwata de Malik) que La Mecque mythique connaissait deux types d’herbes abondantes (idhkhir et jalil). Et un autre hadith, figurant dans le chapitre du Sahih Bukhari décrivant les expéditions militaires du doux prophète, nous indique même qu’on y aurait vu quelqu’un manger du raisin «alors que ce n’était pas la saison des fruits à La Mecque».

Les hadiths (notamment ceux consacrés au pèlerinage) nous disent aussi que le prophète, lorsqu’il accomplissait ses divers rites à La Mecque mythique, avait pour habitude de «courir au beau milieu du canal d’écoulement des eaux de pluie» situé entre Safâ et Marwah, deux «montagnes» entourant la ville. Or rien n’indique qu’un tel canal a jamais été nécessaire dans La Mecque réelle, où les chutes de pluie n’atteignent guère que quelques centimètres par an en moyenne. Et les deux collines de Safâ et Marwah sont si minuscules et si proches l’une de l’autre, dans La Mecque réelle, qu’elles font partie aujourd’hui de l’enceinte de la grande mosquée:

sai safa marwah

On fait le trajet dans un couloir de 450 mètres construit tout exprès:

Safa and Marwa makkah

 

Sachant cela, on doit secouer la tête en lisant dans Bukhari les longues pérégrinations d’Agar, une femme d’Abraham, mère d’Ismaël, l’ancêtre des Arabes, entre ces deux collines, où se serait trouvée une véritable vallée. À relever également ici que la présence d’Abraham à La Mecque, ou n’importe où ailleurs dans le Hedjaz, était totalement inconnue avant que se répande la fable musulmane.

Dans la sira, on apprend également que La Mecque mythique était entourée de murailles, mais on n’en a jamais découvert la moindre trace aux alentours de La Mecque réelle. Peut-être qu’un tsunami discret a tout emporté? Un autre hadith relaté par Tirmidhi nous apprend «qu’aucune montagne ni aucun arbre» ne manquait de saluer le prophète lorsqu’il arpentait «les districts» de La Mecque mythique. Or il n’y a pas eu d’arbres à La Mecque réelle depuis une éternité au moins, sinon en pot dans des hôtels de luxe modernes, et aucun indice archéologique ne permet de supposer qu’on y ait édifié plusieurs «districts» avant l’ère moderne.

Une série de hadiths sahih concordants nous apprend qu’on entrait dans La Mecque mythique par deux défilés, l’un menant à la partie supérieure et l’autre à la partie inférieure de la ville. Le terme arabe est thaniya. Les traducteurs anglais l’ont généralement retranscrit phonétiquement, et leurs collègues francophones parlent de défilés, de passages ou éludent simplement ce terme qui décrit une fissure dans la roche permettant, tel un col de montagne, mais en plus petit et étroit, de passer entre deux montagnes ou à travers une montagne. Or aucun défilé ne mène à La Mecque réelle et on serait bien en peine d’y définir une partie basse et une partie haute.

La Mecque mythique était très peuplée, pour l’époque. En lisant les volumes VI et VII de la chronique de Tabari relatant les aventures du prophète de l’islam, on découvre qu’elle pouvait produire des foules impressionnantes: «2500 chameaux» pour une seule caravane, «1000 soldats mecquois», «3000 soldats mecquois et 200 cavaliers», «10.000 soldats mecquois». Seule une ville comptant plusieurs dizaines de milliers d’habitants aurait pu générer pareilles équipées. Sans terres cultivées, pratiquement sans eau et sans laisser de traces archéologiques dans La Mecque réelle. Voilà bien le miracle de l’islam.

La Mecque mythique est aussi souvent qualifiée de carrefour caravanier important. Et le coran évoque (deux fois) une «mère des cités», donc une ville très ancienne. Les traducteurs ajoutent ici «La Mecque» entre parenthèses. Car en fait, le coran ne mentionne La Mecque que dans un seul et unique verset (48.24) où il est question d’une «vallée de Makka». Le terme utilisé peut certes aussi désigner simplement une région, un bassin de vie, mais la notion de «vallée» ou de «lit de la vallée» est très présente dans les descriptions de La Mecque mythique. Le coran (3.96) parle aussi d’une «vallée de Bakka», ce que les commentateurs classiques s’accordent à considérer comme une désignation de La Mecque.

Bref, la Mecque mythique est une grande ville puissamment protégée, située dans une vallée riante et bien irriguée, herbeuse, parsemée d’arbres et de vignes, où s’affairent des dizaines de milliers d’habitants, d’agriculteurs, de marchands et de caravaniers, avec des milliers de chameaux, qui arrivent et repartent chargés de marchandises diverses, des quatre coins du Proche et du Moyen Orient, souvent en compagnie de milliers de pèlerins, qui y exécutent leurs rites collectifs au moins deux fois par an, dans une vaste aire sacrée ouverte à tous les cultes, notamment païens, le tout sous la surveillance de milliers de soldats et de centaines de cavaliers en armes. Une cité royale, verdoyante et animée, que tout le monde connaît très loin à la ronde, depuis «toujours».

En revanche, La Mecque réelle est totalement inconnue à l’époque des faits décrits dans les textes fondateurs de l’islam. On n’en lit le nom sur aucune carte géographique avant le IXe siècle. On n’en a jamais trouvé la moindre mention dans les correspondances de l’époque – où figurent pourtant Ta’if, Yathrib (la future Médine) et Khaybar – chez les nombreux clients, réels, des caravanes, réelles, qui sillonnaient la région. Et l’examen des routes des caravanes connues et de la topographie des lieux indique que rien, ou presque, ne pouvait se passer à La Mecque réelle au VIIe siècle. Ainsi, la ville aurait dû être dotée de dizaines de réservoirs souterrains, alimentés par des caravanes, car il pleuvait bien trop peu, pour abreuver tout ce monde. Aucune trace de ces constructions. Ni d’ailleurs d’une implantation humaine d’une quelconque importance. Ni de routes caravanières qui auraient fait ce curieux détour vers cet endroit qui ne menait nulle part.

Par ailleurs, l’examen des vestiges des premières mosquées indique que les musulmans n’ont commencé à prier en direction de La Mecque qu’à partir de la moitié du VIIIe siècle, sous les Abbassides. Jusqu’en 725, les mosquées semblaient même toutes pointer vers une autre ville, située beaucoup plus au nord, dans une vallée autrefois bien cultivée car abondamment irriguée et dotée de nombreux réservoirs ingénieux alimentés par des conduites drainant les pluies des montagnes alentours, où passaient toutes les caravanes en route vers l’Égypte, l’Arabie, la Mésopotamie, la Syrie, la Perse ou les ports méditerranéens, où l’on trouve des vestiges de cultes et cultures très divers, où l’on sait que des pèlerinages biannuels attiraient des milliers de païens, jusqu’au début de l’ère chrétienne. Mais dont personne n’a plus parlé ensuite dans la région, pendant près de 1500 ans, après une série de séismes, puis de fortes crues engendrées par la destruction du système de barrage et de drainage des eaux, tout ceci peu avant l’avènement de l’islam.

À la limite, que La Mecque mythique ait été la Pétra (voir la vidéo) historique importe peu (mais nous y reviendrons en examinant les origines du coran). L’aspect central réside dans le fait, maintenant évident, que La Mecque des musulmans est une supercherie. Et grossière avec ça. Que ce canular ait pu être imposé dans le contexte culturel du Moyen Âge est une chose. Mais quand des gens instruits du XXIe siècle respectent, voire encensent le narratif musulman, c’est du fond d’un abîme d’hypocrisie et/ou d’aveuglement.


Alain Jean-Mairet
par Alain Jean-Mairet


*****

La Mecque : une supercherie à dénoncer

Mon dernier article – Briser les mythes de l’islam : La Mecque – a suscité des critiques de la part d’un lecteur de Riposte Laïque. J’y réponds ci-après en citant ses principales objections.

    Dans un article en date du 8 septembre 2014, Alain Jean-Mairet tente de démontrer que La Mecque n’est pas La Mecque, mais qu’il s’agirait plutôt de Pétra dans l’actuelle Jordanie.

Pas exactement. Je dis que La Mecque mythique telle qu’elle est décrite dans les textes fondateurs musulmans constitue «un lieu géographique qui ne saurait correspondre à La Mecque réelle», que «La Mecque des musulmans est une supercherie» et: «(…) que La Mecque mythique ait été la Pétra (…) historique importe peu.»

    Pour ce faire, il fait référence à des incohérences dans le Coran et autres textes annexes,
    – d’une part en invoquant l’absence presque totale de la mention littérale expresse du terme « La Mecque » dans ceux-ci,
    – d’autre part en regard des conditions géographiques que connait La Mecque, tenant notamment à son hydrographie et sa pluviométrie, en contradiction avec ce qui sur ce point ressortirait des textes précités.

En fait, je compare les descriptions des textes fondateurs, qui parlent d’une «vallée», alors que La Mecque réelle n’est pas dans une vallée; de terres arables, de «saison des fruits», d’herbes et d’arbres, alors qu’on n’a pas retrouvé de trace d’activités agricoles ou de végétation éteinte dans la région; de «murailles» dont on n’a aucun vestige; de «montagnes» et de longues pérégrinations entre elles, alors que les sommets en question ne sont distants que de 450 mètres et ne dépassent le niveau du terrain naturel que de quelques mètres; de «défilés» donnant accès à la ville, alors qu’il n’en existe pas à La Mecque réelle; d’une «mère des cités» et d’un grand carrefour caravanier abritant des dizaines de milliers d’habitants, alors que personne ne connaissait son nom à l’époque.

Certes, je signale que le climat de La Mecque était désertique à l’époque, et je le maintiens, mais je ne prétends pas, comme mon contradicteur le suggère, que le climat général de Pétra était plus favorable. Je relève que rien, à La Mecque, n’indique qu’on pouvait pallier à cette situation, ou que l’on avait essayé, contrairement à la situation observable à Pétra. Ou au Yémen, d’ailleurs, dont les périodes de prospérité coïncidaient avec la réalisation d’ouvrages d’art parfois gigantesques (chercher barrage de Marib) et dont il reste des traces incontournables.

À La Mecque, la géographie locale ne permet pas de réunir de grandes quantités d’eau et on n’y a retrouvé aucun ouvrage d’art, ni aucun des signes archéologiques qui accompagnent systématiquement des cités importantes. Pour s’en convaincre, on peut par exemple consulter cette page de Wikipédia consacrée aux «Anciennes cités d’Arabie saoudite» et y constater l’éclatante absence de La Mecque, qui aurait pourtant, selon la tradition musulmane, été l’un des principaux phares de la civilisation locale ancienne. On peut aussi lire l’ouvrage de Patricia Crone «Meccan Trade and the Rise of Islam», qui réunit tous les éléments nécessaires.

L’avantage de Pétra réside non pas dans son climat mais dans sa situation géographique locale et dans les connaissances en gestion durable des eaux acquises par les Nabatéens, dont Pétra était la capitale. La ville a été édifiée au point de rencontre des eaux d’écoulement de plusieurs massifs montagneux, quasiment dans le lit, rocheux, de la rivière qui se forme lorsqu’il pleut dans la région. Les Nabatéens ont protégé la ville par des barrages et ont guidé l’eau vers des réservoirs qui évacuaient leur trop-plein hors de la ville. On peut encore visiter les vestiges de ces installations. On peut aussi constater l’effet dévastateur du passage non contrôlé des eaux dans la ville, ce qui a été le cas des siècles durant. Mais même ainsi, après un millénaire de destruction massive, les vestiges de la cité témoignent toujours très bien de sa grandeur (cliquer sur l’image pour une version grand format):

On peut aussi mentionner de nombreux autres parallèles entre Pétra et la fable musulmane – des sculptures d’éléphants (chercher l’année de l’éléphant) absentes à La Mecque, des pierres de catapulte qu’on aurait dû retrouver à La Mecque, des grandes (très grandes) pierres taillées marquant sans doute les limites du haram (aire sacrée) et qu’on cherche en vain à La Mecque où les placent pourtant les textes fondateurs de l’islam. Mais tout cela me paraissait un peu longuet et s’écartait trop du point focal de ma démonstration. Je me suis donc contenté de parler des qiblas des premières mosquées, qui pointaient toutes vers Pétra jusqu’en 725.

    En ce qui concerne la mention de La Mecque dans le Coran et textes subséquents, je n’ai aucune idée de ce qu’il en est dans le détail, mais par contre il est bien établi que les textes islamiques font état, à diverses reprises, de la proximité relative de Médine avec La Mecque, ce qui est en concordance avec la distance réelle entre ces deux villes.

Eh bien, non, justement. Si l’on examine attentivement les indications de la tradition musulmane permettant d’évaluer des distances et des orientations entre La Mecque et Médine, on conforte plutôt la thèse selon laquelle La Mecque mythique se situait au nord de Médine (et non au sud, comme La Mecque réelle) et à une plus grande distance. Je vous épargne les détails. Les lecteurs qui souhaitent approfondir cet aspect peuvent se procurer l’ouvrage de Dan Gibson «Quranic Geography», où tout cela est décrit de manière claire et compréhensible, avec des schémas. Gibson, qui a consacré des années d’étude à cette question spécifique, estime que Mahomet a certainement vécu à Pétra et que les textes fondateurs de l’islam racontent bel et bien son histoire.

Pour ma part, bien que les conclusions de Dan Gibson me paraissent crédibles, je reste sceptique. D’abord, je n’ai pas étudié la matière dans des ouvrages originaux: je me suis contenté de textes traduits en français, en anglais et en allemand (Gibson maîtrise l’arabe, il a vécu de longues années au Yémen et avec les bédouins de Jordanie). Ensuite, bien que la thèse de Gibson soit plus solide que la fable musulmane, il y reste quelques aspects qui relèvent de la pure hypothèse – plausible, mais sans étais. Enfin, tout cela tend à donner à la fable musulmane un air d’authenticité (si l’on fait abstraction de l’escroquerie intellectuelle que constitue la substitution des deux villes) qu’elle ne me semble pas mériter par ailleurs. Ainsi, la seule conclusion qui me paraît inattaquable, pour l’instant, est le caractère mensonger de la fable musulmane, et c’est aussi à cela que j’en suis resté dans mon article.



De même, et soit-dit en passant, invoquer « le contexte culturel du Moyen-Age » en sous-entendant ainsi l’obscurantisme dont cette époque a été abusivement chargée pendant longtemps, c’est faire preuve de l’ignorance la plus totale sur les travaux qui depuis au moins quatre décennies attestent du caractère novateur, sur tous les plans, de cette période.



Non, c’est simplement admettre qu’au Moyen Âge, si des califes installés à Médine, puis à Damas et Bagdad décidaient, pour asseoir et justifier leur pouvoir, de répandre une culture (religieuse) bien précise à laquelle il était obligatoire d’adhérer, sans la critiquer, sous peine de mort, il fallait leur faire la guerre pour réfuter valablement leurs affirmations. Et comme cette guerre n’a pas été faite, ou qu’elle n’a été gagnée ponctuellement que par des gens attachés au même narratif de base, nous en sommes toujours là. Mais à l’ère de l’information, il devrait être devenu possible de réfuter des fables, même politico-religieuses, sans faire la guerre. Ou la Révolution.

Discréditer le narratif musulman, c’est enlever à l’islam ses principaux ancrages dans l’esprit des gens, des croyants comme des autres. Si l’Islam politique qui accable notre époque est certes le fait de minorités, qui trouvent des sanctifications à tous leurs crimes dans cette fable vénéneuse, leur autorité de base leur vient surtout du simple nombre des croyants et des autres gens dociles qui s’imaginent faire le bien en favorisant la religion (ici musulmane). Montrer que ces croyances ne sont, à l’origine, qu’une supercherie de gens sans scrupules, sans «religion» au sens positif du terme, peut contribuer dans une large mesure à fragiliser les aspects de l’islam que la grande majorité des gens d’aujourd’hui s’accorde à condamner.

Et après tout, si, comme mon contradicteur l’affirme, «la croyance en un Dieu (…) est d’abord et surtout, tout comme l’athéisme qui est une croyance comme une autre, le résultat d’un raisonnement rationnel», nous faisons bien, sans doute, de rationaliser les croyances qui posent problème.

Alain Jean-Mairet
par Alain Jean-Mairet






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